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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 16:17

Le vrai paradigme du populisme moderne est devenu latino-américain. C’est un populisme à géométrie variable. Le «réalisme fantastique» de ces expériences politiques dont la littérature (Roa Bastos, Alejo Carpentier ou Garcia Marquez) a rendu compte à maintes reprises, résulte d'un système de «caciquisme» qui prétend intégrer, parfois brutalement, les sociétés attardées à la dynamique du capitalisme. A partir des années 30, les figures populistes latino-américaines se succèdent : des «caudillos» et «généraux» qui revêtent les habits du peuple, provoquant des changements forts et contradictoires.  De toutes les expériences populistes de ces années, de Victor Haya de la Torre au Pérou à Getulio Vargas au Brésil, en passant par Lazaro Cardenas au Mexique, c’est le populisme charismatique d’Evita et de Juan Domingo Peron, qui fait figure de modèle dans la nébuleuse politique latino-américaine. Bien entendu, cela ne doit pas faire oublier que Peron lui-même puise dans une tradition encore plus ancienne : les « pères de la patrie » de l’indépendance latino-américaine, puis quelques figures réformistes et charismatiques, telles que le chilien Arturo Alessandri (démagogue de talent), le président Hipolito Irigoyen (figure historique du radicalisme argentin), sans oublier le général Manuel Isidoro Belzú, dont la particularité fut de faire traduire en quechua le Manifeste communiste de Marx et Engels et d’en lire des passages lors de ses réunions publiques. Tous différents, mais tous identifiables, dans le verbe et dans le geste, avec le désir de proximité et l’exubérance si caractéristique des populistes.  Le « péronisme » résume à la fois une expérience inédite et un mythe. Le 17 octobre 1945, le phénomène populiste éclate au grand jour, devant les yeux incrédules d’une oligarchie bien pensante qui observe, ahurie, la masse des «cabecitas negras» (petites têtes noires) venant réclamer la libération du colonel Peron. C’est à ce moment que les talents politiques d’Evita se révèlent : elle sait incarner le rôle de première militante péroniste.  Ce succès populaire pousse Peron à considérer la perspective présidentielle. La campagne présidentielle, vive en couleurs, impose l’image d’un Peron, candidat des pauvres et des couches moyennes. Son discours se situe à mi-chemin entre le capitalisme et le socialisme, et le programme a la forme d’un «New Deal». Mais, à observer de près, l’idéologie péroniste est loin d’être un collage. Une certaine cohérence l’anime et la vertèbre. Les rapports entre la nation et le peuple s’articulent autour de l’unité symbolique de l’État national incarné par le leader. C’est la Nation qui reste au-dessus de tout clivage antagoniste. Le Général Peron réussit à gouverner presque 10 ans. Evita, son épouse, devenue un mythe, fait du «justicialisme» un mouvement politique de masse. Or, la mort d’Evita, en pleine gloire, puis la crise économique précipitent sa chute. L’image d’un Peron progressiste se vide, peu à peu au fil des années, de sa substance historique. En septembre 1955, le président s’écroule presque seul devant un coup d’État plus fracassant que meurtrier.    Certes, le retour de Peron en 1974, après l’échec des militaires, revitalise le vieux sentiment populaire, mais sa disparition quelques mois après avoir repris le pouvoir, déclenche la lente agonie et la transformation – jusqu’à nos jours – du populisme argentin.  Si le populisme argentin reste un modèle historique, les autres mouvements populistes que se succèdent en Amérique latine, depuis les années 90, sont encore perçus sous un angle quasi folklorique. Cependant, les anciennes images en blanc et noir du populisme d’antan laissent la place à l’émergence d’un néo-populisme au nom des valeurs démocratiques et libérales. Quelques exemples récents : le gouvernement de Fujimori, puis d’Alain Garcia au Pérou, le mouvement zapatiste avec leur chef charismatique, le sous-commandant Marcos, qui réussit le coup de force médiatique de mettre en échec le puissant PRI mexicain et de continuer imperturbablement sa longue marche. Le président du Venezuela, Hugo Chavez, militaire putschiste, diplômé de sciences politiques à l’Université S. Bolivar, qui jetant aux orties les deux puissantes formations traditionnelles du pays, le Coppei (démocratie chrétienne), Action Démocratie (social-démocrate) et leurs vieux leaders populistes, se hisse contre les  États-Unis. Et, sans doute, ce sont les populistes Luiz Inacio « Lula » da Silva au Brésil, Evo Morales (ami de Chavez) en Bolivie, Rafael Correa en Équateur, sans oublier l’ex-sandiniste Ruben Ortega, nouveau président du Nicaragua, qui sont en train de modifier de fond en comble le caractère et la stratégie du populisme latino-américain. Toujours est-il que le style charismatique, personnel, chaleureux et tranchant des «caudillos» reste un atout majeur du populisme pour les pays de l’ « extrême-occident ».

 

Lire notre dossier du mois de septembre 2007, sur le populisme:

Le Néo Populisme est arrivé; Les mouvements populistes; Le rôle des médias dans le populisme contemporain; le populisme à a française, de Napoléon à Bernard Tapie, en passant par De Gaulle; Le populisme latino américain; le populisme aux Etats Unis; le populisme russe,

 

 

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Published by Alexandre Dorna - dans Populisme
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