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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 07:35

 

La-cit-.jpg"La laïcité n'est pas un contrat, la laïcité n'est pas non plus une doctrine, elle n'est pas un dogme de plus,elle n'est pas la religion de ceux qui n'en ont pas. Elle est l'art du vivre ensemble . " (François Hollande, Président de la République 9/12/2012 Remise de la légion d'honneur à Mr Emile Paulat)

 

 

L'Observatoire de la laïcité , sous la présidence de monsieur Jean-Louis Bianco, vient de publier son premier rapport d'étape.

Lire le premier rapport d'étape

 

 

 

 

 

 

 

 
 
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 09:41
couvrapportmoralelaique_249665.jpgRemise du rapport de la mission de réflexion sur l'enseignement de la morale laïque - 22 avril 2013

Résumé des préconisations du rapport
Préambule
Introduction
I. La formation morale et civique de l’élève : état des lieux
II. Un enseignement laïque de la morale : principes et orientations
III. Un enseignement laïque de la morale : quelles modalités ?
IV. Orientations pour le Conseil supérieur des programmes
Bibliographie indicative
Annexes

Feuilleter le rapport "Pour un enseignement laïque de la morale"

Télécharger le rapport "Pour un enseignement laïque de la morale"

 

 

 

 

Voir l'intervention de Vincent Peillon, Ministre de l'Education Nationale,

lors de la remise du rapport sur l'enseignement de la morale laïque

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 08:54

Un-siecle-de-laicite---copie-1.gif

 

Rémy Schwarz, auteur notamment de "un siècle de la¨cité, dont nous nous plaisons à rappeler ici la publication est intervenu dans le cadre de la réflexion sur l'enseignement de la morale laïque organisée par Vincent Peillon, Ministre de l'Education Nationale.

 

 Intervention de Rémy Schwartz, conseiller d’État et professeur associé à l’Université de Paris, rapporteur de la mission de réflexion sur l'enseignement de la morale laïque à l'École

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xz8w7b_remise-du-rapport-de-la-mission-de-reflexion-sur-l-enseignement-de-la-morale-laique-a-l-ecole-interv_school

Un siècle de laïcité

 

 

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  • Berger-Levrault

  • Broché

  • Paru le : 13/04/2007

 

La laïcité a été consacrée par la loi du 9 décembre 1905. Le juge administratif, pendant un siècle, en a assuré la mise en oeuvre, interprétant le texte, comblant les silences et conciliant les principes antagonistes. Pour la première fois, plus de 450 décisions de jurisprudence sont analysées. C'est l'application au quotidien du principe de laïcité qui se dessine, dans ses résonances les plus actuelles : que signifie concrètement pour l'agent public le strict respect de la neutralité ? Dans l'enseignement public, dans quelles limites les élèves peuvent-ils bénéficier d'une autorisation d'absence pour la célébration d'une fête religieuse ? Quelles sont les conditions d'exercice de la police des cultes ? Comment s'exerce l'activité des aumôneries dans les " services clos " (hôpitaux, prisons...) ? Quel est précisément le rôle des collectivités publiques quant à l'entretien et à la conservation des édifices cultuels ? Quelles sont les trois conditions pour bénéficier du statut d'association cultuelle ? Comment assurer l'accès aux emplois publics et le déroulement des carrières dans le respect de la laïcité ? Des développements sont consacrés aux territoires exclus du champ d'application de la loi de 1905 (Outre-mer. Alsace-Lorraine) et à la dimension européenne de la question. Une table de jurisprudence regroupe toutes les décisions analysées avec leurs références précises.

 

http://www.dailymotion.com/video/xz8w7b_remise-du-rapport-de-la-mission-de-reflexion-sur-l-enseignement-de-la-morale-laique-a-l-ecole-interv_school

 

 

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 08:49

Les rapporteurs de la mission de réflexion sur l’enseignement de la morale laïque de l’école primaire au lycée ont présenté le résultat de leurs travaux au ministre de l'éducation nationale lundi 22 avril. À la suite de la remise du rapport intitulé "Morale laïque : pour un enseignement laïque de la morale", Vincent Peillon a exposé les grandes orientations retenues.

