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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 17:42

Lors d’un compte-rendu de recherche (Dorna 1996), une hypothèse a été avancée : l’attitude machiavélique peut s’avérer la face cachée de l’attitude démocratique. Si cette appréciation demande encore à être vérifiée, une chose est certaine : il y a une machiavélisation accentuée des appareils politiques et des rouages de la « gouvernance » moderne. L’attitude rusée et sournoise du techno-politique, mise en évidence jadis par Machiavel, s’est installée à nouveau de manière saillante, mutatis mutandis, dans les pratiques du personnel politique des démocraties représentatives. Faut-il rappeler que le personnage machiavélique est un symptôme des situations de crise, dont la clef reste l'ambiguïté morale des rapports interpersonnels, les comportements de manipulation émotionnelle et le goût pour les rapports de force. Aussi les leaders néo-populistes actuels ont-ils quelque chose de commun avec les anciens « condottieri » italiens du début de la Renaissance : la maîtrise des situations, la brutalité des méthodes, la volonté de pouvoir et une acuité émotionnelle remarquable. Le grand machiavélique ne se laisse pas arrêter par les conventions morales ou culturelles de son propre milieu. Ses atouts sont nombreux : la capacité de percer les points faibles d'autrui, le calme (« tête froide ») et le manque d'engagements idéologiques forts. Ce qui lui donne une aura de force et de puissance lorsqu’il exerce le pouvoir. Selon toute vraisemblance, les comportements machiavéliques se trouvent fortement renforcés dans les situations où l’ambiguïté règne. Faut-il rappeler que justement ce sont les situations de crise démocratique qui se révèlent les plus sensibles à l’ambiguïté. De plus, l'homme politique machiavélique, contrairement à la légende, n'est pas un « ordinateur » froid et calculateur, rusé et sans scrupule. Il ne faut pas oublier que l'action politique des machiavéliques s'inscrit généralement dans l'ordre établi des choses. Les expériences de Christie et Geis (1979) sont probantes. Ainsi les machiavéliques sont généralement gagnants surtout lorsque quatre conditions se trouvent remplies.- La situation est fortement ambiguë. En ce cas, il n’y pas d’objectifs communs bien définis.- La relation est un face-à-face. Une remarquable innovation technique a introduit un moyen d’amplifier la puissance de la communication de masse tout en développant des relations face à face : la télévision. Les foyers sont transformés en petite agora et la présence d’une personnalité politique s’impose de manière dérobée dans un climat de quasi intimité - Les règles des échanges sont peu structurées. L’improvisation est toujours à l’avantage des machiavéliques. - L’engagement affectif des interlocuteurs. Tout excès d’anxiété chez les non-machiavéliques détériore leur performance et donne aux machiavéliques un grand avantage. Le retour insidieux des personnalités machiavéliques sur la scène politique est l’un des indices majeurs de la décomposition des principes démocratiques. La pratique des élites intellectuelles, trop échaudées par l’échec des modèles utopiques, se limite de plus en plus à une sorte de conspiration du silence à l’envers. Ou parfois à une adhésion honteuse aux pratiques de l’ingénierie sociale et à la survalorisation du savoir des experts comme levier unique de la bonne gestion des affaires de l’État. D’où la platitude d’un réalisme cynique et la réticence à tout engagement militant. Éléments épars, certainement, mais qui peuvent également jeter une lumière inattendue sur les fonctions du discours politique.  Disons, enfin, que la prise en compte des attitudes machiavéliques peut se révéler fort utile pour l’appréciation de celles des sujets populistes au sein des démocraties représentatives comme nous essaierons de le montrer dans la suite de ces propos. AD

Lire les "3 malaises de la démocratie" : crise de représentativité  -  question d'identité - "machiavélisation de la politique"  - Réagir? - Sous cet article, cliquez sur "ajouter commentaires"

 

 

 

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Published by Alexandre Dorna-Observatoire de la démocratie - dans Veille
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