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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 12:20

jeanlouisbianco.jpgLe président de la la République a installé, lundi 8 avril 2013, l’Observatoire de la laïcité. À la suite d’un décret publié au Journal officiel du samedi 6 avril 2013, M. Jean-Louis Bianco a été nommé président de l’Observatoire de la laïcité. Un arrêté publié au Journal officiel du même jour a par ailleurs établi la liste des quinze membres de l’Observatoire.

 

L’Observatoire assiste le gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité dans les services publics. Il réunit les données, produit et fait produire les analyses, études et recherches permettant d’éclairer les pouvoirs publics sur la laïcité. Il peut saisir le Premier ministre de toute demande tendant à la réalisation d’études ou de recherches dans le domaine de la laïcité. Il peut proposer au Premier ministre toute mesure qui lui paraît permettre une meilleure mise en oeuvre de ce principe, notamment pour assurer l’information des agents publics et des usagers des services publics. Il peut enfin être consulté par le Premier ministre ou les ministres sur des projets de textes législatifs ou réglementaires.

 

L’Observatoire qui a été institué en 2007 par Jacques Chirac, mais n'a jamais fonctionné. L'ancien ministre sera entouré de quatre parlementaires: le député PS Jean Glavany, la députée UMP Marie-Jo Zimmermann, la sénatrice PRG Françoise Laborde et le sénateur UMP François-Noël Buffet. Onze personnalités qualifiées - juristes, DRH, chercheurs... - sont également présents. Les représentants de cultes n'entrent pas dans la composition de l'Observatoire.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:29

La-cit-.jpgA l’école, bien sûr, dans la fonction publique, les hôpitaux, dans les entreprises, et bientôt à l’Université sur laquelle se penche actuellement le Haut Conseil à l’Intégration….,la laïcité s’impose peu à peu comme la seule réponse raisonnable et intelligente aux évolutions de nos sociétés dont le brassage et le multiculturalisme qui en résultent appellent de nouvelles réponses pour vivre ensemble et pacifiquement. Nouvelle époque, nouveaux champs d’application comme le sera demain son internationalisation, car d’autres pays que le notre sont confrontés aux mêmes évolutions, aux mêmes défis. De la liberté de croire ou ne pas croire à la liberté de conscience autant de combats à mener, non seulement contre les églises qui s’y refuseraient, mais aussi contre les nouveaux pretres de l’information et de l’image qui nous assaillent de pensées uniques et stéréotypées sans que l’esprit critique ne sache toujours y résister. Nouvelle époque, nouveaux enjeux, nouveau défis pour une laïcité, qui n’a rien elle de nouvelle, mais gagne à être traduite partout et dans tous les domaines, comme la condition essentielle du respect mutuel. Jean-Francis Dauriac Observatoire de la démocratie

Ci-dessous petit tableau de bord publié par 20 Minutes ce jour 26 Mars 2013

Le lancement prochain d’un guide de la laïcité à la RATP fait-il de cette entreprise publique une exception? Oui et non, puisque des dispositions pour garantir la laïcité ont été prises dans la fonction publique et dans les entreprises. Mais les solutions apportées semblent imparfaites, alors que la polémique a enflé après la décision de justice donnant raison à une salariée de la crèche privée Baby Loup, qui contestait son licenciement pour port du voile islamique. Panorama non-exhaustif des pratiques dans le public et le privé.

Dans la fonction publique : D’après le site «Service public», les fonctionnaires et agents non titulaires sont libres d'adhérer au parti politique ou au syndicat de leur choix, d'adopter la religion, croyance ou philosophie de leur choix, et d'en changer librement. Néanmoins, les agents publics sont tenus à une obligation de réserve et doivent respecter le principe de laïcité et l'obligation de neutralité du service public en application duquel tous les usagers doivent être traités de façon égale.

Dans les écoles : La loi du 15 mars 2004 encadre le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Elle fixe que «le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse» sera interdit dans les écoles, les collèges et les lycées publics en France.

