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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 08:24
A partir de cette étude comparative sur l'évolution du rapport "droite / gauche", nous vous proposons d'ouvrir avec nos lecteurs un débat sur le clivage Gauche/ Droite. Réagissez, donnez votre opinion, recommandez articles, études, réflexions , nous les publierons systématiquement. L'Observatoire de la démocratie

Le 29 mars 2007 - La gauche, la droite, ces mots ont-ils toujours un sens ? Les années 90 semblaient avoir eu en grande partie raison de ce clivage. De 1991 à 2002 (décennie marquée par 7 ans de deux cohabitations), seul 1/3 des sondés estimaient que « les notions de gauche et de droite [étaient] toujours valables pour comprendre les prises de position des partis et des hommes politiques ». Près de 60% jugeaient ces notions dépassées. Ce début d’année présidentielle semble avoir, sinon réhabilité, au moins redonné de la vigueur au clivage gauche droite : 41% jugent la notion toujours valable (8 points de plus qu’il y a 5 ans) contre 53%, selon l'étude réalisée pour la Fondation Jean-Jaurès et Le Nouvel Observateur.

Gauche droite : un clivage qui n’a pas disparu,
malgré le discrédit de ceux qui en sont les acteurs

Les avis ne semblent donc plus aussi tranchés, et ce d’autant moins qu’une majorité des interviewés, y compris parmi ceux qui jugent ces notions dépassées, sont capables de se situer eux-mêmes, personnellement, sur l’axe gauche droite. Dans notre étude, 2/3 des interviewés se classent d’un côté ou de l’autre (37% à gauche, 30% à droite). 1/3 esquive cette dichotomie soit en se classant au centre (25%), soit en refusant de répondre (8%). Cette capacité à se situer sur l’axe gauche droite est restée élevée même lorsque ces notions n’apparaissaient plus pertinentes pour expliquer le comportement des acteurs politiques.

Ce n’est pas la même chose en effet de se sentir de gauche et de droite, et de se retrouver dans la compétition de la gauche droite telle qu’elle est illustrée par les acteurs politiques. Les années au cours desquelles le clivage s’est affadi sont également celles au cours desquelles s’est creusé le fossé entre les Français et leurs élites. 63% ont aujourd’hui le sentiment que les hommes politiques se préoccupent « très peu » ou « pratiquement pas » de ce que pensent les Français, contre 35%. Minoritaire dans les années 70, légèrement majoritaire dans les années 80, ce discrédit est devenu massif au début des années 90, avec la révélation des affaires politico financières, et n’a quasiment jamais cessé depuis d’être partagé par 6 Français sur 10. Notons toutefois que le résultat observé cette année correspond à une nette amélioration par rapport à celui obtenu il y a un an en pleine crise du CPE : 69% estimaient que les hommes politiques ne se préoccupaient pas de ce que pensent les Français.

Ce clivage entre les citoyens et les gens d’en haut ne se limite pas à une prise de distance avec les responsables politiques. Une fraction importante et croissante des Français estiment plus globalement que « les élites ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités » : 48% exprimaient ce grief en 1989, 53% en 1995, 57% en octobre 2005 et aujourd’hui. Ce discrédit des élites atteint un niveau élevé au moment même où les Français demanderaient à être rassurés quant à la capacité des dirigeants à conduire le pays vers un avenir qu’ils jugent lourd d’inquiétude. Une majorité d’interviewés (56%) craignent en effet que leurs enfant vivent moins bien qu’eux.

Sociologiquement et idéologiquement, un clivage difficile à lire

Le clivage gauche droite reste donc pour les individus une manière de se situer politiquement. Mais il est difficile de lui superposer les lignes de partage qui lui sont traditionnellement associés. L’articulation entre la classe sociale et l’affrontement gauche droite semble ainsi un lointain vestige du 20ème siècle. Ceux qui s’auto désignent comme appartenant à la « classe populaire » se situent presque autant à droite que la moyenne (28% vs 30%) et à peine plus à gauche (40% vs 37%). A l’opposé, ceux qui se considèrent comme des « privilégiés » ou des « gens aisés » ont, certes, davantage tendance à se situer à droite (38% vs 30%), mais pas moins à gauche (38% vs 37%) que la moyenne. Dans cette catégorie, c’est en fait le centre qui est déficitaire (17% vs 25%). Et parmi ceux qui se sentent appartenir aux « classes moyennes », la répartition entre la gauche et la droite est exactement la même chez les « classes moyennes supérieures » et les « classes moyennes inférieures ». Seuls les « défavorisés » autoproclamés, par ailleurs peu nombreux (3%) penchent nettement plus à gauche (49%) qu’à droite (17%), mais ils se distinguent aussi par une proportion de non répondants (22%) quatre fois supérieure à la moyenne.

Le clivage gauche droite ne semble pas non plus correspondre à une attente plus ou moins forte de changement. Si le désir de transformer la société est corrélé avec l’échelle gauche droite, c’est davantage selon une logique centre extrême. Le désir de changement fort (exprimé par 50%, se répartissant entre 9% pour un « changement radical » et 41% pour une « réforme en profondeur ») n’est en effet pas plus élevé à gauche (51%) qu’à droite (52%). Il est en revanche plus fort à l’extrême gauche (61%), quand les sympathisants d’extrême droite se distinguent par la proportion de ceux qui veulent « revenir en arrière sur certaines choses » (21% vs 13% en moyenne)..... Lire la suite

Source: Etude TNS/Sofres, réalisée pour la Fondation Jean-Jaurès et Le Nouvel Observateur, mars 2007-

  Téléchargez les principaux résultats de cette étude au format .pdf...

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Fiche technique : Enquête réalisée en face à face les 7 et 8 mars 2007 auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (Sexe, âge, PCS chef de ménage) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

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Published by Observatoire de la démocratie - dans Positions
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