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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 18:30

Hongrie-Carte.gifLa Hongrie. Pays d'Europe centrale de dix millions d'habitants, pour une superficie de moins d'un cinquième de la France, la Hongrie est membre de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004. Ses voisins directs sont entre autres l'Autriche, la Slovaquie ou encore l'Ukraine et la Roumanie. Jusqu'ici, la Hongrie faisait parler d'elle notamment grâce au rayonnement culturel de sa capitale, Budapest, et politiquement suite à sa présidence de l'Union européenne au premier semestre 2011. Un long fleuve tranquille, ou presque... En effet, la Hongrie provoque de plus en plus de remous depuis quelques semaines maintenant, notamment par le biais de Viktor Orban, son Ministre-Président, et par l'application le 1er janvier 2012 de sa toute nouvelle Constitution ultra-nationaliste, qui vient couronner une longue série de lois, de réformes et de décisions politiques plus loufoques et dérangeantes les unes que les autres.- Source Agoravox -Lire la suite

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 06:38

justice.gifLe procès tant attendu des quatre plus hauts responsables khmers rouges encore en vie, jugés notamment pour génocide, s'est officiellement ouvert lundi 27 juin au matin à Phnom Penh devant le tribunal parrainé par l'ONU, plus de trente ans après les faits.

L'idéologue du régime de Pol Pot ou "Frère Numéro Deux" Nuon Chea, le ministre des Affaires étrangères Ieng Sary, le président du "Kampuchea démocratique" Khieu Samphanet la ministre des Affaires sociales Ieng Thirith répondent de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

Nuon Chea, "pas content"

Les quatre accusés âgés de 79 à 85 ans, visiblement fatigués, étaient présents dans le box des accusés.

"Je ne suis pas content de cette audience" a brièvement déclaré Nuon Chea, portant des lunettes noires pour protéger ses yeux de la lumière, avant de préciser que son avocat prendrait le relais plus tard.

Un procès "important" et "complexe"

Les cadres politiques du régime devront s'expliquer sur la mise en oeuvre méthodique et calculée, entre 1975 et 1979, d'une utopie marxiste délirante qui a tué d'épuisement, de famine, de maladie ou à la suite de tortures et d'exécutions quelque deux millions de personnes, soit un quart de la population du Cambodge de l'époque.

Le terme de génocide est communément utilisé pour évoquer cette période, mais les atrocités commises contre la population khmère ne sont pas reconnues comme tel par l'ONU. Ce chef d'accusation ne concerne donc que le massacre des Vietnamiens et de la minorité ethnique des Chams musulmans.

"Il n'y a jamais eu d'affaire aussi importante et aussi complexe depuis Nuremberg", avait déclaré il y a quelques jours le co-procureur international Andrew Cayley, en référence aux procès des dirigeants nazis après la Seconde guerre mondiale.

"C'est le procès le plus important que connaîtra jamais" le tribunal parrainé par l'ONU, juridiction hybride mise en place en 2006 après des années de tergiversations, avait-il ajouté.

Près de 4.000 parties civiles

Ce procès tranche avec les autres juridictions internationales exceptionnelles de part le monde, puisqu'il est organisé sur le lieu où les atrocités ont été commises. A l'inverse notamment du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (La Haye) et du TPI pour le Rwanda (Arusha, Tanzanie).

De lundi 27 à jeudi 30 juin, ces audiences préliminaires seront consacrées à des questions de procédures, notamment les listes de témoins. Avant une suspension pour quelques semaines d'un procès qui doit durer des années.

Les observateurs et les quelque 4.000 parties civiles redoutent par dessus tout que certains des accusés ne vivent assez longtemps pour entendre le verdict, et que leur défense ne se concentre sur une stratégie d'obstruction.

Les accusés entendus en août

Les premiers témoignages des quatre anciens responsables, en détention dans un bâtiment attenant au tribunal depuis leur arrestation en 2007, ne sont attendus qu'au plus tôt en août.

Et même s'ils ont déjà été jugés coupables par l'Histoire, ils devraient rejeter toutes les accusations portées contre eux, même si certains ont reconnu les faits par le passé. Comme Nuon Chea, qui dans un récent documentaire, a admis le massacre de "traîtres" qui n'avaient pu être "rééduqués" ni "corrigés".

