Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Références

Revenir à l'accueil?

  Cliquez ci dessous

image002-63x64_1_.gif

 

 

TEXTES

FONDAMENTAUX

   

imagescah5x4h8.jpg

Histoire de l'esclavage

 

Histoire du droit de vote

 

Laïcité, texes fondamentaux

 

Déclaration universelle des droits de l'homme 1948

 

Déclaration des droits de l'Homme 1789

 

La démocratie à Athènes

 

Loi de séparation des églises et de l'Etat 1905

 

J'accuse d'Emile Zola

  

Robert Badinter
60ème  anniversaire de la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme
 
 

Catherine Kintzler

Qu'est ce que le communatarisme  

  

 

De la race en Amérique

Obama    

 

 

Pratique

DOSSIER DU MOIS

  

La-cit-.jpg

  La laïcité dans le monde

 

La laïcité en Turquie

La laïcité en Grèce

La laïcité en Belgique

La laïcité au Portugal

La laïcité en Allemagne

La laïcité aux Etats Unis

L'actualité de la laïcité

 

 

OUTILS   

 

 

   Rituels républicains

Pour vos cérémonies de
baptêmes républicains,
mariages civils...

 

Enseigner la démocratie

   Outils pour les enseignants 

  

Apprendre l'Europe en jouant
Quiz sur l'Europe 

Créer son propre blog? 

 mode d'emploi    

   

 

 

  

Revenir à l'accueil?

image002-63x64_1_.gif

 

 

28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:35

Logement.jpgLa Loi Bouttin, prétendument sociale, interdit à un propriétaire louant son logement à des salariés non étudiants, de cumuler une assurance contre les loyers impayés, et  la demande d’un garant. Résultat : les assureurs ont renforcé leurs exigences et exigé que les locataires salariés aient des revenus supérieur à 3,5 fois le loyer plus les charges.. Soit pour un loyer moyen à Paris d’un studio de 20m2 :  3,5X(650+-60) = 2485€.   De fait tout jeune salarié avec un emploi stable, y compris jeunes fonctionnaire cherchant un studio à Paris se trouve exclu. La priorité affichée (notamment par le Président de la République) est pourtant le logement des jeunes....

Politique en danger = Démocratie menacée

Les politiques et élus revendiquent leur représentativité et parfois la nécessité du cumul des mandats pour la renforcer. Nombre d’électeurs relayés par les médias leur reprochent de s’éloigner des préoccupations de leurs électeurs. Au de là des polémiques stériles, l’Observatoire de la démocratie répond à ces derniers  que politique et démocratie sont indissociables.  Mais il entend démontrer aux élus l’écart qui les séparent de la réalité par des exemples concrets. 1er exemple- le logement

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 09:04

LOGO OD Janv 2011La Loi française exige un certain nombre de parrainages d'élus pour tous candidats aux élections présidentielles. Le Front National demande de façon récurrente qu'il soit anonyme. Beaucoup aujourd'hui lui emboitent le pas, au motif que le secret de ce parrainage garantirait la démocratie.

 

Si le secret du vote des citoyens est effectivement une régle fondamentale de la démocratie, il repose sur l'idée que l'électeur doit voter en conscience et n'a de compte à rendre qu'à lui même.

 

Mais dans le cas du parrainage pour les élections présidentielles, il ne concerne pas les électeurs mais les élus eux mêmes. Or les électeurs, qui ont désigné ces élus ont le droit de savoir  ce qu'ils  font de leurs suffrages. En clair, un Maire qui parraine un candidat à l'élection présidentiellle, ne le fait pas en tant que simple citoyen, mais en vertu du mandat que lui ont confié ses propres électeurs et administrés. Au nom de quoi devrait il leur dissimuler son choix ? Il n'est pas censé agir seul, face à sa propre conscience, mais au nom de ceux qu'il administre, et auxquels il doit rendre compte en toute transparence. 

 

C'est pourquoi  l'anonymat  des parrainages des candidats à l'élection présidentielle nous paraît contraire à la démocratie. Allez, monsieur le Maire, un peu de courage !