Dans les hôpitaux : La circulaire du 2 février 2005 issue de la Commission Stasi sur la laïcité précise l’application de la laïcité à l’hôpital. Une charte adoptée en 1995 et actualisée en 2006 sous l’intitulé «Charte de la personne hospitalisée», précise certains points. Selon cette charte, le personnel soignant se doit de soigner les patients de façon égale et de respecter leur liberté de conscience. Ils doivent être neutres par rapport aux usagers et ne pas montrer leurs propres convictions religieuses.La libre pratique du culte est garantie pour les patients tant que l’expression des convictions religieuses ne porte atteinte ni au fonctionnement du service, ni à la qualité des soins, ni aux règles d’hygiène, ni à la tranquillité des autres hospitalisés et de leurs proches. Par ailleurs, depuis la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public et notamment au sein des hôpitaux, les femmes ne peuvent être entièrement voilées.

En entreprise :  Le Haut Conseil à l’intégration (HCI) a rendu public le 6 septembre 2011 un avis consacré à «l’expression religieuse et la laïcité dans l’entreprise». Soulignant que la «liberté d’expression religieuse» ne saurait être absolue le HCI rappelle que le règlement intérieur en entreprise peut prévoir deux types de restriction de l’expression religieuse, liés aux obligations de travail définies dans le contrat de travail (nature de la tâche à accomplir) ou à des impératifs de sécurité, d’hygiène et de santé. Il propose en outre que soit inséré dans le règlement intérieur de l’entreprise un article autorisant les entreprises à intégrer des dispositions relatives aux tenues vestimentaires, au port de signes religieux et aux pratiques religieuses dans l’entreprise (prière, restauration collective…).

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 11:56

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Appel aux organisations laïques de toutes Obédiences - Au moment où la Tunisie se bat pour la laïcité, où le splus laïques de leurs leaders se font assassiner  les organisations laïques française de tous ordres sont étrangement absentes et silencieuses. Comme si la laïcité devait n'être qu'une exception française.. Qu'il était bon le temps où elles pouvaient feindre d'ignorer le reste du monde! Comment ceux qui s'en réclament peuvent ils ne voir et penser que dans le cercle étroit de notre petit hexagone?  Plus que jamais la laïcité est une réponse essentielle dans le monde d'aujourd'hui et de demain au besoin de vivre ensemble dans le respect de la liberté des consciences, à la rencontre des cultures les plus éloignées et différentes. Et rarement dans notre histoire, les organisations qui se disent laïques n'ont été aussi silencieuses, repliées sur elles mêmes et sur leurs petit nombril. Jean-Francis Dauriac  

 

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Le texte qui suit a été écrit par Mr Rachid Barnat- Nous en publions un extrait.

"L’Islam de la Tunisie, de tradition malékite, connu pour sa tolérance, son ouverture et son pacifisme, pouvait permettre à l’État de ne pas s’en mêler. Mais dès lors que d’autres courants religieux, tels que le salafisme et le wahhabisme, connus pour leurs pratiques ostentatoires, violentes et agressives, cherchent à s’imposer en Tunisie, afin d’instaurer, de façon plus ou moins dissimulée, une théocratie, l’État doit assurer son contrôle sous peine de voir évoluer la Tunisie, terre de tolérance depuis des siècles, vers une dictature religieuse.

 

 La Tunisie doit entamer une ère laïque

 

 Dès lors, on peut dire que la laïcité à la Tunisienne, conforme au génie de ce peuple, doit :

 1. Assurer à tous les citoyens une réelle liberté de conscience. Les Tunisiens sont assez grands pour choisir de croire ou de ne pas croire, et de pratiquer leur religion librement, et sans une ostentation de mauvais goût.

 2. L’État doit s’assurer que cette liberté ne dégénérera pas en abus, en appel inacceptable à une théocratie dont le premier souci sera de supprimer la liberté de conscience et, avec elle, toutes les autres libertés. Et que les religieux n’imposent pas leurs croyances aux autres.

 Pour conclure, beaucoup prétendent que la laïcité, c'est l’irréligion. Ils se trompent ou veulent tromper le monde. En réalité, la laïcité permet la pratique de sa religion. Il est seulement vrai qu'elle permet aussi la pratique de toutes les religions, comme elle permet de ne pas en pratiquer du tout. C'est sans doute cela qui gêne ceux qui veulent imposer leur religion aux autres ! Car la laïcité garantit la liberté de conscience à tous les citoyens sans distinction.

 Et, dans le fond, ne rencontre-t-on pas en France ces mêmes questions ?