Acquittment en appel pour "Douch" ?

Lors de son premier procès, le tribunal a condamné en juillet 2010 à 30 ans de prison Kaing Guek Eav, alias "Douch", ancien chef de la prison de Tuol Sleng où 15.000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées.

Douch, qui a fait des aveux complets et demandé pardon aux victimes, a finalement demandé son acquittement en appel, assurant ne pas avoir été un haut responsable du régime. Un jugement est attendu dans les prochaines semaines.

Source Le Nouvel Observateur - AFP

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 20:19

Evstafiev-ratko-mladic-1993-w.jpgBELGRADE, Serbia —Communiqué Associated press-  Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche devant le Parlement serbe à Belgrade pour demander la libération de Ratko Mladic, l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, qu'ils considèrent comme un héros. Ils refusent son extradition vers le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de La Haye, qui l'a notamment inculpé de génocide pour son rôle dans le massacre de Srebrenica en 1995.

Plus de 3.000 policiers anti-émeutes se sont positionnés autour des édifices gouvernementaux et des ambassades occidentales, craignant des violences. Les forces de l'ordre ont aussi empêché de petits groupes d'extrémistes de rejoindre la manifestation.

Dans la foule, qui rassemblait au moins 7.000 personnes, des manifestants entonnaient des chants nationalistes et brandissaient des banderoles soutenant Ratko Mladic, plusieurs scandaient des slogans d'extrême droite, une poignée de protestataires faisant le salut hitlérien.

"La coopération avec le tribunal de La Haye, c'est une trahison", expliquait un responsable du parti radical serbe (SRS; ultra-nationaliste), Lidija Vukicevic. "C'est une manifestation contre l'arrestation honteuse d'un héros serbe".

Les manifestants réclamaient le départ du président Boris Tadic, qui a ordonné l'arrestation de Ratko Mladic, dont l'Union européenne avait fait une condition sine qua non à une candidature d'adhésion serbe. Des manifestants du SRS étaient venus en cars à Belgrade. Des mouvements d'extrême droite et des groupes de hooligans ont aussi appelés leurs partisans à venir en nombre.

Ratko Mladic, 69 ans, a été arrêté jeudi dans un village du nord de la Serbie après avoir échappé pendant près de 16 ans au TPIY. AP

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Mladić est né dans le village de Bozanovici situé près du mont Treskavica, au sud-est de Sarajevo, dans la municipalité de Kalinovik à l'ouest deGoražde, en Bosnie (région) L'endroit est à cette époque une partie de l'éphémère État indépendant de Croatie, ou NDH, l'État fantoche créé après que l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste ont envahi et démembré le Royaume de Yougoslavie en 1941. Son père, Nedjo Mladić (1909-1945), qui fait partie du mouvement des Partisans de Tito, est tué par les Oustachis au cours du printemps 1945, juste avant la fin de laSeconde Guerre mondiale, alors qu'il dirigeait une attaque partisane contre le village d'origine de Ante Pavelić.

 

Massacre de SrebrenicaVers le 12 juillet 1995, le général Mladic était à Potocari, un village dans lequel de 28 000 musulmans de Srebrenica se sont réfugiés dans une quête désespérée de trouver abri auprès des casques bleus hollandais de l'ONU qui étaient là. Durant les quelques jours qui suivirent entre 2000 et 4000 hommes musulmans capturés, dont des adolescents furent massacrés. Des messages radio interceptés indiquent que Mladic était présent au début des exécutions. Selon une source de l'ONU, après les premiers jours de massacre, Mladic dit au commandant hollandais de l'ONU, qu'il détenait aux arrêts à Potocari, que les forces serbes "avaient tué beaucoup de gens parce qu'ils avaient essayé de s'enfuir de Srebrenica"6. Le bilan des morts est estimés à 8100 morts

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 07:07

Espagne.jpgEspagne, l'avenir des indignés

Les élections espagnoles sont passées, mais les Indignés de la Puerta del Sol, à Madrid, ne comptent pas plier bagage. Comment leur mouvement peut-il évoluer? Notre correspondante est allée leur poser la question.

