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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 17:31

Penser, c'est dire non, disait Alain.

Dire non d'abord? Donner à tous le droit d'au moins dire non....?

L'évolution de nos sociétés amène à se demander si le vote démocratique ne devrait pas permettre de refuser les choix proposés. L'Observatoire de la démocratie dés sa fondation, militait pour un vote blanc non seulement comptabilisé, mais aussi, assorti -à partir d'un certain seuil - d'une annulation de l'élection. Le droit de dire par exemple " L'offre politique que vous me proposez ne me convient pas, refaites la copie" . Le vote que l'on qualifie aujourd'hui de protestataire, le fameux "ni-ni" , ne gagneraient ils pas à être ainsi mieux entendu? Ne serait il pas plus clair et utile que de se noyer dans l'abstention ou le vote pour des minorités ou extremes, ou en dehors du champs démocratique?  Sa comptabilisation permet déjà de mesurer un mécontentement. Mais l'expérience démocratique nous enseigne qu'un vote non pris en compte et sans effet n'interésse personne. D'où l'importante de lui donner du sens et du pouvoir. Imaginez que lors d'une campagne présidentielle en France, le vote blanc dépasse 20 ou 30% des suffrages exprimés. Et que l'on juge les autres suffrages insuffisamments représentatifs, au point d'annuler et refaire l'élection. L'enjeu est de taille. C'est de respecter le vote , l'entendre et par les temps qui courent, peut etre le sauver. IL est un bien précieux pour lequel ont lutté des millions d'individus parfois au prix de leur vie, et dont rêvent encore de nombreux pays qui en sont privés. Que ceux qui en ont l'usage et ..le privilège, s'emploient à en actualiser et en améliorer l'usage!

Jean-Francis Dauriac

Premier livre sur le vote blanc, cet ouvrage se veut avant tout une synthèse engagée. Il défend sans ambiguïté l'idée qu'il faut aujourd'hui donner plus de poids aux individus à l'occasion des consultations électorales en respectant scrupuleusement leur opinion, et donc en intégrant dans la catégorie des suffrages exprimés les bulletins blancs.ISBN : 2-7384-7628-7 • 1999 • 240 pages Prix éditeur : 19,85 € / 130 FF

LE VOTE BLANC Pour un suffrage vraiment universel  Olivier Durand - Préface d'Hervé De Charette

Lire notre dossier sur le vote blanc


Fondamental
L'histoire de l'esclavage
Déclaration Universelle des droits de l'Homme
Loi de séparation des églises et de l'Etat
Histoire du droit de vote
J'accuse d'Emile Zola

Qui sommes nous?
L'Observatoire de la démocratie

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 14:05

lfod2.jpgVote blanc: le droit de dire à vos élus "copie à refaire" 

De puis sa création voici plus de vingt ans,  l'Observatoire de la démocratie milite pour la prise en compte du vote blanc, assortie de l'annulation de l'élection s'il dépasse un certain nombre de suffrages. L'idée est de permettre à ceux qui sont mécontents de l'offre politique de dire aux partis et aux candidats " refaîtes la copie, elle ne nous convient pas" . Elle trouve son fondement dans la philosohie d'Alain qui voyait dans l'opinion publique et le pouvoir de dire "NON" un des fondements de la République. Elle est d'une actualité criante pour ne pas assimilier le mécontentement de l'offre politique à un vote d'adhésion au Front national ou aux extrèmes quelles qu'elles soient. En ces lendemains d'élections cantonales, Laurent Fabius ancien Ministre, rappelle qu'il est favorable à la comptabilisation du vote blanc et à rendre le vote obigatoire. En ce qui nous concerne le vote obligatoire nous parait quant à lui ne se concevoir, que dans la mesure où le vote blanc est justement compabilisé et assorti de sanctions. Le jugement global de l 'offre politique est en effet un droit démocratique tout à fait recevable et que note société gagnererait à assumer davantage. Le prendre en compte sans en tirer les conséquences risquerait d'être contreperformant..Pour l'Observatoire de la Démocratie, Jean-Francis Dauriac

 

Laurent Fabius favorable à la prise en compte du vote blanc et au vote obligatoire

 

