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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 00:47


Dans le cadre de ses recherches  et positions  sur la propagande, l'Observatoire de la démocratie recommande les excellents travaux de François Bernard Huygues dont nous reproduisons quelques éléments, mais qui peuvent être intégralement consultés sur le site de l'intéréssé: (www.huyghe.fr) 

Les USA ont-ils perdu la guerre de l’information en Irak ?
Oui, si l’on considère que les opinions européennes (sans parler du monde arabe !) refusent de croire :

- Qu’il y ait jamais eu des Armes de Destruction Massive en Irak (voir à ce
sujet)
- que la torture et les crimes des soldats y soient un phénomène marginal
- que le pays devienne jamais une vitrine démocratique pour le proche-Orient
- que l’action américaine ait contribué à faire reculer le
terrorisme, soit soutenue par une majorité des Irakiens, puisse empêcher les massacres intercommunautaires, ou aboutisse tôt ou tard à autre chose qu’un retrait U.S. (pendant que la situation s’aggrave en Afghanistan)….

Aux U.S.A. les réponses seraient probablement différentes. Un sondage du programme sur les attitudes en politique étrangère de l’Université du Maryland révélait en 2004 que 60% des Américains pensaient que Saddam possédait des A.D.M. (ou pouvait le faire) et 57% qu’il apportait un soutien substantiel à al Quaïda . Même si depuis lors l’opposition à la guerre d’Irak a énormément monté en Amérique ces différences de perception montrent que le gouffre se creuse entre les deux côtés de l’Atlantique. Au moins en termes de perception de la réalité.

Pourtant, évaluer la
stratégique U.S. destinée à gagner « les cœurs et les esprits » en termes de changements d’opinion, ce serait lla confondre avec une campagne publicitaire qui fait vendre ou pas. Or, il n’y a pas une mais des guerres de l’information.

Pour la commodité de l’exposé, il faut distinguer trois niveaux, militaire, médiatique et symbolique. Ils concernent respectivement

- les voies et moyens pour gérer l’information (sous toutes ses formes) pendant le conflit,
- la façon dont les moyens de communication de masse produisent une image de ce conflit,
- -et enfin les effets généraux de croyance poursuivis par la guerre (le conflit comme média, en somme).


Stratégie du contrôle

Bien entendu ces trois « guerres » sont imbriquées, mais le distinguo permet de mieux comprendre la dynamique du projet U.S. de maîtrise dans les trois domaines. N’étaient-ils pas la première société de l’information au monde ? celle qui avait inventé Hollywood et les Nike ?


Cette foi en la guerre de l’information s’explique par des facteurs historiques :


- Le traumatisme du Vietnam et la réaction qu’il a suscitée. Les militaires américains sont certains d’avoir perdu la guerre sur le front des médias. Les journalistes « libéraux » auraient démoralisé le pays en excitant la compassion envers des victimes emblématiques (la petite fille courant sous le napalm d’une célèbre photo, par exemple). Ils révélaient les horreurs du conflit à un pays qui le vivait pour la première fois sur ses écrans de télévision. Toute la politique de contrôle de l’image qui s’ensuivra s’explique par là : première guerre du Golfe vécue comme guerre sans image, intervention en Somalie mise en scène de façon hollywoodienne, ou encore opérations du Kosovo où la pitié envers les Albanais et la diabolisation des « épurateurs ethniques », sont gérées par des « communicants », Afghanistan scénarisé autour du thème de la punition tombant du ciel. De là l’idée que la guerre est devenue l’art de gérer la pitié et l’indignation par images interposées (et sélectionnées). Le traumatisme du Vietnam joue aussi le rôle d’un contre-mythe chez les conservateurs américains : les U.S.A. perdant la face, par manque de confiance en leurs propres valeurs ; c’est la faute absolue, le traumatisme dont il faut éviter la répétition à tour prix.



- La transposition des concepts de la « société de l’information » dans le monde du conflit. L’adoption de la doctrine de la Révolution dans les Affaires Militaires par le Pentagone transcrit les notions liées à la révolution de l’information: capter, traiter, distribuer l’information en temps réel et en réseaux, abolir les vieilles catégories de l’espace et du temps, intégrer l’intelligence artificielle à chaque stade du processus, assurer sa prédominance par l’innovation dans les technologies informationnelles. Et, bien sûr, agir en réseau (netwar). Les règles censées assurer la réussite de l’entreprise numérique sont transposées à l’armée. D’où, par exemple, l’idée de lutter contre le terrorisme par la TIA (Total Information Awareness) : gigantesque bases de données, croisement des informations pour détecter les profils terroristes et pouvoir intervenir avant le passage à l’acte. Ou encore l’idée de sidérer par la déstabilisation informationnelle, des psyops (opérations psychologiques) ou des attaques cybernétiques. Même la guerre était censée devenir soft, numérique et intelligente....
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Published by FB Huyghe - dans Médias ou propagande
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