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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 07:10

Comprendre l'élection présidentielle, par Alexandre Dorna, chercheur en psychosociologie politique- Vice Président de l'Observatoire de la Démocratie-

Ces dernières élections sont révélatrices, sur le fond autant que sur la forme, d’une certaine prise de conscience nationale : nous sommes assis sur les bords d’un volcan. La brutalité du mode de développement économique inquiète le peuple et s’attaque aux fondations de l’édifice commun. Le pressentiment généralisé que nous touchons la limite d’un non retour se transforme en malaise. Il se dégage ainsi une certaine idée nostalgique d’une nation qui ne veut pas disparaître, d’une France qui ne veut pas mourir selon la formule touchante d’un candidat qui nous avait peu habitués au pathétique. L’identité donc. Sursaut exprimé avec franchise. Voilà un des sens paradoxaux (probablement le plus refoulé) de cette élection présidentielle qui marque un tournant dans la perception de la politique.      

 

 

 

 

 

         Dérisoire - me semble-t-il - de faire ici l’énième analyse journalistique sur les résultats électoraux. Or, il l’est moins de s’arrêter, brièvement, à la manière dont la grande mise en scène électorale se focalise sur la personnalité des candidats et l’exhibition argumentée de leurs vies privées. Rarement l’usage du « moi-je » n’a effacé si fortement le « nous ». Surprenant, encore, que les électeurs aient demandé si peu d’informations sur l’avenir du monde, sauf à propos d’écologie. Curieusement, les questions de l’Europe et de la culture n’ont pas eu la vedette. Aussi rarement les effets d’image ne l’auront emporté sur les confrontations d’idées. Indubitablement, les spécialistes du marketing médiatique ont joué à fond sur les registres plus intimes. Ainsi, la psychologisation de la politique, presque sans  précédent dans la vie politique française, s’est imposée. Ajoutons la tendance des électeurs-spectateurs à « gober » des formules creuses sur les « valeurs » sous le registre émotionnel. Preuve du poids de l’affectif dans la communication politique à une époque qui renonce à l’argumentation comme outil de la persuasion. Nul besoin d’insister : la réflexion critique est battue en brèche.

 

 

 

 

 

         C’est pourquoi, il faut repenser à l’onde de choc de ces élections et à ses conséquences telluriques à long terme. Est-il exagéré de penser que l’image conquérante de Napoléon s’est superposée à celle du nouveau Président ? Probablement, mais l’effet est assez troublant, car l’amalgame est là, saisissant dans le symbole, burlesque dans la réalité, mais vivante, au coin de la mémoire historique, chez un nombre considérable des électeurs, pour le meilleur ou pour le pire. Ou les deux sans doute. C’est là l’élan de renouveau ? Le style du nouveau président est-il directement en rapport avec ces symboles ? Peu importe. Le mélange irrecevable au premier abord, étonnant ensuite, d’images comparatives s’installe dans un télescopage inattendu. M. Sarkozy fait penser, à la fois, à quatre figures de l’histoire de la France moderne, bizarrement mêlées : Bonaparte, Gambetta, Clemenceau, De Gaulle… A réfléchir calmement ! 

          Revenons au factuel : Les électeurs ont exprimé, tant bien que mal, peu importe leur candidat, un diagnostic grave de la situation et un besoin de changement, l’aspiration donc d’une rupture inévitable, mais au moindre risque. Ce sentiment généralisé fut – grosso modo – entendu par les principaux candidats : aucun ne s’est déclaré héritier d’une continuité encombrante dont la responsabilité politique est largement partagée par tous les gouvernements de droite et de gauche, mais auxquels ils ont appartenu. Or, futile de le rappeler, les trois candidats principaux sont issus d’une même classe politique ou presque. La virtuosité de M. Sarkozy consista à faire oublier qu’il était un des représentants emblématiques du système en place. De son côté, Mme Royal a fait mieux : elle s’est drapée avec les habits du mitterrandisme des origines, afin d’exhumer des thèmes d’ordre (juste) et de poser, à coup de petites formules et de larges sourires, un regard perçant sur la nation oubliée sans rappeler ses fondements. La République incantatoire. Aussi, de manière presque plus singulière, M. Bayrou s’est transformé en candidat anti-système, en éveilleur de la morale publique et d’un centrisme « révolutionnaire ». En somme : tous ont également fustigé l’argent corrupteur (des patrons voyous !) tout en rendant hommage à la société libérale de marché et tous ont critiqué les médias (manipulateurs), tout en passant sous silence les réseaux journalistiques qui expliquent les connivences.

Lire toute l'analyse :

Introduction au débat

I./ Une crise charismatique et populiste retenue

II/La nouvelle bande des quatre :  

II.1Ségolène Royal,

II.2 Nicolas Sarkozy,

II.3 François Bayrou et Jean-Marie Le Pen

III/ Le renouveau du pouvoir et la quête idéologique

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Published by Alexandre Dorna - dans Positions
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