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 06:39

Photographic image of Senator Massachusetts. William H. White, fondateur du mouvement 'Voters for none of the above' , 'Electeurs pour aucun des candidats' a rédigé un amendement destiné au code électoral du Massachusetts, dont la ville principale est Boston. Soutenu par le sénateur Robert O. LearyPhotograph of the Representative (à gauche) et par un député de la Chambre des Représentants Cleon H. Turner,(à droite) il a soumis le mercredi 18 juillet son texte à la Commission mixte sur les lois électorales.  Son amendement prévoit que si le nombre de bulletins 'pour aucun des candidats' obtient le plus de voix, l'élection doit être recommencée 60 à 80 jours plus tard avec d'autres candidats.  La réponse devrait être connue le 1er octobre.'Source VB"

Retrouvez l'entretien de William White sur la NECN-TV et trois articles de la presse locale, en langue vernaculaire:  http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=229.

Consultez le dossier de l'Observatoire de la démocratie sur le vote blanc

Analyse du vote blanc, par Dominique Reynié, chercheur au Cevipof

Le vote blanc en France aujourd'hui: calcul, réglementation

Le vote blanc à l'étranger

 

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 07:17
Dominique Reynié, chercheur au Cevipof, analyse l'abstention, le vote blanc et nul : motivations, évolution, spécificités...Nous vous le recommandons

 


- Distinction abstention, vote blanc, vote nul
- Signification politique du vote blanc
- Reconnaissance du vote blanc
- Evolution du vote blanc
- Déterminants du vote blanc et nul
- Profil des abstentionnistes
- Le cas de l'élection présidentielle 2002

Quelle est la distinction entre les votes blancs et nuls, d'une part, et l'abstention d'autre part ? Il existe d'abord un point commun, puisque, dans les deux cas, l'électeur est inscrit sur les listes électorales. Ce constat permet de rappeler qu'il y a des électeurs qui ne sont pas inscrits, et qui pourtant devraient l'être. On les estime à environ 8% de la population en âge de voter. L'électorat potentiel est donc supérieur de 8% à l'électorat inscrit. Parmi les inscrits, il y a ceux qui ne vont pas voter, ce sont les abstentionnistes. Et parmi ceux qui décident d'aller voter, certains n'acceptent pas de choisir entre les candidats présents. Ces électeurs ne sont pas des abstentionnistes : ils passent par l'isoloir et leur vote est enregistré. Lorsqu'ils sont bien informés, ils glissent dans l'urne une enveloppe vide qui est la marque du vote blanc. Certains regrettent que le droit électoral français ne reconnaisse pas le vote blanc. En effet, le Code électoral ne distingue pas le vote blanc du vote nul. On parle de vote " blanc et nul ". En pratique, on comptabilise ensemble le vote " nul " et celui de l'électeur qui ne met pas de bulletin dans l'urne. On confond donc l'électeur qui accomplit un geste très pensé, avec l'électeur qui se trompe, en mettant par exemple deux bulletins dans une enveloppe, ou encore celui qui, par incompétence politique, naïveté ou maladresse, écrit quelque chose sur le bulletin pour soutenir son candidat ou admonester un concurrent, sans savoir que son vote sera de ce fait annulé. Second problème : on comptabilise les suffrages qui se portent sur tel ou tel candidat à partir des suffrages exprimés, c'est-à-dire des votants moins les blancs et nuls. On considère donc que les blancs et nuls ne sont pas des suffrages exprimés. Quand on annonce qu'un candidat a réalisé 15% des suffrages exprimés, on compte ses suffrages non par rapport aux inscrits ou aux votants, mais par rapport à ceux qui ont choisi un candidat. C'est une deuxième façon de reléguer le vote blanc du côté des oubliettes.

Quelle signification politique donner au vote blanc ? Le vote blanc peut s'apparenter à ce que j'appelle de l'abstention civique. Comparons vote blanc et vote nul. Ce dernier peut être un vote agressif, poujadiste, ou incompétent, qui d'une manière générale traduit un rapport problématique avec la convention démocratique pour celui qui est maladroit, ou pour celui qui inscrit un avis sur son bulletin - ce qui est souvent le cas des bulletins nuls. A l'inverse, en votant blanc, l'électeur manifeste son attachement à l'élection, tout en refusant de soutenir tel ou tel candidat. C'est une démarche très sophistiquée, très élaborée, qui traduit une conscience politique aiguë et la volonté de contester une offre politique sans remettre en cause la procédure électorale et le vote démocratique. Lire la suite