A l'atelier menuiserie, on donne des coups de marteaux à tour de bras. On fabrique des étagères, on rafistole des tables ou des chaises. 100% récup et recyclage, bien sûr. Sur la Puerta del Sol, les assemblées et les réunions de commissions se poursuivent. La vie suit la routine de plus en plus rodée qui s'est établie en une semaine dans le campement de bâches bleues des Indignés. Comme si le petit village autogéré de la rébellion s'installait pour durer. Pourtant du côté des coordinateurs du mouvement, on pense au départ.  

"Sol, c'est le kilomètre zéro de notre résistance, explique Juan, photographe free-lance de 26 ans, qui est devenu l'un des piliers du mouvement. Mais on sait bien que notre temps d'installation sur la place a une durée limitée. C'est un lieu trop central et symbolique de la ville. On ne peut pas y rester."  

"Le mouvement va muter"

Dimanche dernier, l'assemblée générale a voté la prolongation de l'occupation pendant une semaine, pour se donner le temps depréparer l'avenir du mouvement. "Il ne va pas s'éteindre, il va muter, affirme Jonathan, membre de la commission d'organisation du campement. On veut transférer les énergies etsortir dans les quartiers. On est en contact avec les associations pour organiser des assemblées locales... Les premières réunions auront lieu ce samedi 28."  

Pendant ce temps, les rumeurs d'une expulsion imminentecourent sur le campement. Etre délogés par la police? "On n'y croit pas vraiment, affirme Edu, élève ingénieur arrivé avec son sac de couchage il y a cinq jours. On en a parlé avec les policiers qui surveillent les alentours. Ils savent qu'on a prévu d'être ici jusqu'à dimanche. Ils voient bien qu'on est un mouvement pacifique et personne ne veut chercher des images d'affrontement." 

Dimanche 22, les élections municipales se sont soldées par un ras de marée de la droite, à un an des législatives. Constat d'échec en règle pour le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, qui fait les frais de la crise économique et du plan d'austérité accompagné de coupes sociales mis en marche depuis un an.  

"Pour nous les élections ne changent rien, déclare Noelia, l'une des porte-parole du mouvement. On dénonce ce système de représentation politique, qui nous force à choisir entre deux fois la même chose, puisque la droite et la gauche appliquent la même politique économique. Au final c'est le système financier qui nous gouverne..." 

Ce que les partis leur répondent...

Les partis politiques encaissent la critique à distance, pris de court par l'ampleur du mouvement. Du côté des socialistes on se borne à manifester une sympathie générique. A commencer par José Luis Rodriguez Zapatero, qui a déclaré "Si j'avais 25 ans je serais surement à la Puerta del Sol", comme si le mouvement n'était pas la critique en règle de sa propre impuissance en tant dirigeant de gauche.  

A droite, un porte-parole du Parti Populaire compatit sur la "frustration" de la jeune au chômage et propose, presque sans ironie, de voter PP pour que ça change. "Seul Thomas Gomez, le candidat socialiste à la région de Madrid, a voulu nous rencontrer, juste avant les élections. On lui a dit que ce n'était ni le moment ni le lieu... c'est trop facile de jouer la récup." Depuis les élections, plus rien.  

"Si quelque chose a bougé dans les partis, on aimerait bien le savoir", dit Juan. Mais s'ils misent sur l'extinction du mouvement, ils se trompent: "Quoi qu'il arrive maintenant, je crois qu'on a déjà gagné... on a levé les enthousiasmes. Il faut continuer les efforts, c'est un début magnifique et fort... mais maintenant il faut durer." 

 

Source L’Express 24/5/2011

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:32

La Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples saisie d'une plainte contre la Libye

15 avril 2011 Communiqué de la FIDH
 
Lybie CarteLa Libye a 60 jours pour répondre à une plainte portant sur des violations graves et massives de la Charte africaine, notamment la répression des manifestations pacifiques et l’utilisation d’armes lourdes contre la population.
Nos organisations saluent la décision prise par la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), le 3 mars 2011, de saisir la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cour africaine) d’une plainte contre la Libye. Cette plainte répond aux communications transmises par nos organisations à la CADHP requérant une telle action. 

“C’est la première fois depuis sa création que la Cour est saisie d’une plainte déposée par la CADHP sur la base de communications reçues par des ONG. C’est une étape historique franchie par les instruments régionaux de protection des droits humains porteuse d’espoir pour tous les individus victimes de violations de leurs droits par un Etat. Nous sommes fier d’avoir contribué au déclenchement de cette importante procédure”, a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. 

