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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 06:11

 Dans le cadre de son nouveau dossier sur le clivage "Gauche-Droite", l'Observatoire de la démocratie met en ligne les travaux de deux universitaires, tous deux chercheurs en psychosociolgie politique. Pour Alexandre Dorna, le clivage gauche droite doit s'effacer devant la République. Pour Benjamin Matalon, les différences sont telles qu'on ne peut les éluder...Jean-Francis Dauriac, Président de l'Observatoire de la démocratie  Lire notre dossier "Gauche/Droite"

                                                         

 II) L’étrange rapprochement de la gauche et de la droite gouvernementale  - Il a fallu la destruction pratique du rêve de la gauche et la déception des masses populaires pour que les choses deviennent moins manichéennes. Mais, curieusement, jamais les élites politiques ne se sont autant battues pour maintenir la fiction d’un clivage devenu un rideau de fumée. L’histoire de la France contemporaine illustre bien qu’à l’heure des épreuves du pouvoir les oppositions idéologiques de la gauche et de la droite s’amoindrissent jusqu’à devenir pratiquement inexistantes. Un premier ministre de gauche vaut bien un premier ministre de droite, d’autant que le personnel technique reste le même. Cela n’est plus un secret. De plus, les disputes oratoires ont cédé la place à la discussion feutrée entre experts, lesquels ont remplacé subtilement les hommes politiques, car les chiffres ont tué les mots. Ainsi, l’affrontement entre la gauche et la droite n’est plus qu’un archaïsme, et un reflet électoral : on gagne à gauche et on gouverne à droite, ou on gagne à droite et on gouverne au centre. La bipolarisation existe donc, sauf qu’elle n’est plus que virtuelle, pleine d’apostasies motivées par le retour à la pratique gouvernementale, voire aux affaires. Là, à l’abri des regards indiscrets, rappelons une leçon de sociologique classique : il n’y a jamais eu ni gauche ni droite, mais uniquement des chefs habiles et des cours dociles. Voilà la règle de tout pouvoir politique, au sein de laquelle résident la perversion psychologique et toute la force de ce truisme bien connu des initiés et des professionnels de la politique. Les visages changent, les fonctions restent. Rien d’étonnant alors que dans les périodes de longue paix civile, à quelques nuances près, les élites se ressemblent et se rapprochent. Personne ne devrait en être dupe. La doxa ne se trompe pas, la masse des électeurs abstentionnistes non plus, sans parler d’un tiers des votants qui se prononcent contre l’establishment d’une manière plus réactive que rationnelle. Enfin, pensent-ils tous : c’est du pareil au même ! En revanche, les Importants (encore Alain), les appareils politiques et leurs scribes crient au mensonge, au loup populiste... à la trahison idéologique. Philippe Seguin, autant que Jean-Pierre Chevènement a fait l’amère expérience de vouloir dépasser le clivage. Car la force du conformisme et la pression du pouvoir sont puissants, aller à contre courant relève du mythe de Sisyphe. Il y a là, en quelque sorte, dans la pratique gouvernementale des alternances, un effet pervers, dont la droite sait tirer mieux son épingle du jeu. D’autant qu’étrangement la gauche s’est révélée très utile pour assurer la survie du capitalisme, en endossant les habits des impératifs de la modernisation (aucune parenté avec la modernité ?) et le discours de la gouvernance (mot barbare qui cache mal son pedigree  technocratique), qui définit la politique comme une gestion d’entreprise. Aucun besoin d’être de droite pour savoir que la plupart des entreprises nationalisées, et un certain nombre d’entreprises l’étaient depuis fort longtemps, ont été privatisées par des gouvernements de gauche. Et si certains (pas seulement à gauche) crient à la trahison, à l’abandon des principes, d’autres parlent de l’efficacité économique, de la force inexorable des lois du marché ( si semblables à celles de l’histoire) et lâchent la phrase fatale : on n’a pas le choix. La droite économique ne peut que s’y retrouver. Quant aux discours des politiques, la gauche et la droite trempent leur langue dans la même sémantique : la mondialisation, le libéralisme, la libre commerce, les lois du marché, la concurrence, les droits de l’homme. Ici modernité rime avec modernisation, nullement avec changement de société, encore moins avec perfectionnement spirituel de l’homme et de la société. Ils osent parler de progrès et de nation, de raison et de peuple, de modernité et  de travail et démocratie, tout en les vidant de leur signification d’origine. Bizarrement, aujourd’hui, ce discours inconséquent et grotesque (au sens donné par V. Hugo) est rebaptisé «moderne et républicain ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Publié dans le n° 3 (2005) de la revue Libres.              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by OD - dans Positions
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