(Source  Rachid Barnat   Vétérinaire franco-tunisien Nouvel Obs)

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 19:06

C Kinzler-copie-1Pourquoi craindre la religion d’Etat ?  par Catherine Kintzler- Nous sommes entourés de pays où existe une religion d'Etat, et où cependant la liberté de pensée s'exerce, par exemple le Royaume-Uni où la notion de blasphème n'a été abolie qu'en 2008. Le blasphème est un délit en Irlande, en Allemagne, en Espagne, entre autres. En Grèce la religion orthodoxe a le statut de « religion dominante » et est largement subventionnée. En Norvège, la constitution érige la religion évangélique luthérienne en religion officielle (art. 2) et introduit explicitement un quota religieux dans la composition du conseil des ministres : plus de la moitié en effet doivent professer la religion d'Etat (art. 12).  Ainsi, l'existence d'une religion d'Etat, au sens formel du terme, ne permet pas de dire qu'on a affaire ou non à un régime respectueux des libertés et des droits fondamentaux. Il faut pour cela s'interroger sur la place et les pouvoirs qui sont accordés à la dimension religieuse. Un régime de religion d'Etat est contraire à la liberté de pensée et d'expression lorsque cette religion est imposée aux citoyens. Il est contraire à l'exercice des droits en général lorsque cette religion ne se contente pas de s'imposer sous forme de culte, mais inspire directement la loi. Remarquons aussi, il faut le souligner, qu'il en va de même pour un athéisme d'Etat.

 

Les avantages d'un régime laïque

Mais alors, à partir de cette remarque, il nous faut affronter une autre difficulté car cette fois le trouble conceptuel bascule de l'autre côté : si les droits et les libertés fondamentaux sont compatibles avec une religion d'Etat, à quoi bon un régime de laïcité et en quoi peut-il être plus intéressant, en quoi est-il plus favorable à la liberté ? Cela nous oblige à remonter à la question des distinctions entre régime tolérant et régime laïque (1).

 

Il y a de grandes différences entre un régime laïque et un régime de religion d'Etat tolérant. Dans un régime laïque, la référence religieuse est superflue, impertinente pour construire la cité : le lien religieux et le lien politique sont totalement disjoints. La liberté des cultes s'inscrit dans le cadre de la liberté de conscience qui est beaucoup plus large. Autrement dit, le régime laïque est indifférent à la question de la religion et de l'athéisme, il est minimaliste. 

Il s'ensuit une notable différence au niveau de la considération des personnes : dans un régime de simple tolérance comme ceux que j'ai cités, le fait d'avoir une religion est une norme sociale couramment admise – les incroyants y sont tolérés, mais leur statut moral est déprécié, même s'ils n'essuient dans les faits aucune persécution. L'article 2 de la Constitution norvégienne est un bon exemple : « Tous les habitants du royaume jouissent du droit d'exercer librement leur religion. La religion évangélique luthérienne demeure la religion officielle de l'État. Les habitants qui la professent sont tenus d'y élever leurs enfants ». Je ne pense pas que les incroyants soient persécutés en Norvège. Pourtant cet article dit que chacun a une religion, quelle qu'elle soit : l'incroyance sort de son champ de vision. Seule la liberté des cultes y est affirmée, et non la liberté de conscience. De plus il assujettit les enfants à la religion des parents lorsqu'ils sont luthériens : on raisonne ici en termes d'appartenance. 

 

Le cœur philosophique de la différence entre régime de tolérance et régime de laïcité n'est pas la séparation des églises et de l'Etat : c'est l'abandon de la référence religieuse pour penser le lien politique et l'affirmation explicite de la liberté de conscience à un niveau plus général que celui de la liberté des cultes. Le cœur politique de la différence entre ces deux régimes est la question de l’accès des communautés en tant que telles à l’autorité politique, celle de leur reconnaissance comme agent politique de plein statut. 

Le régime de laïcité accorde des droits étendus à toutes les communautés, pourvu que cela ne contrarie pas le droit commun, notamment dans le cadre du droit des associations. Mais ces droits sont civils : aucune communauté en tant que telle ne peut se voir reconnaître un statut politique. La souveraineté réside dans les citoyens et leurs représentants élus, et les droits sont les mêmes pour tous. On ne peut pas imaginer, par exemple, que le pouvoir législatif ou exécutif soit distribué selon un quota communautaire. On ne peut pas imaginer que des représentants ès qualités des communautés siègent dans des instances législatives ou exécutives – ce qui ne les empêche nullement d’entrer dans le débat politique pour faire valoir leur point de vue. On ne peut pas imaginer que des citoyens doivent passer par des porte-parole d'une communauté pour faire valoir leurs droits. Aucune communauté en tant que telle n’est admise à dicter sa loi sur aucune portion du territoire, sur aucune portion des personnes qui y vivent. 