Se fondant sur des informations recueillies par nos organisations, la CADHP a déposé une plainte auprès de la Cour africaine contre la Libye portant sur la violation grave et massive des dispositions de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ratifiée par la Libye en 1986. Notamment, la CADHP dénonce la répression par les forces de sécurité des manifestations pacifiques de février 2011, l’utilisation excessive d’armes lourdes contre la population, ainsi que les arrestations et détentions de manifestants. ...Lire la suite
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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:28

Monument of the Martyrs 01 Algiers18 avril 2011 Des militants associatifs et syndicaux algériens de différentes wilayas du pays se sont réunis à Alger les 15 et 16 avril 2011 dans un séminaire sur les droits économiques, sociaux et culturels (DESC) organisé par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) et le Collectif des familles de diparus en Algérie (CFDA).

 

 Ce séminaire fait suite à la publication d’un rapport de ces trois organisations

 

 “ La mal-vie en Algérie, la situation des droits économiques, sociaux et économiques en Algérie” présenté en mai 2010 à l’occasion de l’examen de l’Algérie par le comité DESC de l’ONU en vertu de ses obligations au titre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). Dans un contexte de protestation sociale grandissante sur plusieurs fronts dans l’ensemble du pays, les participants ont mis en lumière les principales violations des droits économiques, sociaux et culturels parmi lesquelles les atteintes au droit à des conditions de vie décentes, en particulier au droit au logement, au droit au travail, aux libertés syndicales, au droit à la santé, à l’éducation, les atteintes aux droits économiques et sociaux des groupes vulnérables, notamment les familles de disparus et les chômeurs, et les discriminations à l’égard des femmes. Les participants ont souligné l’échec des politiques publiques. Ils ont également dénoncé la corruption généralisée qui freine le développement socio-économique et entrave l’accès égalitaire aux droits économiques, sociaux et culturels. Les participants ont insisté sur l’extrême difficulté de progresser dans le champ économique et social en l’absence de respect des droits civils et politiques. Ils considèrent que la réalisation des DESC est étroitement liée à la démocratisation et à l’existence d’un Etat de droit. Les difficultés d’accès à l’information, l’opacité des comptes publics, les nombreuses entraves aux activités des associations et des syndicats autonomes et les pratiques arbitraires du régime ont été dénoncées...Lire la suite

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:46

signalisation_001_1_.gifAlors que la situation est loin d'être stabilisée dans les centrales japonaises, Le Figaro fait le point sur le phénomène physique de la radioactivité et explique les conséquences des accidents nucléaires sur la santé humaine. Source le Figaro  Sandrine Cabut- Anne Jouan- Jean-Luc Nothias- 17 Mars 2011-

 

• La radioactivité est-elle une création humaine ou bien existe-t-elle naturellement ? 

Oui, la radioactivité existe à l'état naturel. Au cœur des atomes, se trouvent les noyaux. Certains, plus fragiles que d'autres, se brisent spontanément (c'est la fission) en dégageant de l'énergie sous la forme de chaleur et de rayonnements. C'est cette énergie que l'on peut mesurer. Ce sont les rayonnements ainsi émis que l'on appelle la radioactivité. Même le corps humain ou les maisons de granit en Bretagne (3 mSv) en dégagent. Lors d'un voyage en avion, le rayonnement cosmique entraîne une irradiation de 0,05 mSv pour un aller-retour Paris-New York.

Les premiers effets émis par des sels d'uranium ont été découverts en 1896 par Henri Becquerel. L'année suivante, Marie Curie choisit ce sujet d'étude pour sa thèse. Elle travaillera la question avec son mari, Pierre. Tous les trois recevront le prix Nobel de physique en 1903 pour ces travaux. Depuis, l'homme s'efforce de domestiquer cette source d'énergie.

 

• Quelles sont les substances radioactives émises lors d'un accident nucléaire ? 

Dans un nuage issu d'un accident nucléaire, on trouve des substances volatiles liées à la fission au cœur du réacteur nucléaire. Ce sont principalement des molécules d'iode et de césium. Et ce sont elles qui ont le plus grand impact immédiat sur la santé. L'autre danger est lié aux rayonnements invisibles comme ceux provoqués par les particules alpha et bêta, et les rayonnements gamma (proches des rayons X). Ceux-ci sont d'autant plus dangereux que l'on est proche de leur source d'émission.