Source TNS Sofres

A Lire aussi: Notre dossier "Vote Blanc" en cours de constitution

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 08:17

Le vote blanc et le droit électoral - A niveau constant entre 1945 et 1993 (environ 2,5 % des votants), le vote blanc et nul connaît un accroissement régulier depuis 1993 et se rapproche de la barre des 5% [1] (hors référendum [2]). A quelques mois de l'élection présidentielle et des élections législatives, il est bon de s'interroger sur la place de ce vote blanc dans notre droit électoral. Souvent évoqué et jamais appliqué, le principe de la reconnaissance du vote blanc comme un suffrage exprimé semble constituer une gêne au bon fonctionnement du système électoral [3]. Toutefois, il n'en a pas toujours été ainsi. De la révolution française au milieu du XIXème siècle [4], il constituait une alternative électorale reconnue pour l'électeur.Lire la suite

Par Eric LAFOND Doctorant en Droit Public, Chargé d'enseignement à l'Université Jean Moulin Lyon 3 - Source: Revue de l'actualité juridique française Rajf

A Lire aussi:

 Notre dossier "Vote Blanc" en cours de constitution

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 08:12

Calcul du taux de vote blanc

Le taux de vote blanc est le pourcentage de gens, inscrits sur les listes électorales, qui ont voté blanc par rapport à ceux qui sont inscrits sur les listes.

Réglementations des élections publiques

En France, les élections sont régies par le code électoral.

Le 30 janvier 2003 le sénat à adopté en première lecture la proposition de loi n° 1459 (2002-2003) tendant à la reconnaissance du vote blanc aux élections.[2]

Auparavant comptabilisé comme un vote nul, le vote blanc est désormais décompté séparément, mais n'est pas comptabilisé en tant que suffrage exprimé.

Rappel :

  • les inscrits sont les électeurs inscrits sur les listes électorales avant la fin de l'année précédant les élections ;
  • les votants sont les inscrits qui ont effectivement voté (nombre d'enveloppes dans les urnes) ;
  • les abstentions sont les inscrits auquel on soustrait les votants ;
  • les suffrages exprimés sont les votants auquel on soustrait les votes nuls et les votes blancs. Seuls les suffrages exprimés déterminent le résultat de l'élection.

 Source Wikipédia

A Lire aussi: Notre dossier "Vote Blanc" en cours de constitution

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 07:59
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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 09:45

 Beaucoup sont morts pour que nous ayons le droit de vote. Les 2/3 de la planète rêvent de l'avoir aussi. Ne pas voter reviendrait au mieux à se comporter comme des enfants gâtés de pays riches, au pire , à servir les interets des ennemis, de la  démocratie. Rien n'est pire pour la démocratie que de la croite à jamais acquise. Elle n'est pas un bien transmissible par héritage, mais se conquiert chaque jour. En Mars 2007, 54% des français pensent qu'elle ne fonctionne pas bien. Loin d'être parfaite, c'est vrai, elle n'en demeure pas moins le moins mauvais des systèmes et nous donne possibilité et ...le devoir de l'améliorer sans cesse.  C'est là qu'intervient l'importance de la politique qui est la seule voie "pacifique" pour la faire vivre et l'améliorer. Nous sommes 64% à nous intérésser à la politique, 71% à considérer que la politique permet de changer des choses importantes.  Mais  57% d'entre nous ont le sentiment de ne pas être bien représentés par un parti politique et 71% de ne pas être bien représentés par un syndicat. C'est le résultat d'une enquete TNS/SOFRES/CIDEM qui vient d'être réalisée.  Pas de doute, la crise de la démocratie en France est bien de nature politique et de représentation. Et chacun des partis en détient la clef.  Parions qu'au lendemain de cette élection, quelques uns en auront conscience. Un jour peut être, le vote blanc sera-t-il comptabilisé et pris en compte comme le propose l'Observatoire de la démocratie, depuis sa création. Cela permettrait aux électeurs de dire ce qu'ils pensent de l'offre politique et à partir d'un certain seuil d'imposer aux partis et candidats de refaire leur copie.  Pour l'instant, il ne sert à rien, si ce n'est les ennemis de la démocratie et ceux qui ont un interet à l'affaiblir. Ne tombons pas dans le piège du vote blanc ou de l'abstention: Votons, massivement et choisissons. La démocratie, aussi imparfaite soit-elle, le vaut bien et nous le commande. Jean-Francis Dauriac, Président de l'Observatoire de la Démocratie