 

 

Les conditions de fonctionnement et les limites d'un régime de tolérance face aux prétentions hégémoniques

On fera remarquer cependant que, en régime de tolérance, le droit de l’individu est préservé, même si les communautés jouissent d’une reconnaissance politique. Il faut alors examiner quelles sont les conditions de fonctionnement d'un régime de tolérance lui permettant de protéger les droits des individus, quelle que soit leur prétendue « appartenance ».

 

Cela ne fonctionne qu’à condition qu’existe un consensus dans lequel les communautés acceptent de ne pas imposer leur loi comme exclusive et de laisser leurs prétendus membres libres de dire et de faire ce qui est réprouvé par la communauté mais permis par la loi – par exemple libres de quitter la communauté sans essuyer de représailles, libres d'aimer et d'épouser qui bon leur semble. Cela ne fonctionne que si elles acceptent que la critique puisse se déployer, que si elles ne présentent pas leur pouvoir spirituel sous la catégorie de « vérité » et si elles renoncent à un pouvoir temporel réel sur les personnes qu'elles considèrent comme faisant partie de la communauté.

 

On voit bien alors qu'un dogmatisme intégriste – qui n'entend renoncer à aucune des dimensions que je viens d'évoquer - n’est pas soluble dans la tolérance, laquelle se trouve alors démunie, désarmée. Et s'il jouit de la position de religion d'Etat, il installe une tyrannie. Si une religion dominante veut s'imposer comme hégémonique et sortir du domaine de la référence « spirituelle », alors la tolérance ne suffit pas pour maintenir les droits et les libertés. De ce point de vue, le régime de laïcité est mieux armé contre des prétentions hégémoniques parce qu’il monte la défense un cran plus haut que le régime de tolérance qui compte sur la bonne volonté des communautés. Le régime de laïcité ne propose à aucun groupe l'accès à l'autorité politique, il n’en sacralise aucun ; il impose d’emblée cette amputation à toutes les communautés. Non seulement il ne favorise aucune religion – toutes jouissant le la liberté des cultes – mais encore il est indifférent à toute référence religieuse même générale. C'est cette fermeté qui rend le régime laïque beaucoup plus sûr face à un courant hégémonique qui n'entend renoncer à aucun pouvoir. La France a longtemps connu une telle situation et l'invention de la laïcité lui est historiquement liée.

 

L'existence d'une religion d'Etat n'est pas, par elle-même, un motif de frayeur et de lamentation. Car elle peut se décliner sous régime de tolérance et n'est pas nécessairement contraire à la démocratie et aux libertés – c'est ce qui a été exposé par Locke au XVIIe siècle. Un tel régime repose en général sur un consensus culturel et religieux large ; mais son fonctionnement suppose aussi un consensus politique dans lequel la religion officielle renonce à s'imposer à tous, et renonce à s'ériger en pouvoir civil , dans lequel elle accepte de se présenter seulement comme une référence morale et spirituelle non contraignante

 

Tolérance, laïcité et vigilance

Ainsi un régime tolérant avec religion d'Etat s'opposera à la laïcité sur un point – à vrai dire fondamental : il présente la référence religieuse comme nécessaire à la constitution du lien qui unit les citoyens et la brandit comme un élément de cohésion – cette cohésion pouvant aller jusqu'à déprécier le statut moral des incroyants. Mais s'il s'interdit de faire de cette référence autre chose qu'une simple « valeur » consensuelle, s'il ne l'érige pas en obligation cultuelle, et s'il ne s'en inspire pas pour régler la législation, il n'installe pas une tyrannie, mais seulement une bienpensance : le critère est qu'on puisse s'en détourner publiquement - par exemple en affichant et en publiant des opinions contraires à cette bienpensance (2) - sans risquer sa sécurité, sa liberté ou ses biens. Cela suppose une législation indépendante des pouvoirs et des dogmes religieux, et la vigilance des citoyens attentifs aux droits des individus.  

 

En Tunisie comme ailleurs, cette vigilance appartient aux citoyens. Qu'ils l'exercent ! Ils peuvent le faire sans disjoindre totalement le politique d'une référence spirituelle à un lien religieux – comme l'ont fait les pays démocratiques qui ont conservé une religion d'Etat – et sans avoir à subir les lamentations désapprobatrices et prescriptrices fort décourageantes de ceux qui oublient que le régime de laïcité suppose un rapport encore plus minimaliste au politique, et qu'il ne s'installe qu'au prix de longs combats.