 

• Que devient le nuage radioactif ? 

Pour l'instant, contrairement à la catastrophe de Tchernobyl, les émissions toxiques des réacteurs accidentés ne sont pas montées très haut dans l'atmosphère. Les facteurs météorologiques, vent et intempéries, auront une influence capitale sur son devenir, dans le temps et l'espace. La composition précise du nuage en particules radioactives sera aussi déterminante: la quantité d'iode se divise par deux tous les huit jours, tandis que la période est de l'ordre de trente ans pour le césium. Pour l'Hexagone, les prévisions sont plutôt rassurantes. «Il est peu probable que cet événement (au Japon) ait des conséquences en France, néanmoins il a été demandé à l'IRSN de (le) vérifier par des calculs prenant en compte les scénarios les plus extrêmes», selon Olivier Gupta, directeur général adjoint de l'ASN, lors d'une conférence de presse. En revanche, «il y aura des particules détectées dans l'atmosphère dans le monde entier», a estimé mercredi Jacques Repussard, directeur de l'IRSN.

 

• Quelle est la différence entre irradiation et contamination ? 

Souvent confondus, ces termes sont pourtant bien distincts. L'irradiation est la conséquence directe d'une exposition externe d'un corps (qu'il soit vivant ou inerte) à des rayonnements ionisants. On parle en revanche de contamination quand un produit radioactif se dépose sur une personne ou un objet ou lorsqu'il est inhalé ou ingéré. Dans le cas d'une irradiation, l'effet cesse quand on éloigne l'objet ou la personne de la source de rayonnement.

En revanche, en cas de contamination, la production de radioactivité est continue et durable tant que la source de contamination n'a pas été éliminée. En cas d'accident nucléaire, les travailleurs sont surtout exposés aux irradiations. Les populations vivant à proximité des centrales risquent surtout une contamination, les particules radioactives pénétrant dans l'organisme par la peau ou par inhalation. La contamination peut aussi se faire indirectement par voie digestive, en ingérant des aliments contaminés.

 

• Quels sont les risques pour la santé ? 

Les conséquences pour l'organisme dépendent largement de la dose reçue. Celle-ci peut atteindre plusieurs sieverts pour les travailleurs proches du cœur des réacteurs des centrales. Sans traitement, l'exposition à une dose de 6 sieverts (Sv) est mortelle dans 100% des cas. Une exposition à des doses plus faibles, de l'ordre de un sievert, entraîne un syndrome d'irradiation aiguë.

Celui-ci se traduit par des vomissements dans les heures suivant l'irradiation, puis d'autres symptômes surviennent après une latence de quelques jours: fièvre, diarrhées, hémorragies, infections… Ces signes traduisent une destruction massive des cellules de l'organisme. Celles de la paroi digestive et de la moelle osseuse (précurseurs des globules rouges, globules blancs et plaquettes) sont les plus sensibles aux radiations. Les tissus embryonnaires et les organes reproducteurs sont aussi très radiosensibles, ce qui explique le risque de malformations fœtales, et de stérilité, chez l'homme comme chez la femme.

 

À long terme, après plusieurs années, un excès de cancers (leucémies, tumeurs de la thyroïde, des poumons) est observé. C'est la principale conséquence pour les populations vivant à proximité des centrales nucléaires. Le risque de cancer est proportionnel à la dose reçue: il apparaît pour une exposition supérieure à 100 mSv, et augmente de 5,5% par sievert.

 

Seules les tumeurs de la glande thyroïde peuvent être efficacement prévenues, par la prise précoce de comprimés d'iode.