[


Intervention de Vincent Peillon suite à la remise du rapport de la mission de réflexion sur l'enseignement de la morale laïque

 

 

 

Vidéo] Intervention de Vincent Peillon à la suite de la remise du rapport "Morale laïque : pour un enseignement laïque de la morale"

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:35

Jean Michel QuillardetCOMMUNIQUÉ Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires-  Constitution au sein du Haut Conseil à l’intégration d’un groupe de travail sur la laïcité : la laïcité n’a rien à voir avec l’immigration et l’intégration.

 Au moment où le Haut Conseil à l’intégration (HCI) met à l’étude un avis sur la laïcité, avec l’aide d’un groupe de réflexion et de proposition, l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires met expressément en garde contre tout amalgame entre le respect de la laïcité et l’immigration. Cette mise en garde a d’ailleurs été rappelée par 25 Associations signataires d’un appel commun le 9 décembre 2010, jour anniversaire de la loi de 1905.

En effet, au moment où les tensions identitaires sont de plus en plus vives et que certain, au nom du principe de la laïcité, entendent uniquement mettre en cause ce qu’ils appellent « l’islamisation de la société », il est préjudiciable pour la laïcité qu’elle puisse être confondue avec la question de l’intégration et de l’immigration.

Il s’agit là d’une réduction néfaste du champ d’application de ce fondamental principe républicain.

L’intégration et l’immigration ne posent pas de problème à l’égard de la question de la laïcité, celle-ci n’étant mise en cause ni par l’immigration, ni par l’intégration.

La laïcité concerne tous les citoyens français, quels qu’ils soient et quelles que soient leurs origines, ainsi que tous ceux qui vivent sur le territoire national dans le respect de l’État de droit.

Vouloir uniquement la cantonner au regard des politiques d’intégration et d’immigration serait l’affirmation d’une forme de discrimination à l’égard de certains de nos compatriotes en vertu de leurs origines ou de leur religion.

Fait à Paris, le 17 décembre 2010

Pour l’O.I.L.C.D.C., son président,Jean-Michel QUILLARDET

 

Réponse de l'Observatoire de la démocratie

Si nous pouvons comprendre la position de JM Quillardet, nous ne la partageons pas.

La laïcité ne doit certes pas être confondue avec les questions de l'intégration, ou de l'immigration.

Pas plus qu'elle ne doit pas être confondue d'ailleurs avec l'école de la République ou la séparation des Eglises et de l'Etat. L'une et l'autre sont des conditions de son application,  mais ne sauraient la définir en tant que telle. Elles en sont d'indispensables moyens, mais pas sa définition.

La Laïcité est pour nous  la liberté absolue de conscience. A ce titre, nous ne saurions condamner d'où qu'elle vienne, la proposition ni la constitution de groupes de travail visant à la défendre ou la promouvoir, face ou au bénéfice de problèmes de sociétés quels qu'ils soient.

Dans un pays, la France, où la laïcité a jusqu'ici été pensée par raport à la seule 'Eglise catholique, les mouvements migratoires et sans esprit d'amalgame, oui,  le développement de l'Islam, la posent sous un jour nouveau qui justifient de pouvoir y réfléchir en toute sérénité. De même que l'ouverture et la lecture du monde par les moyens modernes et technologies de de l'information justifient de réfléchir à sa défense et sa promotion et de ne pas la limiter aux seuls champs de l'école ou de la religion. Penser cela autorise t il quiconque à nous preter de quelconques amalgames?

La laïcité nous semble bien la réponse fondamentale au besoin de "vivre ensemble" qui se pose sous des jours nouveaux et bien au de là du champs étroit de nos frontières. Il faut certes en défendre les acquis, mais aussi en étendre la réalité et lui trouver de nouveaux champs d'application. L'enfermer dans les seuls champs de l'histoire et de la Nation nous semble réducteur et contreperformant.

Pour ces raisons, nous ne pouvons laisser dire que "la laïcité n'a rien à voir avec l'intégration, ni l'immigration". Même si nous en voyons les raisons et les dangersN'est elle pas d'ailleurs un des meilleurs facteurs d'intégration voire sa condition? Et la poser face à l'immigration qui apporte la richesse de la diversité des cultures et croyances les plus diverses est sans doute un des défis  qu'elle doit relever, pour montrer qu'elle n'est pas l'exception française du siècle dernier..mais la réponse de demain pour tous les humanistes, épris de tolérance et d'enrichissement mutuel.