Source Mezetulle Le Blog de Catherine Kintzler   © Catherine Kintzler, 2011   http://www.mezetulle.net/article-faut-il-craindre-une-religion-d-etat-87521903.html

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 06:49

europe.jpg"Dans les premiers temps de la construction européenne, ses artisans ne parlaient guère des « racines », ils privilégiaient le façonnement de l’avenir.

Ainsi, en 1950, lors de la rédaction de la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales, alors même que de puissants partis démocrates chrétiens se trouvaient au pouvoir dans plusieurs pays européens, personne n’a proposé alors de mentionner un héritage religieux.

Cinquante ans plus tard, lors de l’adoption d’une Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la bataille a fait rage autour d’une formule de ce type.

 

Du point de vue de l’historien, de plus, les « racines » de l’Europe, son « héritage » s’avèrent des réalités plurielles. Le christianisme, certes, y joue un rôle important ; il est source de civilisation et de conflits. Mais islam, judaïsme, philosophie,… y ont aussi leur part.

Privilégier des racines chrétiennes, affirmer devoir les « valoriser »,c’est vouloir donner à l’Europe une identité religieuse.

Or les institutions européennes, tout en respectant les différents modes de relations entre la religion et les Etats existant en Europe, n’ont, en tant que telles, aucune référence religieuse.

Ce sont des institutions entièrement laïques.

Mais nous assistons, depuis quelques années, à des tentatives qui visent à relativiser cette laïcité institutionnelle européenne. Certains veulent qu’il soit fait référence à Dieu dans une future Constitution, d’autres veulent mentionner un héritage chrétien...." Lire la suite

 

Jean Baubérot a publié avec M. Milot "Laïcités sans frontières" (Le Seuil, 2011) et est l'auteur du blog Laïcité et regard critique sur la société.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 16:44

La-cit-.jpgUn État constitutionnellement laïque

L’article troisième de la constitution mexicaine de 1917 fixe ce que l’on peut appeler la laïcité de l’État mexicain : « ni acquisition, ni possession, ni administration de biens immobiliers pour l’Église, aucune personnalité juridique pour l’Église, un nombre maximum de ministres des cultes fixé par les états fédérés (…) ». La Constitution rappelle en outre que « le Mexique pas de relation avec le Vatican ».

Le Mexique reste malgré tout un pays très catholique.

Plusieurs dates jalonnent l’histoire des relations entre l’État et l’Église et permettent de comprendre la naissance de la laïcité au Mexiqu :
- 1855 marque la suppression des privilèges judiciaires de l’Église et 1856 correspond à la vente des biens de l’Eglise aux exploitants.
- La constitution de 1857 garantit la liberté de l’enseignement. L’archevêque de Mexico condamne sept articles de cette constitution et excommunie ceux qui lui prêtent serment. Le Mexique rompt alors ses relations diplomatiques avec Rome.
- En 1858, un coup d’État militaire a lieu
- Juillet 1859 : la loi de séparation de l’Église et de l’État est votée. Le but de cette loi est de limiter la présence de l’Église dans la vie publique coloniale (l’Église est en effet présente à tous les moments importants dans la vie d’un mexicain).
- Le début du 20ème siècle est marqué par la révolution des années 1910. Durant cette révolution, le parti catholique donne son soutien à l’usurpateur Victario Guelpe, raison pour laquelle, à la fin du conflit, le Congrès constituant et ses membres ont eu une attitude plus qu'hostile à l'égard de l’Église catholique.

Cependant, au fil des années, les relations entre l’Église et l’État s’apaisent. 1979 est l’année de la visite du pape Jean-Paul II à Puebla (Mexique) et cette visite est hautement symbolique puisqu’elle constitue la première visite étrangère du nouveau pape. Au cours de ce voyage, le pape rappelle la force du sentiment religieux au Mexique, État pourtant laïque. La visite du pape avait pour objet de manifester sa vénération à la Vierge de la Guadalupe, la vierge du métissage.