 

Pour l'Observatoire de la Démocratie,

Jean-Francis Dauriac

 

 

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 08:21

La lutte contre les discriminations ne s'accommode d'aucun adjectif, fut il celui de "positive".

Jean-Francis Dauriac

 

jfd_pro_6.jpgSous prétexte de lutte contre les discriminations le Parti Socialiste a instauré des quotas, c'est à dires des circonscriptions pour les prochaines élections législatives réservées, à ce que pudiquement il appelle des "minorités visibles" .  Il s'agirait de discrimination dîte "positive" visant à corriger la sous représentation des français d'origine étrangére à l'Assemblée Nationale et améliorer ainsi sa représentativité. Généreuse intention, pour le moins discutable.

 

Il est d'abord selon nous insultant, de demander à un individu de mettre en avant son origine ou sa couleur de peau, pour prétendre à des responsabilités. Sa dignité lui commande d'être reconnu au même titre que n'importe qui, sans distinction fondée sur la couleur de peau ou l'origine ethnique ou géographique.  De ce point de vue sa réussite n'est que fiction.

 

Il s'agit ensuite d'une dangereuse discrimination, et le qualitif de "positif" ne lui enlève rien. De la même façon qu'il n' y pas par exemple de laïcité positive ou négative, la discrimination reste de la discrimination, vis à vis de lui même et .. vis à vis de celui qui aurait pu prétendre aux mêmes responsabilités, mais s'en trouve écarté en raison de ses origines ou de sa couleur de peau , fut elle blanche et française de longue date. 

 

C'est aussi admettre et consacrer qu'il n'y aurait pas d'autres moyens de lutter contre ce type de discriminations et revient à traiter tous les adhérents du parti socialiste de "racistes", puisqu'à défaut de ces régles, ils ne seraient pas capables de les désigner pour leurs seuls mérites...Cela pose un certain nombre de question sur les valeurs que prétend incarner le Parti Socialiste.

 

Enfin le problème de la représentativité de l'Assemblée Nationale nous semble bien plus large que celui de la représentation des minorités dîtes "visibles" et mérite une approche sociale . Combien de personnes d'origine modestes, employés , ouvriers, siègent à l'Assemblée Nationale. Dans la mesure où ce sont dans ces "couches sociales" que les descendants d'immigrés de première ou seconde génération sont les plus nombreux, leur accés aux responsabilités constituerait bien "une pierre pour deux coups" et améliorerait la représentativité de nos élus en général. Et plus largement combien de parlementaires sont réellement engagés dans la vie active au moment de leur désignation? Le nombre de candidats désignés par le PS déjà élus, ou occupant des fonctions de permanents, assistants parlementaires, membres de Cabinets ou collaborateurs d'élus gagnerait à être observé.

 

Au fur et à mesure que la politique se professionnalise et que les partis deviennent de grandes machines électorales, la représentativité des partis et donc des responsabilités électives se dégrade. Les réponses sont plus à rechercher dans le mode de recrutement et de fonctionnement des partis que dans l'instauration de quotas. Qu'est ce qu'un parti et  quelles nouvelles façons de faire de la politique au XXIème siècle nous paraissent le véritable enjeu de notre époque.

 

A débattre pour amiliorer une démocratie qui bienque toujours imparfaite, doit être sans cesse repensée et remise sur l'ouvrage. Mais nous pensons que les quotas de "minorités dites visibles " sont une fausse réponse à un vrai problème de représentativité bien plus général.  

 

Jean-Francis Dauriac

Président de l'Observatoire de la Démocratie

 

 

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 08:26

jfd_pro_6.jpgLes marchés financiers viennent d'avoir raison de Papandréou et bientôt de Berlusconi. Il ne s'agit point de s'apitoyer sur les deux hommes mais de constater que ce que n'ont pu obtenir les grecs, ni les italiens, l'a été par les ...marchés financiers. Bel exemple et confirmation de leur suprématie pour ceux qui, en Europe, en doutaient. On se souvient du référendum sur le traié européen en France. Parmi les partisans du NON, certains (Laurent Fabius et d'autres) dénonçaient la soumission de l'Europe à l'économie et aux marchés et appelaient un contenu européen, des outils politiques, une Europe recentrée et à "géométrie variable " pour y parvenir. Ils se faisaient traiter "d'anti-européens" et avaient vainement gagné les élections. Où en est on aujourd'hui? Qui, de sérieux,  n'appelle pas, sous contrainte et dans le pire des moments pour lutter contre la crise, un recentrage autour du couple franco-allemand, une autorité politique européenne...?