25/1/2012

Respectueusement

Jean-Francis Dauriac, Président de l'Observatoire de la Démocratie

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 19:42

La-cit-.jpg"François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a déclaré hier soir avec force devant plus de 400 frères du GODF qu’il envisageait l‘intégration dans la Constitution de la Séparation de l’Église et de l’État.  Cette déclaration forte, le socialiste, accompagné par le profane Jean Glavany, l’a faite alors qu’il était invité au siège du GODF, rue Cadet à Paris, après François Bayrou (27 septembre) et le frère Jean-Luc Mélenchon (8 novembre).

 

Cette Tenue Blanche Fermée a donc eu lieu hier soir dans le cadre des « Grands Echanges 2012« , une initiative de 8 loges (Citoyens du Monde, Echelle Humaine, La Lumière, Maximilien l’Incorruptible, Picardie, La Pomme Sabolienne, République et Salvador Allende) soutenue par le Conseil de l’Ordre. Elle a connue une belle affluence puisque le temple Groussier n’a pas suffit et, dit-on, des frères ont été refusés.

 

Étaient présents des députés socialistes initiés comme Christian Bataille (ancien président de  la Fraternelle parlementaire), Victorin Lurel (Guadeloupe) et Jean-Marie Cambacéres (Gard, 1988-1993).

 

Participaient également à la Tenue, le Grand Maître Guy Arcizet, et les Passés Grands Maîtres Gilbert Abergel, Philippe Guglielmi, Patrick Kessel et Jean-Michel Quillardet. Ce dernier, interrogé sur la déclaration de François Hollande prônant l’intégration de la séparation de l’Église et de l’État dans la Constitution, a estimé qu’il s’agissait d’une avancée importante." (François Koch- L'Express)

 

Source : le 23 novembre 2011 18H52 | par François Koch

Au GODF, Hollande prône l’intégration de la laïcité dans la Constitution

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 08:58

C Kinzler

 

Extrait: "Il n’y a pas à choisir entre islam et République, car il n’y a pas à choisir entre religion et laïcité : la laïcité assure la liberté de conscience dont la liberté de culte fait partie. La loi républicaine ne demande que deux choses aux religions : renoncer à leur pouvoir civil ainsi qu’à exercer un droit de regard sur de prétendues « communautés », sortes de « chasses gardées » dont elles pourraient contrôler les mœurs". C. Kintzler

 

 

 

La laïcité face aux religions  Entretien avec Catherine Kintzler Publié le 09 novembre 2011 à 14:30 dans Société  www.causeur.fr

 

Coralie Delaume. L’étude récemment conduite par Gilles Kepel sur les « banlieues de la République » a remis sur le devant de la scène la question de la place de l’islam en France. Cette enquête montre que dans certains « quartiers », l’appartenance religieuse a pris la place d’une promesse républicaine non tenue. En disant cela, ne suggère-t-on pas un peu vite que l’islam et la République sont deux systèmes concurrents, voire inconciliables ?

 

Catherine Kintzler1 Il n’y a pas à choisir entre islam et République, car il n’y a pas à choisir entre religion et laïcité : la laïcité assure la liberté de conscience dont la liberté de culte fait partie. La loi républicaine ne demande que deux choses aux religions : renoncer à leur pouvoir civil ainsi qu’à exercer un droit de regard sur de prétendues « communautés », sortes de « chasses gardées » dont elles pourraient contrôler les mœurs.

 

Même si dans une République comme la France, on ne « reconnaît » aucune communauté, on demeure obligé de les « connaître ». Force est de constater qu’elles existent de fait, et qu’elles génèrent des solidarités particulières.

Peut-être, mais l’adhésion à une communauté doit demeurer totalement libre, et cette liberté comprend sa réciproque : chacun doit aussi être libre de se soustraire à « sa » communauté.