Aujourd'hui

Actuellement, la laïcité est de plus en plus menacée au Mexique. Le religieux prend énormément d’importance : les prélats interviennent dans la vie politique, affirment que le féminisme est une idéologie dangereuse, les prélats condamnent la pilule du lendemain, alors même que le nombre d’adolescentes violées est important. Les politiques n’hésitent pas à se rapprocher des courants catholiques des partis. Enfin, on assiste depuis peu à un développement rapide de sectes protestantes diverses soutenues par certains milieux de la droite américaine.

 

Dossier établi par Mademoiselle Aurore RUBIO, étudiante en troisième cycle de Droit et d'Histoire

 

A lire aussi

 

Notre dossier "la laïcité dans le monde"

Allemagne, Belgique, Grèce, Portugal, Inde, Etas Unis, Méxique...

 

Notre dossier "La laïcité - Positions"

A. Comtesponville, H. Péna-Ruiz, C. Kintzler, Charles Arambourou...

 

La Loi de séparation des Eglises et de l'Etat en France

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 16:32

La-cit-.jpgLe paysage religieux indien est très varié. En 2001, les religions se répartissaient de la façon suivante pour une population totale de plus de 1 milliards d’habitants : l’Hindouisme était pratiqué par 80,5% de la population indienne, l’Islam par 13,4% , le Christianisme par 2,3%, le Sikhisme par 1,9%, le Bouddhisme par 0,8% et enfin le Jaïnisme par 0,4%. Efin, les autres religions représentaient 0,7% de cette population.

 

L’Inde ne connaît pas le terme de « laïcité » mais connaît le terme de « secularism », qui peut apparaître comme la traduction indienne de notre laïcité. La Constitution indienne de 1948 pose l’« interdiction de tout signe, marque, nom ou vêtement indiquant une religion ». Le terme « secularism » ne fait son apparition dans le texte constitutionnel qu’en 1976, même si l’Inde se définit dès l’origine comme une « secular Republic », qui porte un respect égal à toutes les religions ».

 

La Cour Suprême constate dès 1974 que le secularism correspond plus à un « aider à vivre » qu’à un « laisser vivre ».

Origines et signification du secularism indien

En 1948 naît l’idée de la construction d’une nation unifiée, où la loyauté des citoyens envers l’État supplante l’allégeance traditionnelle à la «  community » et où les minorités religieuses sont protégées. De cette façon musulmans, chrétiens, sikhs, bouddhistes et jains ont le droit de maintenir des écoles confessionnelles subventionnées ou de faire du prosélytisme.

Le concept de « secularism » est à rapprocher de celui posé par le 1er amendement de la constitution américaine, qui garantit le « libre exercice » de toute religion. Cependant ce « secularism » n’a jamais été simple à appliquer. Par exemple dès les années 50, il existait un projet de « uniform civil code » (code civil unique). Cependant, ce genre de projet posait problème par rapport au « secularism » qui veut protéger les minorités religieuses. En effet, le projet de « uniform civil code » allait contre les exigences de la religion musulmane car pour les musulmans, une grande partie du droit est directement issue de la shari’a. Aujourd’hui en 2005, une grande partie du droit des personnes en Inde obéit aux coutumes et traditions écrites des diverses religions, et donc chez les musulmans à la shari’a.

Inde et Islam

Puisque la religion musulmane semble avoir pu freiner, à un moment donné, les avancées qui auraient pu être réalisées grâce au secularism, il peut être intéressant d’étudier brièvement la situation de l’islam en Inde. L’islam est une religion qui suscite au niveau politique un certain nombre de questions puisque cette religion comprend en quelque sorte son propre système juridique et politique.

Pour étudier ceci, il s'agit de distinguer deux choses, à savoir d’une part l’islamisation politique de l’Inde et d’autre part l’islamisation de la société indienne.

L’islamisation politique de l’Inde est facilement évaluable et explicable par les conquêtes. Elle a été, jusqu'à l'arrivée des britanniques, une relative réussite puisque les dynasties musulmanes ont occupé depuis le 12ème siècle, une position hégémonique. Aujourd'hui, avec le « secularism », l'islamisation politique connaît un recul en Inde même si des tensions naissent du fait, entre autre, des privilèges excessifs accordés aux communautés musulmanes ( privilèges juridiques notamment, à cause de la sharia).

L'islamisation de la société ou "islamisation civile"est quant à elle beaucoup plus difficilement évaluable. On est face semble t-il à un véritable échec de cette islamisation. 80% des habitants de l'Inde sont de confession hindou et ce, depuis longtemps. Alors même que les dynasties musulmanes étaient en place, la société était hindou. 15% des indiens sont de confession musulmane, 30% si l'on considère l'ensemble du sous-continent indien, qui va au-delà de l’Etat indien proprement dit.