 
 

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Notre dossier "Avril 2007":  "Election présidentielle"

Votez, faîtes voter- Programmes:Tout savoir sur tous les candidats - Présidentielle: qui-quand- quoi- comment ? - Tout savoir sur le Président de la République, en France -  Evolution de l'abstention en France 1965/2002 - Enseigner la démocratie: outils pour les enseignants- Politique: Qui fait quoi aujourd'hui ?- Les intentions de vote pour Le Pen plus hautes qu'en 2002...

 

 

 

 

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 08:47
Ils l'ont dit  

 

«Ah oui, moi je vote tout le temps blanc. Depuis que j'ai une carte de presse je me suis accordé ce confort personnel qui est aussi une démarche professionnelle de ne pas choisir.» Jean-Michel Aphatie, journaliste, RTL, Les grosses têtes, 4 décembre 2006.

 

« Se rendre dans l’isoloir pour voter blanc est une expression et un acte civique. Les citoyens attendent légitimement sa reconnaissance. Nous portons cette idée. » François Bayrou, Changer de république : un régime politique équilibré. Projets partagés, UDF ; 2002

 

 

 

« Sans vouloir faire notre Machiavel ou Hobbes de comptoir, on se demande s’il faut vraiment lui demander son avis à Dupont car on remarque que l’électeur qui dit ‘Tous pourris’ ne vote pas blanc pour autant. Il se dit : ‘Pourquoi voter blanc ? A quoi ça sert de voter à ce moment-là !’… Il raisonne presque comme dans les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio. Le recueil 1995 est en vente dans tous les bons bistrots : ‘On vend des armes aux Africains mais ils finissent toujours par se tuer à coups de machette comme des animaux…’ C’est là un des pièges de la démocratie, elle ne peut rien contre la psychologie infantile qui donne l’impression à Bébert que s’il vote blanc c’est comme s’il jouait au loto ou au tiercé en ne mettant que des zéros… » Jackie Berroyer, Libération, 24 avril 1995.

 

 

 

« Il existe même – mais n’existe-t-il pas une association pour toute chose aujourd’hui – une association ‘pour la reconnaissance du vote blanc’. » Christian Bonnet, ancien ministre de l’Intérieur, débat au Sénat, 7 février 2001.

 

« On ne verra sans doute jamais un ‘philosophe politique’ poser, avec la très grande solennité d’un Heidegger demandant ‘que signifie penser ?’, la question de savoir ‘que signifie voter’. » Pierre Bourdieu, « Le mystère du ministère », page 7, Actes de la recherche en sciences sociales, N° 140, décembre 2001.

 

 

 

 

« La question fondamentale, quasi métaphysique, étant de savoir ce que c’est que de parler pour des gens qui ne parleraient pas si on ne parlait pas pour eux ; qui ne peuvent avoir de stratégies efficaces que collectives, et fondées sur un travail collectif de construction et de son expression. On ne peut vraiment sortir de l’addition mécanique de préférences qu’opère le vote qu’en traitant les opinions non comme des choses susceptibles d’être mécaniquement et passivement additionnées, mais comme des signes qui peuvent être changés par l’échange, par la discussion, par la confrontation, le problème n’étant pas celui du choix, comme dans la tradition libérale, mais celui du choix du mode de construction collectif des choix (quand un groupe, quel qu’il soit, a à produire une opinion, il est important qu’il sache qu’il a à produire d’abord une opinion sur la manière de produire une opinion). » Pierre Bourdieu, ‘Le mystère du ministère’, Actes de la Recherche en sciences sociales, décembre 2001.

 

« On peut comprendre la revendication, formulée par certaines associations, de décompte officiel des bulletins blancs. En effet, il est désobligeant d'assimiler à l'abstention ou à un vote défectueux, le geste d'un électeur qui a fait l'effort de venir voter. » Conseil constitutionnel, Dossier spécial référendum 2005

 

 

 

 

 

 

« Déception des citoyens pour leur classe politique ? Mais on pourrait aussi être déçu des électeurs eux-mêmes ! Déception également à l'égard des militants des partis politiques : en septembre 2000, le Conseil constitutionnel a relevé, dans ses observations, la démobilisation des partis politiques, ceux-ci n'ayant pu désigner dans les bureaux de vote des assesseurs en nombre suffisant. » Conseil constitutionnel, Dossier spécial référendum 2005. [Le Conseil constitutionnel ose envisager de remettre en cause l'expression démocratique du peuple !!! On retrouve de façon inquiétante des propos exposés dans le dernier roman de Saramago.]