Il semble qu’il y ait, dans la France d’aujourd’hui, une sorte de retour aux solidarités religieuses. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Il existe des tentatives, par les religions, de réaffirmer leur pouvoir civil. Cette perspective régressive est suscitée par une politique de démantèlement des services publics, elle-même oublieuse des principes fondamentaux d’une république laïque. Partout où la solidarité civile s’efface, un boulevard s’ouvre devant la marchandisation et devant l’action d’associations qui s’engouffrent dans la brèche et qui pratiquent le clientélisme. Il n’y a pas de politique laïque sans une politique ferme et homogène de bons services publics, c’est pourquoi le combat laïc est inséparable du combat social.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 11:34

 

europe.jpgPropositions pour une "charte européenne de la laïcité". L’Union Européenne a besoin d’institutions démocratiques. Celles-ci, dans leurs principes et leur fonctionnement, doivent se fonder sur une éthique civique et sociale capable d’assurer l’harmonie entre les multiples diversités humaines où l’Europe puise sa richesse et sa vitalité. Ces valeurs et ces principes fondamentaux doivent mettre les peuples d’Europe à l’abri des affrontements intercommunautaires, des rivalités religieuses, des intégrismes réducteurs et des cléricalismes aliénants. Les présentes propositions sont destinées à l’élaboration d’une CHARTE qui visera à définir la portée et le cadre des valeurs fondamentales sur lesquelles doivent reposer les institutions communautaires afin qu’elles contribuent au progrès. Nous l’avons définie "charte de la LAÏCITÉ", parce que telle est notre vocation essentielle, mais le même contenu pourrait fort bien convenir pour la CHARTE EUROPÉENNE DES DROITS FONDAMENTAUX (actuellement à l’étude au sein de l’Union Européenne). Nos propositions pourraient également servir de socle idéologique pour une CHARTE de la CITOYENNETÉ EUROPÉENNE

 

Navigation rapide

 

 

ARTICLE 1 : STRICTE SÉPARATION DU DOMAINE PUBLIC ET DE LA SPHÈRE PRIVÉE (INDÉPENDANCE À L’ÉGARD DES ÉGLISES ET DES RELIGIONS)

Dispositions

 

Les institutions européennes assureront l’indépendance absolue des organismes officiels et des services publics vis-à-vis des Églises, des clergés, et des influences confessionnelles. Les responsabilités civiques, sociales, culturelles et éducatives découlant de la politique communautaire seront assumées par les services publics européens, et ne seront pas dévolues à des organismes privés. En matière de religion, l’exercice des droits légitimes (individuels et collectifs) sera garanti par la loi communautaire dans le cadre de la sphère privée dont ils ressortissent, sans jamais interférer avec le domaine public et politique.

Implications

En matière de croyances religieuses et de pratiques cultuelles, les libertés et droits individuels et collectifs seront garantis par la Loi européenne qui veillera en outre à ce que ces activités ne sortent jamais du domaine privé. Les organisations confessionnelles s’en réclamant n’auront pas vocation à formuler d’exigences ni de revendications particulières, à l’égard de la collectivité publique européenne ; cela exclut toute subvention, toute dérogation, tout impôt spécifique européen destiné aux Églises, aux clergés ou communautés cultuelles.

ARTICLE 2 : PAS DE LEGALISATION DES INTERDITS DOGMATIQUES

Dispositions

Au sein de la Communauté européenne, la vie civique, politique, culturelle et sociale doit s’organiser en respectant toutes les libertés individuelles et collectives associées à l’intérêt général et au bien public. La loi communautaire doit en outre promouvoir les émancipations nécessaires, au regard des aliénations aux droits civiques encore existantes dans certains États européens.

L’absolue liberté d’expression et de création artistique sera garantie dans tous les États-membres de l’Union, sans qu’aucun groupe de pression, confessionnel ou communautariste puisse en obtenir la limitation au nom d’interdits qui ne concerneraient que ses propres membres. La mise en pratique des avancées de la recherche scientifique bénéficiera d’une totale liberté individuelle et collective, dans le cadre de la seule loi civile votée par les instances élues et légalement responsables : les interdits à caractère religieux ne sauront être pris en compte par la législation communautaire.

Implications

L’individu a imprescriptiblement droit à une pensée individuelle totalement libre : liberté notamment de croire ou de ne pas croire en un Dieu quelconque, ou d’exprimer son acceptation ou son refus des religions comme sa sympathie ou son hostilité aux clergés.

Aucune législation européenne ne pourra prétendre interdire les propos jugés blasphématoires ou sacrilèges par les adeptes ou les professionnels d’une religion ou les membres d’une communauté cultuelle, tant que ces propos ou ces écrits n’inciteront pas à la violence.