 

Comment ne pas voir qu'aprés la guerre froide, c'est de l'interieur que le communisme s'est effondré et que c'est de l'interieur, entendez de lui même, que le capitalisme risque fort d'en faire de même. La vraie question qui se pose n'est elle pas dés lors: quel monde aprés le capitalisme? Qui peut au moins essayer d'en balayer le champs des possibles, d'en proposer une vision, si ce ne sont les intellectuels?

 

Quels intellectuels? Où sont ils? Que disent ils?

Une des pannes rarement dénoncées de nos sociétés est bien la disparition de ceux qui, comme jadis, Sartre, Foucault, et d'autres pensaient le monde et l'éclairaient, en orientaient les débats, polarisaient d'utiles et salutaires polémiques. Leur rôle et leur place n'ont ils pas été un peu vite remplacés par des journalistes ou commentateurs autoproclamés ou élus de l'audimat, de pseudo stars ou nouveaux philosophes en mal de reconnaissance?

 

Seuls s'expriment non sans danger,  ceux qui en appellent au "peuple", en général ceux qui savent pouvoir le manipuler et parler avantageusement en son nom, ou lui preter ce qu'il ne pense pas.

 

N'a t on rien d'autre pour méditer un peu, penser et préparer notre avenir?

 

Jean-Francis Dauriac

 

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:19

JurgenHabermas.jpg

 La démocratie et la formation de l'opinion et de la volonté- La conception de la démocratie d'Habermas se concrétise d'abord dans l'entreprise démocratique de promouvoir la formation de l'opinion et de la volonté pouvant prendre en charge le projet d'un "nous juridique". Ce projet juridique doit, en effet, être mobilisé, soutenu et promulgué par des processus démocratiques de formation de l'opinion et de la volonté.

Nous pouvons dire que l'objectif des processus démocratiques est, dans le domaine du droit, de produire une opinion et une volonté commune. L'objectif est, en fait, de mobiliser des individus concrets avec leur histoire, leur morale, leur sensibilité, pour, avec les ressources que leur donnent leurs mondes vécus respectifs, ouvrir sur des solutions consensuelles. Nous avons donc, d'un côté, la question d'une formation de l'opinion et de la volonté par les processus démocratiques, et de l'autre, la co-originarité des droits sur l'axe de l'autonomie privée et publique. 

Habermas pense, en fait, la question de la formation de l'opinion et de la volonté comme intimement rattachée à un espace public. En d'autres termes, il voit leur formation accompagnée d'une publicité où nous pouvons thématiser nos questions relatives à "ce que nous devons faire". Le traitement rationnel d'une telle question suppose la formation de l'opinion et de la volonté qui peut engendrer des décisions fondées argumentativement quant à la poursuite des fins collectives et à la réglementation normative de la vie communautaire. Le projet de droit ne peut être que l'expression de l'autonomie des citoyens, au point où celle-ci est avertie et éclairée par les arguments et les raisons des autres. La démocratie présuppose, en somme, la production ouverte et non-dominée de savoirs individuels, sociaux et politiques, susceptibles d'éclairer les citoyens quant à leurs droits et quant aux enjeux pratiques qu'ils impliquent. 

L'autre conséquence du rattachement par Habermas du processus de formation de l'opinion et de la volonté, à la démocratie, est d'introduire la perspective d'une co-originarité entre l'autonomie privée et l'autonomie publique quant au droit. Il s'agit d'un lien interne, insistant sur le fait que les sujets de droit ne peuvent jouir de l'égalité en regard de leurs libertés subjectives, que s'ils s'entendent sur les aspects pertinents en vertu desquels ce qui est pareil devra être traité pareillement, et ce qui est différent, différemment. La conception démocratique du droit d'Habermas regroupe les deux formes de l'autonomie dans le processus démocratique et celui-ci peut, seul, permettre aux personnes concernées de formuler de façon adéquate, dans le cadre de débats publics, les aspects significatifs de l'autonomie privée pour le projet moderne du droit. 