 

 

« Je voterai lorsque le vote blanc sera valide. » Albert Dupontel, comédien, Métro, 19 septembre 2006.

 

 

 

 

 

« Se résigner à l’immobilisme consubstanciel à l’unanimité sur le terrain majeur de l’Europe sociale et, plus grave encore, sur le terrain fiscal (…) serait se résigner à voir l’Europe se défaire petit à petit. Voilà pourquoi, tout bien réfléchi, je glisserai dans l’urne un bulletin frappé du drapeau européen avec un slogan simple : ‘Pour l’Europe sociale’.

(…) Mon bulletin sera comptabilisé parmi les blancs ou les nuls. Et alors ? C’est une attitude politique forte qui adressera un message clair. » Jean Glavany (ancien ministre de l’agriculture, député PS), Le Monde, 28 août 2004.

 

 

 

 

« C’est le propre des démocraties de ne pas offrir aux électeurs un choix parfait, jugeant dès lors indispensable d’éduquer le citoyen pour l’inciter à choisir entre des candidats qui ne correspondent pas parfaitement à ses aspirations. J’estime que l’introduction du vote blanc aurait pour effet, au contraire, d’encourager les électeurs à la facilité. » Bruno Le Roux, député PS, débat à l’Assemblée nationale, janvier 2003.

Commentaire de l’Association : Orwell, c’est pour toi ! Chers électeurs ‘blanc’, apprêtez-vous à partir pour des camps de rééducation.

 

 

 

 

« La prise en compte des votes blancs dans le décompte des suffrages exprimés. Mais, en même temps, la possibilité de demander à tout justiciable de présenter sa carte d’électeur pour justifier de son civisme, trois abstentions de suite jouant en sa défaveur, devant un tribunal, en cas de sanction. » Extrait du programme présidentiel proposé par la rédaction de Marianne, semaine du 6 janvier 2007.

 

 

 

 

«Vous dénoncez une rupture d'égalité dans l'expression du vote blanc, entre les électeurs votant au moyen de machines à voter et les électeurs votant de manière traditionnelle.(…) Si aucune disposition du code électoral ne prévoit expressément que des bulletins blancs soient mis à la disposition des électeurs dans les bureaux de vote qui n'ont pas recours à des machines à voter, rien n’empêche un électeur de voter blanc.Tout électeur peut ainsi mettre dans l'enveloppe électorale un bulletin blanc qu'il aura préalablement préparé ou ne glisser aucun bulletin dans l'enveloppe. Dans ces deux cas, son vote sera comptabilisé comme un vote blanc. » Ministère de l’intérieur et de l’Aménagement du territoire, lettre au Collectif du vote blanc, décembre 2006.     Erreur: les enveloppes vides sont comptabilisées comme des bulletins nuls. Commentaire. Le citoyen français n’est pas victime d’inégalité puisqu’il n’existe pas quand il vote blanc, qu’il y ait une machine à voter comprenant une touche ‘vote blanc’ ou qu’il se trouve dans un bureau électoral à l’ancienne sans bulletins blancs sur la table.

 

 

Raffarin était déjà Raffarin avant Matignon : « En ce qui concerne le vote blanc, je reviens au débat que nous avons eu hier soir et qui s’est clos avec l’intervention talentueuse de notre ami le président Arthuis. Celui-ci a repris une expression que j’avais moi-même employée, ainsi que M. de Broissia, en disant qu’il ne fallait pas opposer la République d’en haut et la République d’en bas. (…) Ce que nous voulons dire, c’est que, dans la République, l’énergie et l’influence peuvent partiraussi bien d’en bas que d’en haut. C’est la même République ! C’est à la fois une République attentive à son terrain et à son citoyen et une République susceptible de donner des instructions, des directives. Par conséquent, ce qui m’importe dans cette affaire de vote blanc, c’est la responsabilité du citoyen et, de ce point de vue, je serais assez défavorable à cet amendement. En effet, pour ceux qui défendent l’humanisme libéral, par opposition à ceux qui se réclament du matérialisme déterministe, au fond de tout, il y a le libre arbitre, ce qui signifie pour le citoyen la faculté de faire ses choix. Pour nous qui ne suivons ni M. Freud avec son inconscient, ni M. Marx avec ses classes sociales, ni le biologisme avec l’équation génétique, nous sommes libres, rien ne nous prédestine. C’est cette liberté qui fonde notre confiance en l’homme. Cela suppose à la fois le libre choix et l’engagement. » Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, débat au Sénat, 7 février 2001.