L’écrivain, le chroniqueur, le chercheur, le savant, l’artiste, le cinéaste, l’homme de théâtre ne doivent subir aucune contrainte dans leurs activités de création ; aucune idéologie, aucun dogme n’est à l’abri ni de la critique ni de la dérision.

 

La législation européenne ne peut prétendre interdire la contraception, l’1.V.G., la conception médicalement assistée, ni le refus de l’acharnement thérapeutique ou toute autre pratique scientifiquement possible, susceptible de donner plus de liberté et de dignité aux couples et aux individus. La mise en oeuvre d’un droit européen ne saurait conduire à une réduction des législations nationales les plus avancées dans le domaine de l’indépendance vis à vis des influences dogmatiques....Lire la suite

 

Source Mouvement Europe et Laïcité CAEDEL

 

A lire aussi

 

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Notre dossier " Universalité" Edouard Glissant, Jürgen Habermas...

Notre dossier " Démocratie" Dominique Wolton, J. Habermas, Marcel Gauchet, Pierre Rosanvallon

La Loi de séparation des Eglises et de l'Etat en France

 

  

  

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 07:36

ENTRETIENS AVEC ANDRE COMTE-SPONVILLE ET HENRI PEÑA-RUIZ

Qui sont-ils ?
 
André Comte-Sponville
 
Philosophe et enseignant français, né en 1952, André Comte-Sponville est l'auteur de nombreux ouvrages qui, par leur clarté et leur pédagogie, mettent la philosophie à la portée de tous.

Philosophe humaniste, il a remis la recherche de la sagesse au goût du jour et a écrit sur beaucoup des thèmes classiques traités par les philosophes antiques ou des siècles passés, y compris sur la philosophie politique. Dans la "Sagesse des modernes", ouvrage co-signé avec Luc Ferry, les deux philosophes confrontent leurs visions respectives sur des thèmes fondamentaux comme la quête de sens, la liberté, la sagesse...

André Comte-Sponville a eu la foi jusqu'à 18 ans : "L'une des rares choses dont je suis sûr en ce domaine, c'est que Dieu ne m'a jamais rien dit". Il se définit comme un athée fidèle car il se reconnaît dans une certaine tradition et histoire des valeurs gréco-judéo-chrétiennes. Il pense que l'homme peut se passer de religion, la philosophie en étant l'un des moyens.
 
 
Henri Penã-Ruiz
   
Henri Penã-Ruiz est maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris et professeur agrégé de philosophie en Khâgne (classe supérieure classique) au lycée Fénelon.

Philosophe et écrivain défendant les valeurs de solidarité, il est devenu un spécialiste des questions de laïcité qu'il pose comme fondement de l'universalité. C'est à ce titre qu'il a été en 2003, l'un des vingt sages de la commission sur la laïcité présidée par Bernard Stasi.

Henri Penã-Ruiz classe la croyance au rang des "options spirituelles", au même titre que l'agnosticisme et l'athéisme. Il s'oppose à l'instrumentalisation de la religion, celle qui mène à la Saint-Barthélemy, et veut donner à la laïcité toute sa dimension universaliste. Dans "Dieu et Marianne", il développe une philosophie de la laïcité. Marianne n'étant ni athée ni croyante, c'est la République qui offre le plus de liberté aux croyances religieuses. Mais il ne faut surtout pas concéder aux religions le droit de contribuer aux décisions d'ordre politique.

Il dénonce la laïcité "ouverte" ou "plurielle" comme étant une contestation dissimulée des principes de la laïcité, qui, par définition, est ouverte. Quant au repli communautaire, il est stigmatisé par la discrimination dont sont victimes les populations d'origine maghrébine. Pour lui, la justice sociale et les "dispositifs juridiques" (lois) sont des moyens complémentaires de défendre la laïcité.

Dans "le roman du Monde", il montre, à travers les légendes et les mythes fondateurs de la philosophie, quelles sont les grandes questions qui interpellent encore l'homme du XXIe siècle (angoisse face à la mort, désir de progrès techniques…).

 

Source Yvan Mayeur- Jean Cornil s'est entretenu avec deux grands philosophes sur la question du bonheur. Il s'agit d'une interview croisée avec André Comte-Sponville Et Henri Peña-Ruiz qui a été diffusée en 2 épisodes sur la Une lors de l'émission "La pensée et les Hommes".

