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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 06:17
Dans le cadre de son nouveau dossier sur le clivage "Gauche-Droite", l'Observatoire de la démocratie met en ligne les travaux de deux universitaires, tous deux chercheurs en psychosociolgie politique. Pour Alexandre Dorna, le clivage gauche droite doit s'effacer devant la République. Pour Benjamin Matalon, les différences sont telles qu'on ne peut les éluder...Jean-Francis Dauriac, Président de l'Observatoire de la démocratie  Lire notre dossier "Gauche/Droite"

Métamorphoses  et constantes de la gauche[1] Par Benjamin Matalon, Psychosociologue Pendant longtemps, et encore il y a encore vingt-cinq ou trente ans, en France et à l’époque du Programme commun, définir ce qu’était être de gauche n’aurait guère été difficile : c’était être contre le capitalisme et pour la classe ouvrière, et s’employer à construire une société nouvelle, plus juste, par l’appropriation collective des moyens de production. En attendant, concession non reconnue en France à la social-démocratie, on s’efforçait, souvent efficacement, d’améliorer la situation des classes laborieuses. Les différences avec la droite étaient évidentes, et rares étaient ceux qui soutenaient que cette distinction ne fût plus pertinente, bien qu’il ait été alors plus difficile de définir la droite. La gauche ne s’est pas toujours définie de cette façon : au XIXème. siècle, le terme a commencé par désigner les républicains contre les royalistes, puis les anticléricaux contre la droite catholique, ce qui permettait de regrouper radicaux et une partie des socialistes malgré leurs différences sur la plupart des autres problèmes. Cette dernière opposition, sans être aussi centrale aujourd’hui, perdure. Certes, rares sont ceux qui maintenant à droite s’opposent ouvertement à la laïcité, mais c’est la droite qui a toujours défendu l’école libre, et c’est d’elle qu’est venue l’idée d’écoles privées sous contrat, qui permettait à l’État de les financer. Mais c’est à droite qu’on trouve maintenant les défenseurs les plus rigoureux de la laïcité quand il s’agit de l’opposer à l’islam. Les premiers socialistes ne se considéraient pas comme étant de gauche. Pour eux, l’opposition gauche-droite était interne à la bourgeoisie et donc ne les concernait pas. Ce n’est que vers la fin du XIXème. siècle qu’une partie des républicains s’est rapprochée du  mouvement ouvrier socialiste (les anarchistes, puissants dans les syndicats, ne voulaient pas de ce rapprochement). Mais cette dualité subsiste sous différentes formes : la synthèse entre un courant individualiste, libéral, républicain, directement issu de la pensée des Lumières, et le courant marxiste n’a jamais été complète, et aujourd’hui encore la dénonciation du « social-libéralisme » est essentielle pour une partie de la gauche, alors que ceux qui sont ainsi stigmatisés estiment, eux aussi, être de gauche.. En 1977, Touchard distinguait trois gauches : le radicalisme, le socialisme et le communisme, ce qui correspondait aux principales organisations de l’époque, mais sous-estimait peut-être les différences internes à chacune.. Aujourd’hui, les radicaux ont pratiquement disparu, la scission de 1973 étant l’aboutissement de leur ambigüité permanente. Il reste à gauche les socialistes, les communistes, et une extrême gauche hétérogène, qui occupe une place qui prend de l’importance à mesure que celle du Parti Communiste rétrécit et que ses positions deviennent plus floues. En plus sont apparus les Verts, la seule position vraiment nouvelle, qui s’allient à la gauche tout en prétendant ne pas en faire partie et se situer ailleurs. Pour clarifier les différentes positions, il faut admettre l’existence de deux gauches, l’une communiste, antilibérale et anticapitaliste, qui se cherche des modèles depuis l’effondrement de l’URSS (ou depuis l’avènement du stalinisme pour les trotskystes), l’autre socio-démocrate, acceptant le capitalisme et le marché, mais prônant un état-providence qui limite le marché par des services publics forts et en atténue certaines conséquences par la redistribution. Les tenants de ces deux positions tiennent à se dire de gauche, même s’il reste à l’occasion des excommunications réciproques, quand l’urgence de certains problèmes, la présence du fascisme par exemple, ou des intérêts électoraux n’imposent pas un minimum d’unité.

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[1] Inutile de le cacher : je me situe à gauche. Malgré mes efforts d’objectivité, je parle de la gauche de l’intérieur, même quand je la critique, et de la droite de l’extérieur, même quand j’y trouve de l’intérêt.

 

 

 

 

 

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Published by OD - dans Positions
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