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 17:48
ChineAppel pour les droits en Chine - Appel à soutien aux avocats et intellectuels chinois emprisonnés pour avoir affiché leur sympathie envers les révolutions du monde arabe. La chute des régimes tunisien et égyptien et les troubles persistants dans plusieurs autres pays arabes ont décidé les démocrates de Chine à célébrer chaque dimanche la « révolution de jasmin » par des manifestations pacifiques dans les plus grandes villes du pays. Dès le début des contestations populaires, les autorités chinoises ont manifesté leurs craintes et leur rejet du « pouvoir de la rue » ; elles ont veillé à empêcher toute extension d’un mouvement jugé dangereux pour le pouvoir. Outre le strict contrôle de l’information et la présentation péjorative des soulèvements, elles procèdent depuis deux semaines à des arrestations de militants des droits civiques, parmi lesquels nombre d’avocats, d’écrivains et d’intellectuels. Citons, sans prétendre être exhaustif, les disparitions forcées (19 février) des avocats Teng Biao, Jiang Tianyong, Tang Jitian ; la mise en détention du juriste Xu Zhiyong ; l’agression dont a été victime l’avocat Liu Shihui ; les arrestations des intellectuels Ran Yunfei, Hua Chunhui, Liang Haiyi, Ding Mao, Chen Wei et Pu Fei pour « subversion du pouvoir d’Etat » ou « incitation à la subversion du pouvoir d’Etat ». On est sans nouvelles des lieux et des conditions de détention de toutes ces personnes.
 

La Ligue des droits de l’Homme demande au gouvernement chinois de mettre un terme sans délai à ces violations flagrantes de la Constitution et des droits de l’Homme qu’il prétend garantir. Elle lance un pressant appel à toutes les instances et à tous les individus épris de liberté, en particulier les confrères avocats et les intellectuels, pour qu’ils agissent au plus vite, selon leur moyen et dans leur sphère d’action, afin d’obtenir la remise en liberté de tous les citoyens chinois, victimes de leur sympathie pour le mouvement de libération en cours dans le monde arabe.

 

Communiqué LDH Paris, le 14 mars 2011

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 13:34

Le Yémen doit mettre fin aux attaques meurtrières contre les manifestants

C'est la deuxième fois en trois semaines que des manifestants sont tués lors de raids nocturnes à Sanaa.

9 mars 2011 Selon Amnesty  International

 

Les autorités yéménites doivent mettre un terme aux raids nocturnes meurtriers et autres attaques visant les manifestants, a déclaré Amnesty International mercredi 9 mars, après qu'un manifestant a été tué et une centaine blessés dans la capitale Sanaa, tard dans la soirée du mardi 8 mars.

Selon les médias, les forces de sécurité ont utilisé des balles réelles et des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui campent devant l’université de Sanaa. Ils réclament la fin du régime du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

« C’est la deuxième fois en trois semaines que des manifestants ont trouvé la mort lors de raids nocturnes effectués par les forces de sécurité dans la capitale, a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

« Les autorités doivent mettre immédiatement un terme à ces tactiques brutales, fort inquiétantes, qui débouchent sur la mort de manifestants. Les citoyens doivent être autorisés à se réunir et à manifester en paix. »

Une trentaine de personnes auraient été tuées au Yémen dans le cadre du mouvement de contestation qui s’est amorcé au début du mois de février. Les manifestants revendiquent une réforme gouvernementale et la fin de la corruption et du chômage.  Lire la suite

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 07:32
Appel pour une intervention solidaire de l’Union européenne en Méditerranée
 
"Alors que des changements politiques majeurs, annonçant la fin de régimes autoritaires, sont amorcés au sud de la Méditerranée, les gouvernements et les instances de l’Union européenne se montrent avant tout préoccupés de se protéger contre « les flux migratoires incontrôlables » que pourraient entraîner ces bouleversements.

 

Les experts et les services diplomatiques, qui n’ont rien vu venir des mouvements politiques en cours, ne craignent pas aujourd’hui d’affirmer que des milliers de migrants risquent de déferler sur les territoires européens.

 

L’UE a adopté en 2001 un dispositif dit de « protection temporaire » pour les ressortissants d’Etats qui, victimes d’une catastrophe naturelle, de troubles politiques dans leur pays ou de conflits armés, auraient besoin en urgence de trouver un abri en Europe. Mais « à l’heure actuelle, il n’y a pas de flux de réfugiés en provenance de Libye », s’est empressée d’indiquer la Commission européenne. Dans le même temps elle envoie des patrouilles sur ses frontières maritimes, via Frontex, pour empêcher les réfugiés potentiels, assimilés à des migrants clandestins, de traverser la Méditerranée !...."

 

Lire la suite

 

(Source: Ligue des Droits de l'Homme)

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