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 07:27

henri-pena-ruiz.jpgRésumé de l'intervention du Professeur Henri Pena Ruiz lors d'un colloque organisé par les Comités Laïcité République à Paris, le 7 Mai 2011- Henri Pena-Ruiz Professeur en chaire supérieure de khâgne au lycée Fénelon (Paris) La laïcité, principe d’émancipation universelle S’il existe un mérite essentiel de la laïcité, c’est bien d’unir les hommes par-delà leurs différences. Mais on peut s’unir de différentes manières. On peut s’unir par et pour la soumission, comme dans le communautarisme théologico-politique. Pente facile et aliénante du particularisme partagé. On sait les dangers d’un tel type d’union, qui peut dégénérer en guerre des dieux ou « choc des civilisations ». La laïcité, quant à elle, unit les hommes par cela même qui les élève et les libère : des principes émancipateurs, de portée universelle, qui délivrent des traditions rétrogrades : liberté de conscience, égalité de droit de tous, promotion publique du seul intérêt général. Elle en appelle à une exigence libératrice : celle qui consiste, pour chacun, à prendre soin de ses pensées. L’idéal laïque fait donc le pari de la culture, de l’intelligence, de la capacité de transcender les particularismes sans pour autant les nier. Il assure à tous la liberté de conscience non seulement en droit mais aussi en fait, par l’autonomie de jugement que procure la raison et le sens du vrai que procure l’esprit scientifique et philosophique. Le concept d’instruction publique, forgé par Condorcet, est ici décisif. L’expérience même de la liberté, comme le souci d’égalité, conduit à cultiver les exigences d’une pensée affranchie, maîtresse d’elle-même. C’est pourquoi la laïcité a partie liée avec la connaissance objective, admirable école de lucidité par les démarches de rigueur qu’elle met en œuvre. Au principe d’autorité (« Aristoteles dixit ») elle oppose le principe de raison (« ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle » Descartes, Discours de la méthode). Dans « La Formation de l’esprit scientifique » Bachelard rêvait d’une société faite pour l’école, aux antipodes d’une école mise en tutelle par les préjugés de l’heure ou la logique du profit à court terme. Il faisait ainsi, après Condorcet, le pari d’une humanité éclairée, puisant dans les conquêtes de la science et la distance réflexive de la philosophie les ressources propres à faciliter une conduite individuelle et collective maîtrisée. Aujourd’hui de nouveaux obscurantismes ont surgi. Ils appellent une renaissance de l’esprit des Lumières selon une figure nouvelle. Quant aux mélanges de populations aux traditions diverses ils requièrent des Etats conçus comme des cadres juridiques et politiques fondés sur des principes universels, qui incluent sans exclure car ils mettent à distance les particularismes. Bref, des États laïques. On voit bien dès lors la convergence de la science, de la philosophie de l’émancipation, et de l’universalisme républicain, seule réponse viable aux défis actuels. Tel est le projet politique, au sens noble du terme, que l’idéal laïque peut et doit assumer aujourd’hui plus que jamais. Et dans ce projet, la science doit avoir une place essentielle, à rebours de sa mise en cause par des diagnostics irrationnels et faux concernant les dérives de notre modernité. Nul scientisme dans une telle idée. Mais le simple constat d’une exemplarité légitime tant par l’universalité des connaissances scientifiques et l’éthique de la pensée rigoureuse dont elles sont le produit que par la portée émancipatrice du savoir et de sa dynamique. Citations « L’esprit scientifique nous interdit d’avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu’on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d’eux-mêmes. C’est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S’il n’y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout est construit. » Gaston Bachelard, La Formation de l’esprit scientifique (1938), Vrin, coll. " Bibliothèque des textes philosophiques ", 1993, p. 14. « …Plus les hommes seront éclairés, moins ceux qui ont l’autorité pourront en abuser, et moins aussi il sera nécessaire de donner aux pouvoirs sociaux d’étendue ou d’énergie. La vérité est donc à la fois l’ennemie du pouvoir comme de ceux qui l’exercent ; plus elle se répand, moins ceux-ci peuvent espérer tromper les hommes ; plus elle acquiert de force, moins les sociétés ont besoin d’être gouvernées. » Nicolas Caritat, marquis de Condorcet, Ve Mémoire sur l’Instruction publique (1792), dans Écrits sur l’Instruction publique, vol. I, Edilig, 1989, pp. 227-228.

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