Nous pouvons dire que l'accent qu'Habermas met sur la formation de l'opinion et de la volonté démocratique remplace l'insistance des libéraux sur la liberté négative et les droits prépolitiques. Le système de droit est politique et soumis aux changements intervenus dans la formation de l'opinion et de la volonté, et surtout, selon Habermas, en lui se conjugue aussi bien la légitimité que la légalité du projet juridique moderne

  

A lire aussi

Notre dossier " Universalité"

Notre dossier " Démocratie"

 

Extrait de Habermas et la conception démocratique du droit -

Par Bjarne Melkevik, Faculté de droit de Laval.

 

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:13

 

h 4 ill 773592 pierre-rosanvallonLa contre-démocratie analysée ici par Pierre Rosanvallon désigne l'ensemble des instruments de surveillance et d'évaluation des gouvernants qui concourent à l'exercice de la citoyenneté. Ces instruments exercent un contre-pouvoir propice à limiter l'absolutisme des gouvernants, fussent-ils légitimés par le sacre de l'élection.

Mais ils peuvent aussi concourir à l'affaiblissement de la démocratie et révéler la distance qui sépare les gouvernants des gouvernés. Face à une société civile mobilisée mais divisée, les gouvernants voient leur capacité d'agir fortement limitée, tandis ques'ouvre la voie aux dérives populistes, fondées sur la promesse d'une politique répondant enfin aux aspirations d'un peuple fictivement réunifié. De fait, les alternances répétées observées en France depuis vingt-cinq ans expriment plusun rejet persistant des gouvernants que des votes d'adhésion contradictoires. Mais l'enjeu n'est pas d'opposer à cette crise de la démocratie représentative une démocratie participative, dont on attendrait qu'elle exprime la véritable volonté du peuple. Il est de trouver les voies d'un nouveau rapport positif à la politique, fondé sur l'adhésion à un projet qui redonne du sens au vivre ensemble.

La contre-démocratie, par Pierre Rosanvallon Ed. du Seuil, 2006, 346 p., 21 euros.

A lire aussi

Notre dossier " Universalité"

Notre dossier " Démocratie"

 


 

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 20:14
Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 05:51

Michel RocardLe genre humain, menacé

Paru dans Le Monde  2/4/11

Michel Rocard, Dominique Bourg, Florent Augagneur

Extrait: "...La démocratie sera la première victime de l'altération des conditions universelles d'existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l'échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l'eau, la fin de l'énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l'érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes... produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s'en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.

 

L'ampleur des catastrophes sociales qu'elles risquent d'engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C'est, hélas, une réalité historique objective. A cela s'ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.

Lorsque l'effondrement de l'espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l'urgence n'aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l'Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s'être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces.

Le stade ultime sera l'autodestruction de l'existence humaine, soit physiquement, soit par l'altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l'individu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C'est l'unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s'agit guère de l'avenir, il s'agit du présent. Le cyborg n'est déjà plus une figure de style cinématographique, mais une réalité de laboratoire, puisqu'il est devenu possible, grâce à des fonds publics, d'associer des cellules neuronales humaines à des dispositifs artificiels.

L'idéologie du progrès a mal tourné. ..."  Lire l'article

 

 