On se rend compte cependant que la part de la population musulmane augmente régulièrement, malgré la partition, qui a ôté à l'Inde ses parties les plus musulmanes, à savoir le Pakistan et ce qui est devenu le Bangladesh. Est-ce à dire que l'islamisation de la société est en progrès ? Oui et non, d’après nos sources. En Inde, il semble que ce soit les plus basses couches sociales qui aujourd'hui se tournent vers l'islam, pour échapper au système des castes : elles sont donc attirées par le pseudo-égalitarisme de l'islam. Ce sont aussi ces basses couches sociales qui ont le taux de fécondité le plus élevé. Au regard du taux de fécondité des diverses populations, la population musulmane connaît donc une certaine croissance.

On peut aussi se demander pourquoi l'islamisation de la société n'est t-elle pas plus vive (et n’a-t-elle pas été plus vive), et ce dès le 12ème siècle ? Une des raisons réside sans doute dans l'absence de prosélytisme, jusqu'à l'époque coloniale. Les basses castes, qui aujourd'hui sont attirées par l'islam, ne faisaient pas parties des convertis à l'époque, faute de contact suffisant avec les musulmans. Ceux qui finalement se convertissaient étaient les marchands, en contact régulier avec d’autres marchands de confession musulmane.

Le secularism aujourd’hui

Depuis la fin des années 80, le « secularism » indien est remis en cause et ce pour, entre autre, deux raisons. D’une part, le rapport à l’État ne se comprend pas sans les pratiques religieuses puisque ce sont ces pratiques religieuses qui structurent entièrement le corps social. D’autre part, il y a de fait, un excès de privilèges pour les musulmans et les chrétiens.

 

Dossier établi par Mademoiselle Aurore RUBIO, étudiante en troisième cycle de Droit et d'Histoire- Source

 

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La Loi de séparation des Eglises et de l'Etat en France

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 07:30

La-cit-.jpgOfficiellement, la religion est séparée de l’État par le premier amendement du 12 décembre 1791 de la constitution de 1787.....La définition du Dieu auquel se réfère l’État américain est pensée et vécue comme le point commun à toutes les religions ; il ne s’agit donc pas d’un Dieu précis, attaché à un culte défini. D’une manière différente de la France, où l’État rassemble par son indifférence aux cultes, l’État américain rassemble en créant un point commun qui est le fait de croire. Lire la laïcité aux Etats Unis.

Source Memmo- Site de l’Histoire

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 07:21

 

 

 

 Source: Observatoire International de la laïcité

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 09:53

La-cit-.jpgLa laïcité au Portugal: Une séparation constitutionnelle de l'État et du religieux et...concordat  

 

L’article 41 paragraphe 4 de la constitution de 1976 pose le principe de la séparation de l’Église et de l’État.

La constitution de 1976 reprend en fait un principe qui existe au Portugal depuis 1910. Pour lire la Constitution de 1976 

 

L’article 41 est ainsi formulé :

- « 1. La liberté de conscience, de religion et de culte est inviolable.

- 2. Nul ne peut être poursuivi, privé de droits ou dispensé d'obligations ou de devoirs civiques en raison de ses convictions ou de ses pratiques religieuses.

- 3. Nul ne peut être interrogé, par aucune autorité, au sujet de ses convictions ou de ses pratiques religieuses, sauf pour le recueil de données statistiques qui ne permettront pas d'identifier les personnes auprès de qui elles ont été obtenues, ni subir de préjudice pour avoir refusé de répondre.

- 4. Les Églises et les communautés religieuses sont séparées de l'État et peuvent librement s'organiser, exercer leurs fonctions et célébrer leur culte.

- 5. La liberté de l'enseignement de toute religion réalisée dans le cadre de chaque confession est garantie, ainsi que l'utilisation de ses propres moyens d'information pour l'exercice de ses activités.

- 6. Le droit à l'objection de conscience est garanti, conformément à la loi. »

Enfin, depuis 1940 le Portugal vit sous un régime de concordat : enseignement religieux dans les écoles publiques par les prêtes, validité civile du mariage religieux, rémunération des prêtres comme officiers d’état civil et enseignants.

 

 Source : Dossier établi par Mademoiselle Aurore RUBIO, étudiante en troisième cycle de Droit et d'Histoire.

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