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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 06:20
Dans le cadre de son nouveau dossier sur le clivage "Gauche-Droite", l'Observatoire de la démocratie met en ligne les travaux de deux universitaires, tous deux chercheurs en psychosociolgie politique. Pour Alexandre Dorna, le clivage gauche droite doit s'effacer devant la République. Pour Benjamin Matalon, les différences sont telles qu'on ne peut les éluder...Jean-Francis Dauriac, Président de l'Observatoire de la démocratie  Lire notre dossier "Gauche/Droite"

Dépasser le clivage droite - gauche : voilà le nouveau devoir républicain[1].  Alexandre Dorna 

                                                               

 III Le grand quiproquo idéologique : une petite histoire banale.  La place occupée dans une salle a changé la nature des rapports  politiques par un étonnant tour de passe-passe de magie idéologique.  C’est à Versailles, le 28 août 1789, lors de la réunion des États généraux que les députés de la Constituante , afin de faciliter le vote, par analogie avec la Chambre anglaise des communes, se séparèrent en deux groupes; les partisans d’un droit de veto absolu pour le roi se placèrent à droite du président, les tenants d’un régime constitutionnel dans lequel le roi ne jouerait qu’un rôle amoindri, à gauche. Or, surprise, le centre l’emporta. L’exubérant Mirabeau parle d’une «géographie» de l’Assemblée. Vision topographique du politique, elle se transforme sous la Convention  : les partisans de Robespierre siégeant sur les gradins supérieurs ( la Montagne ), les autres forment  la Plaine. Droite et gauche sont restées dans l’imaginaire politique comme deux positions antagonistes, ayant chacune sa « place ». Plus idéologiquement, on a parlé d’ordre établi et de mouvement. La  réalité a des lunettes, mais se montre nue aux initiés. Gauche et droite se sont affrontées pour le même os : le pouvoir. L’une défend tantôt l’ordre (le sien), tantôt le mouvement (le sien). Si le terme de droite n’a pas été pas très populaire, nonobstant plusieurs mouvements qui témoignent du contraire, autrefois le terme de gauche l’était mais ne l’est plus aujourd’hui après de nombreuses promesses jamais tenues.          Et les idées alors ? Soyons clairs : elles ne sont là que pour couvrir la nudité de la politique des professionnels. Certes, la droite et la gauche ont toujours traîné une sorte d’empreinte psychologique, une méthode de reconnaissance et des gestes. Plusieurs experts ont voulu caractériser les attitudes et les comportements de gauche et de droite. L’homme de gauche croit au progrès, à la transformation de l’homme et de la société, à la justice plutôt qu’à l’ordre; l’homme de droite croit, pour sa part, à l’autorité.  C’est la célèbre dimension droite-gauche et tradition -modernité. Or, les modèles types ne correspondent pas forcement à la réalité. Plus encore, si la masse s’identifie (ou s’identifiait) aux modèles, les dirigeants, eux, ne le font guère. Ils ne s’identifient qu’au pouvoir : le conquérir ou s’y maintenir. Machiavel est le premier à l’avoir théorisé au risque de sa vie. Car il ne faut pas montrer la corde dans la maison du pendu.  D’ailleurs, toute tentative de trouver la gauche pure ou la droite pure se heurte à un obstacle : il existe plusieurs gauches et plusieurs droites. Leur histoire et leur psychologie sont  diverses. Il y a eu par intermittences et parfois en même temps des gauches révolutionnaires et parlementaires, démocratiques et anticléricales, républicaines et gauchistes, De l’autre côté, à droite, les tendances qui survivent sont contre-révolutionnaires, libérales, orléanistes, nationalistes, réformatrices, et autoritaires. Entre les deux extrêmes apparaissent des deux côtés des positions modérées et parfois populistes. La sociologie politique est aussi riche en nuances que la classification psychologique.  En dernière analyse, juste un rappel : l’existence de la gauche et de la droite est restée inséparable de celle de classes sociales bien identifiées. Aujourd’hui, cela n’est plus le cas. La sociologie peut également le montrer et la psychologie politique l’expliquer. Cette petite histoire resterait bien sage si le vote à droite ou à gauche gardait une quelconque signification dans les rêves des Français. Or, les symptômes de fatigue sont devenus inquiétants : le vote est volatil.  

 

 

 

 

 



[1] Publié dans le n° 3 (2005) de la revue Libres.              

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by OD - dans Positions
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