Ecrire un commentaire

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 14:57

LOGO OD Janv 2011Démocratie tant enviée sur notre planète par ceux qui en sont privés, démocratie tant décriée, controversée voire oubliée, chez ceux qui en ont l'immense privilège. Toujours à parfaire, elle ne résoud certes pas tous les problèmes, loin s'en faut. Mais elle offre tout de même le meilleur équilibre -ou le moins mauvais -entre libertés individuelles et nécessités collectives. En posant le principe que la Loi qui s'impose est celle d'une majorité, elle permet de vivre ensemble. En garantissant le respect du pluralisme et  des minorités, elle en corrige et limite les abus. Elle ne tend pas à l'efficacité et la gêne parfois. Elle lui permet toujours de rester humaine tout simplement. Elle n'est  que méthode et ne saurait se substituer à un quelconque idéal ou projet de société. Mais, surtout en période de crises et de mutations, n'est elle pas le dernier rempart contre tous ceux qui pensent que la fin justifie les moyens ? L'histoire nous a montré  que c'est toujours au nom d'un idéal futur que se sont déroulées les pires atrocités.....Moteur pour ceux qui  sont privés de libertés, elle est un frein et un contrepouvoir contre ceux  qui voudront toujours s'en affranchir au nom d'un monde meilleur ou de la vision personnelle  qu'ils en ont. Ils le font certes souvent au nom du peuple,  mais rarement avec son accord et au prix de combien de manipulations.  Rien ne serait peut être plus dangereux qu'une société dans laquelle tout le monde serait d'accord. Une société uniforme finit tôt ou tard en uniformes . Alors soyons là au moins et d'accord,  pour la défendre et la promouvoir. Elle n'est pas un bien simplement transmissible par héritage. Jean-Francis Dauriac, Président de l'Observatoire de la Démocratie.  

 

Ecrire un commentaire

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 18:35

imagescah5x4h8.jpgLa démocratie contrariée- Par Paul Alliès  Professeur d'Université, Secrétaire national adjoint du Parti Socialiste - Publié par Médiapart 27 Mars 2011

Les raisons sociales, culturelles et politiques de l'abstention ont fait l'objet de nombreuses analyses. Par contre le silence règne sur les structures du vote et les contraintes qui pèsent sur la liberté de cet acte présenté comme l'emblème civique de la démocratie. La manière d'organiser le scrutin en amont est rarement discutée quand advient l'élection. Et pourtant cette manière produit des effets politiques majeurs sur les résultats de celle-ci. Revue rapide et non exhaustive de ces usages qui ne sont pas que des détails. D'abord, le découpage des circonscriptions. Un sénateur américain, Elbridge Gerry s'est rendu célèbre dés 1812 pour avoir inventé le procédé permettant de dessiner les contours d'une circonscription sénatoriale à des fins strictement politiciennes et indépendantes de toute logique économique et sociale du territoire concerné. Il s'agit ni plus ni moins d'une manipulation du découpage électoral faite pour disperser les votes hostiles et regrouper les votes favorables pour emporter la majorité. La III° République a importé le gerrymandering en 1927 (pour les Bouches-du-Rhône déjà !). Les progrès de la sociologie et cartographie électorale ont érigé ce trafic au stade d'un des beaux-arts. D'où l'importance des procédures de confection des circonscriptions lesquelles évoluent en fonction de la démographie. La France continue à se distinguer en laissant le ministère de l'intérieur maître pour l'essentiel de l'opération en toute opacité. On l'a vu à partir de septembre 2008 quand Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux collectivité locales a passé l'essentiel de son temps à retoucher la "carte Pasqua" (le dernier découpage en date 28 ans plus tôt) des circonscriptions législatives. Les négociations se sont passées avec les féodaux de la majorité comme de l'opposition, garantissant des rentes de situations aux sortants généralement cumulards de mandats. Au passage, rendre plus difficile l'alternance est un souci constant: on estime qu'il faudra 1% des voix de plus à la gauche pour l'emporter en sièges en 2012. Le trafic a atteint des sommets lors de la discussion en 2010 de la réforme territoriale qui devrait s'appliquer dans trois ans et modifier complètement l'élection des conseillers généraux et régionaux. 432 cantons devraient disparaître pour laisser la place à 3471 super-cantons de 20.000 habitants en moyenne. Tout cela sera fixé par ordonnance et sans consultation publique des Conseils généraux concernés. Au final ce charcutage invente un territoire que ne reconnaît pas le citoyen, éloigné des solidarités sociales et culturelles de son travail ou de son habitat. C'est donc un facteur primaire de l'abstention et il ne sert à rien de le déplorer si on ne fait rien pour démocratiser les procédures en cause....Lire la suite

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Démocratie
commenter cet article