Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Références

Revenir à l'accueil?

  Cliquez ci dessous

image002-63x64_1_.gif

 

 

TEXTES

FONDAMENTAUX

   

imagescah5x4h8.jpg

Histoire de l'esclavage

 

Histoire du droit de vote

 

Laïcité, texes fondamentaux

 

Déclaration universelle des droits de l'homme 1948

 

Déclaration des droits de l'Homme 1789

 

La démocratie à Athènes

 

Loi de séparation des églises et de l'Etat 1905

 

J'accuse d'Emile Zola

  

Robert Badinter
60ème  anniversaire de la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme
 
 

Catherine Kintzler

Qu'est ce que le communatarisme  

  

 

De la race en Amérique

Obama    

 

 

Pratique

DOSSIER DU MOIS

  

La-cit-.jpg

  La laïcité dans le monde

 

La laïcité en Turquie

La laïcité en Grèce

La laïcité en Belgique

La laïcité au Portugal

La laïcité en Allemagne

La laïcité aux Etats Unis

L'actualité de la laïcité

 

 

OUTILS   

 

 

   Rituels républicains

Pour vos cérémonies de
baptêmes républicains,
mariages civils...

 

Enseigner la démocratie

   Outils pour les enseignants 

  

Apprendre l'Europe en jouant
Quiz sur l'Europe 

Créer son propre blog? 

 mode d'emploi    

   

 

 

  

Revenir à l'accueil?

image002-63x64_1_.gif

 

 

23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 06:08

 Dans le cadre de son nouveau dossier sur le clivage "Gauche-Droite", l'Observatoire de la démocratie met en ligne les travaux de deux universitaires, tous deux chercheurs en psychosociolgie politique. Pour Alexandre Dorna, le clivage gauche droite doit s'effacer devant la République. Pour Benjamin Matalon, les différences sont telles qu'on ne peut les éluder...Jean-Francis Dauriac, Président de l'Observatoire de la démocratie  Lire notre dossier "Gauche/Droite"            

 

(I) Un facteur d’hypocrisie et d’opacité - Aujourd’hui, nous sommes loin de l’appréciation d’Alain qui affirmait au début du XXe siècle que l’homme qui niait les différences entre la  droite et la gauche était forcement de droite. Il est presque drôle d’entendre ce rappel dans la bouche d’intellectuels ou de politiques qui ont rejeté jadis ce philosophe atypique, tantôt radical tantôt libre penseur, sans jamais avoir adhéré à un parti ou à la maçonnerie.  A l’époque, définir la gauche était s’opposer à la droite. Il y avait les idées et les valeurs. C’était bien plus simple : la droite incarnait l’immobilisme et la gauche le mouvement. L’une défendait le capitalisme, tandis que l’autre brandissait des slogans favorables au socialisme. Il avait là deux projets : d’un côté, le maintien du statu quo social et, de l’autre, la construction d’une société nouvelle. La gauche voulait supprimer  la propriété privée par l’appropriation des moyens de production, faire de la classe ouvrière le modèle d’un monde fraternel et liquider la bourgeoisie et sa culture, imposer la science à la place de la religion, la raison à l’endroit de l’âme. Bref, la droite était pour la tradition et contre le changement, et la gauche pour la révolution. Un constat s’impose, la permanence figée d’un ordre de gauche et d’un ordre de droite est un facteur d’hypocrisie et d’opacité du système politique dans les démocraties dites représentatives. Le maintien du vieux clivage par les membres du personnel politique exprime leur peur de perdre leurs assises et leurs privilèges sous prétexte que la rupture du statu quo entraînerait le chaos et… l’arrivée des populistes ! Si la gauche s’est scindée en deux ailes fratricides (les socialistes et les communistes) pour des considérations tactiques, de son côté la droite à entretenu une vieille dualité : le bonapartisme et l’orléanisme. Ce clivage permettait que l’entre-deux soit occupé par le grand marais de la tentation centriste, tantôt plus à gauche, tantôt plus à droite. Or, si la politique de la géométrie variable et les tâches qu’elle entraîne restent toujours plausibles, personne à gauche ou à droite n’y a cru, pas même les centristes. Historiquement, le centrisme n’a pas pris en France. Triangle des Bermudes pour certains, marais pour d’autres, tout se passe comme si l’idée était bonne, mais si bonne que personne ne s’y identifie vraiment. C’est un positionnement « transparent » aux autres. Les radicaux ont voulu le faire, les gaullistes aussi : le résultat reste décevant. D’où la réaffirmation par défaut d’un clivage droite -gauche qui fait abstraction à la fois de l’usure et de l’existence d’une myriade d’autres positionnements réels et potentiels.   

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Publié dans le n° 3 (2005) de la revue Libres.              

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Observatoire de la démocratie - dans Positions
commenter cet article

commentaires