Commentaire de l’Association : C’est quand un électeur ne peut pas sortir du cadre imposé par les partis qu’il perd l’exercice de son libre arbitre. Jean-Pierre Raffarin devrait lire plus attentivement son quotidien préféré : « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur. » Ce sont les citoyens qui font la République et non une entité républicaine supérieure qui tient par la main les faibles citoyens. C’est à un vibrant hommage du paternalisme politique que s’est livré notre sénateur. Et quand on entend resurgir les vieux épouvantails illustrant les fantasmes de la droite conservatrice à l’époque de l’Union soviétique – matérialisme déterministe, freudisme, marxisme, et même s’il écarte d’un revers du petit doigt la sociobiologie de Wilson conotée Front National – on ne peut pas voir la dimension pétainiste de ce raisonnement.

 

 

 

 

 

 

« L’isoloir, planté dans une salle d’école ou de mairie, est le symbole de toutes les trahisons que l’individu peut commettre envers les groupes dont il fait partie. Il dit à chacun : « Personne ne te voit, tu ne dépends que de toi-même ; tu vas décidé dans l’isolement et, par la suite, tu pourras cacher ta décision ou mentir. » Il n’en faut pas plus pour transformer tous les électeurs qui entrent dans la salle en traitres en puissance les uns pour les autres. (…)

Sans doute y a-t-il au fond de nous-mêmes des exigences et des protestations, mais, faute d’être entérinées par les autres, elles s’écrasent en nous laissant des ‘bleus à l’âme’ et un sentiment de frustration. (…) » Jean-Paul Sartre, Elections, piège à cons.

 

« La République n’est qu’une monarchie absolue, car peu importe que le souverain s’appelle Prince ou peuple : l’un et l’autre sont une ‘Majesté’. » Max Stirner, L’unique et sa propriété, 1845.

 

 

 

 

« Dans une république tous sont maîtres, et chacun tyrannise les autres. » Max Stirner, L’unique et sa propriété, 1845.

 

 

 

« Aujourd’hui, l’UMP, dont je fais partie, a posé clairement le problème. Après une convention sur les Institutions, que j’ai moi-même co-organisée, nous avons statué dans le sens d’une reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé. Une profonde réforme institutionnelle doit donc voir le jour au lendemain de l’élection présidentielle. C’est au travers de telles décisions que nous rendrons ses lettres de noblesse à la politique française, ce qu’aujourd’hui Nicolas Sarkozy et toute l’UMP s’efforce de faire. » Eric Woerth, ancien secrétaire d’Etat, député-maire de Chantilly, lettre datée du 15 décembre 2006.

Source: VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 08:37
 

PARIS (AP) Lundi 19 Février 2007- La candidate socialiste Ségolène Royal s'est dite "favorable" à ce que les votes blancs soient désormais comptabilisés comme suffrages, mais dans le cadre d'une réforme qui prévoirait également "l'obligation de scrutin"."Je suis favorable" au décompte des votes blancs, a souligné Ségolène Royal invitée de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1. "J'y suis favorable mais cela veut dire que si le vote blanc est mesuré alors il faut aussi s'orienter vers l'obligation de scrutin"."Il y aura un référendum institutionnel sur la modernisation de l'ensemble de nos institutions et en particulier la fin du cumul des mandats, la réforme du Sénat pour qu'il soit plus représentatif, la reconnaissance du pouvoir des citoyens avec le référendum d'initiative populaire", a ajouté la candidate socialiste à l'Elysée. "De toute façon, il va falloir dépoussiérer et améliorer le fonctionnement démocratique d'une République nouvelle", a conclu Ségolène Royal. Source AP.

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