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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 15:58

La démocratie sort  renforcée du premier tour de l’élection présidentielle, la République est elle menacée ? La démocratie commande de saluer la participation électorale, et d’accepter le résultat du scrutin. La règle du jeu veut que celle ou celui qui gagnera au 2ème tour de l’élection présidentielle soit le Président ou la Présidente de tous les français, et que tous le ou la reconnaissent en tant que tel (le). Elle impose aussi que celle ou celui qui perdra se voit reconnu dans ses droits comme tout expression minoritaire, qui participe à la démocratie au sens de notre constitution. Mais la République est à la fois plus large et restrictive. Plus large, elle sou tend qu’au de là de la majorité et de la minorité qui sortiront des urnes, tous se retrouvent ensemble dans une même conception de l’interet général et soient prêts à le défendre. Mais qu’est ce que l’interet général ? A celui de la commune se superpose celui de l’intercommunalité surplombé par celui d’un département, puis d’une région, tous, devant théoriquement s’effacer devant celui de la Nation ; Et , pour certains, même celui de la Nation doit s’effacer  devant l’interet mondial et/ou universel, lequel implique une conception de l’Homme de la même échelle. Elle est plus restrictive car elle implique aussi le respect de certaines valeurs individuelles et collectives. Sur le plan individuel : dignité humaine, respect de l’intégrité physique, de la liberté d’aller et venir, de celle de s’exprimer et de penser, la laïcité etc.. Elle contient enfin un principe qui s’impose à tous : la fin ne justifie jamais les moyens. En d’autre terme, même démocratique un pouvoir n’est légitime que s’il respecte ces valeurs. C’est ainsi qu’Adolphe Hitler et d’autres, démocratiquement élus, peuvent ne pas être considérés comme légitimes, leur action ayant été contraire aux valeurs républicaines. Enfin respecter des valeurs est un leurre si on ne dit jamais lesquelles et qu’on ne les exprime pas . C’est pourquoi si le secret du vote, parce qu’il garantit la liberté de conscience, est essentiel en démocratie, , oser exprimer publiquement sa position est un devoir républicain. Surtout quand on pense que les valeurs les plus fondamentales sont menacées. Il n’y a théoriquement rien à craindre, puisque la tolérance démocratique et républicaine ne peuvent exister que dans le respect mutuel d’opinions et choix divergents. Et, pour que des opinions et choix divergents soient respectés , encore faut il qu’ils soient clairement exprimés.

 

La peur de s’exprimer rèvèlerait ispo facto un dysfonctionnement ou une grave menace. Rien n’est pire pour la démocratie et plus contraire à la République que d’avoir peur de dire et exprimer ce que l’on pense. Et si cette peur se révèle justifiée ou raisonnée, cela signifierait que la démocratie est viciée ou que les principes républicains ne sont pas respectés. Heureusement qu’aucun journaliste ne se sent menacé, que tout fonctionnaire de responsabilité, d’inspection générale, gendarme ou policier, recteur ou Préfet  est assuré de ne jamais être nommé ni être utilisé à des fins partisanes, qu’aucun juge n’imagine la moindre pression et que ceux qui s’en plaignent sont sûrs de ne jamais en user…

 

C’est pourquoi, en l’état de nos institutions et aussi imparfaites qu soient notre démocratie et notre république, nous avons le droit de choisir en conscience , de le dire haut et fort sans crainte et ensuite de …l’assumer. 

 

Dimanche 6 mai, le choix de Président de la République sera entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.  Avec enthousiasme ou par défaut, quels que soient les critères de chacun,  il faudra choisir.

Jean-Francis Dauriac, Président de l'Observatoire de la Démocratie

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Published by Jean-Francis Dauriac, Psdt de l'Observatoire de la démocratie - dans Positions
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