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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 07:08

           1) Le diagnostic de la situation : une crise charismatico-populiste retenue.    Je rappelle rapidement quelques truismes : Le profond malaise démocratique et la nature de l’attente d’un homme fort. L’articulation de ces deux principaux traits (en synergie)  détermine notre diagnostic sur la situation potentiellement populiste (Dorna 2004, 2006) qui se dessine en France et par delà dans le monde. Et ces élections présidentielles sont symptomatiques. Pour aller à l’essentiel, il s’agit de la présence d’un populisme résiduel qui ne cesse de se manifester à travers l’émergence des diverses figures charismatiques. La société française les identifie, d’abord, à travers la posture politiquement incorrecte de M. Le Pen. Il marque le retour d’un néo-fascisme atténué à la française, demeurant en sommeil depuis la chute de Vichy, pour se transformer lentement en un national populisme. Puis, plus tard, la crise et les malaises de la démocratie représentative ont trouvé un écho populaire dans les démarches (diverses et contradictoires) de certains hommes politiques de droite et de gauche, notamment : MM. Pasqua, De Villiers, Seguin, Tapie, Chevènement et leurs interpellations demeurent, parfois dans l’ombre, ou sont récupérées par le pragmatisme d’autres hommes politiques au pouvoir. La montée saccadée de l’extrême gauche et le déclin inexorable du PC rentrent dans le même schéma. Ainsi, si la cité résiste les coups de bélier répété du populisme, et le comportement des hommes politiques au pouvoir, font penser à une forteresse assiégée. Certes, si les différences entre toutes ses tentatives sont notoires, la trajectoire de la bombe à retardement trouve sont point d’impact lors des élections de 2002 avec l’élimination de M. Jospin et la présence au deuxième tour de M. Le Pen.

 

 

 

 

 

         La classe politique reste tétanisée. Or, encore une fois, se confirme une sentence jamais démentie : au début, les responsables et les techniciens, vous disent que vous avez tort, puis plus tard que peut-être vous aviez raison, mais que cela n'avait aucune importance (parce qu’ils contrôlent la situation !), et, enfin, jamais ne disent pas que vous aviez eu raison, mais qu’ils le savaient depuis longtemps. Curieuse dialectique.

 

 

 

 

         Entre 2002 et 2005 la « fracture sociale » s’est étendue, mais la rupture annoncée n’a pas eu lieu. Rien d’étonnant donc que les élections de 2007 se soient passées dans une ambiance de crise de crédibilité politique et de questionnement sociétal. La classe politique au pouvoir (UMP et/ou PS) s’est montrée incapable de réformer. A tant vouloir transformer la politique en science de gestion et l’autorité en technique de management, il n’est pas étonnant que les hommes politiques aient perdu la maîtrise des décisions. Le choix de conserver le statu-quo est une attitude défensive faute d’avoir conçue une vision d’avenir

 

 

 

 

         M. Sarkozy est le seul, à droite, qui l’a compris. Il fallait introduire une rupture pour éviter le pire. Le PS empêtré dans la désignation de son candidat (devenue candidate par défaut) facilite implicitement la montée inexorable du président de l’UMP. Tandis que l’attitude messianique de M. Bayrou, malgré son étonnant positionnement, à la fin de la campagne, ne réussie pas à dévier la trajectoire d’un processus de droitisation populiste récupéré avec habilité et détermination par la nouvelle équipe de l’UMP.

 

 

 

 

         Étrange campagne électorale donc. Les heurs et les rebondissements sont imputables aux appareils de partis et à un électorat (chats échaudés et déçus toutes tendances confondues) qui hésite à se positionner. Au fond les discours se ressemblent, aucune différence forte de nature. Or, les medias ont souligné un affrontement droite et gauche. D’où l’expectative et la seule véritable surprise du premier tour : le nombre des votes favorables à M. Bayrou. La suite est connue sans que les conséquences soient encore mesurables.

 

 

 

 

                   Bien entendu, c’est la constitution de la Véme République qui a favorisé la personnalisation de la campagne, mais il ne faut pas sous estimer la force de la crise charismatico-populiste encore en marche : c’est un processus. L’attente d’un leader fort de type charismatique, même potentiel, n’a cessé de focaliser l’attention sur les personnalités plus que sur les programmes. Ainsi, les techniques persuasives se sont concentrées sur les habilités et les capacités – réelles ou supposées – des candidats. C’est presque sans sursaut que les machines à faire du charisme se sont mises au travail de massage idéologique. Les ruses du marketing ont joué à plein registre, finement, presque sans ostentation. La recherche d’un maximum d’efficacité à un moindre coût (visible) reste la devise de tous. Pour une fois les électeurs n’ont pas prêté attention {perception sélective ?) aux dépenses de campagnes, car la volonté de mettre en scène les personnalités a jeté dans l’ombre les rouages et les intendances financières. Je n’ai pas l’impression qu’une évaluation (voire dénonciation du gaspillage) des frais de campagne ait fait l’objet d’une demande d’information. Combien cela (nous) a coûté ? La presse est restée assez silencieuse. C’est là, l’art suprême des dispositifs technico-financiers bien articulés et le conformisme de l’opinion publique. 

  

Lire toute l'analyse :

 

Introduction au débat

I./ Une crise charismatique et populiste retenue

II/La nouvelle bande des quatre :  

II.1Ségolène Royal,

II.2 Nicolas Sarkozy,

II.3 François Bayrou et Jean-Marie Le Pen

III/ Le renouveau du pouvoir et la quête idéologique

 

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Published by Alexandre Dorna - dans Populisme
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