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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 11:48

 

L'Observatoire de la démocratie a tenu à soutenir et relayer la pétition nationale contre les fichiers  ethniques et à s'associer à l'initiative de Jean-François Amadieu, Directeur de l'Observatoire des Inégalités. Vous trouverez ci dessous les 35 premiers signataires, le texte de l'appel, et la possibilité de la signer. Face à la la banalisation qui entoure aujourd'hui les tentatives de fichage ethnique et les arguments dangereux de celles et ceux qui y voient un outil pour lutter contre les discriminations, chacun peut et doit réagir et se mobiliser. Signer et faire signer cette pétition est un premier pas, pour rappeler qu'en République, un citoyen ne saurait en acun cas se définir par ses origines ou particularités , mais tout simplement par le fait qu'il est "homme". Jean-Francis Dauriac.

Les 35 premiers signataires JEAN-FRANÇOIS AMADIEU Observatoire des discriminations Professeur Université de Paris 1 PATRICK WEIL Directeur de recherche au CNRS-Université de Paris 1 ALAIN BLUM Directeur de recherche à l'INED et directeur d'études à l'EHESS SAMUEL THOMAS EGAL (Expertise et Formations contre les discriminations), Vice Président de SOS Racisme MOULOUD AOUNIT Secrétaire General du MRAP PATRICK GAUBERT Président de la LICRA (Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme). DOMINIQUE SOPO Président de SOS racisme ALAIN OLIVE Secrétaire général de l'UNSA PATRICK GONTHIER Secrétaire général UNSA Education JACQUES VOISIN Président de la CFTC FREDRIQUE BARTLETT Commission exécutive de la CGT MOHAMMED OUSSEDIK  Commission exécutive de la CGT ALAIN LECANU Secrétaire National CFE-CGC Emploi / Formation VERONIQUE LOPEZ-RIVOIRE Représentante de la CGT-FO au comité consultatif de la HALDE HERVE LE BRAS Directeur d'études à l'EHESS JACQUELINE COSTA-LASCOUX, Directrice de recherche au CNRS-CEVIPOF KARIM ZERIBI Président-fondateur d'APC Recrutement, Président du Parlement des Banlieues. EMMANUEL TODD Chercheur à l'INED GILLES KEPEL Professeur des universités à l'Institut d'Etudes politiques de Paris JEAN-LOUP AMSELLE Directeur d'études à l'EHESS GWENAËLE CALVES Professeur de droit, Co-responsable du groupe 'politiques anti-discriminatoires' (CERI-FNSP), JUSTIN DANIEL Professeur de science politique Université des Antilles et de la Guyane Doyen de la Faculté de droit et d'économie de la Martinique FREDERIC REGENT, Historien, Université des Antilles et de la Guyane. TIENNOT GRUMBACH Avocat GILBERT MEYNIER Historien de l'Algérie DANIELLE BÉGOT, Professeur des universités en histoire, AIHP (Archéologie industrielle, Histoire, Patrimoine, Université des Antilles et de la Guyane. SOPHIE BODY-GENDROT, Professeure à l'Université Paris IV THIERRY SIBIEUDE Professeur à l'ESSEC Responsable du programme « une grande école pourquoi pas moi ? » MICHEL GIRAUD Chercheur au CNRS Centre de Recherche sur les Pouvoirs Locaux dans la Caraïbe, Université des Antilles et de la Guyane DIDIER LAPEYRONNIE Professeur de Sociologie à l'Université de Bordeaux MARIE THERESE LANQUETIN Juriste, Université Paris X Nanterre LAURENT EL GHOZI Président de l'ASAV, Association de soutien et d'aide aux Gens du Voyage. JOCELYNE DAKHLIA Directrice d'Etudes EHESS JEAN-HERVE COHEN Responsable national des classes prépatoires SNES-FSU ARNAUD DE BROCA Secrétaire général adjoint de la FNATH.

Le texte de la pétition



La lutte contre les discriminations et pour une véritable égalité suppose des actions vigoureuses. Celles-ci consistent notamment à soutenir les efforts du système éducatif, à moderniser profondément les processus de recrutement et de déroulement de carrière, à ouvrir et garantir l'accès de tous aux biens et services. Nous, signataires de cet engagement, partageons la conviction de l'importance de cet enjeu, le diagnostic des efforts qu'a encore à effectuer la France en ce domaine et avons un objectif commun d'égalité.

Pour évaluer les discriminations en raison des origines et pour mesurer les progrès réalisés il faut disposer de données statistiques. Les informations actuellement disponibles permettent de constituer de telles données. Des enquêtes par test, consacrées par la loi en 2005, permettent de mesurer les discriminations par exemple dans l'accès au logement, à l'emploi ou encore aux boites de nuit. Dans les entreprises et dans les enquêtes nationales nous disposons d'informations comme la nationalité ou le pays de naissance du répondant (ou de ses parents parfois). Le prénom des individus est également disponible et suffisamment corrélé aux origines. Il est donc parfaitement possible en l'état actuel de mesurer les phénomènes discriminatoires c'est-à-dire l'inégalité des chances d'accès à un emploi, au logement ou à certaines formes de consommation. Les discriminations en raison des origines, du handicap, du sexe, de l'âge, de l'apparence physique ou encore du lieu de résidence font déjà l'objet de mesures précises.

Vouloir aller plus loin en sollicitant des individus qu'ils déclarent leur ethnie, leur «race », leur religion ou encore leur orientation sexuelle est inutile dans le cadre de la lutte contre les discriminations et pour l'égalité des chances.

Inutiles, les statistiques ethniques sont également dangereuses. Loin de donner une image de la diversité, elles reviendraient à la simplifier outrageusement. Il est impossible de classer une population d'origines multiples en représentant cette diversité. Une classification unique serait forcément réductrice et inappropriée. Elle inventerait des groupes qui n'existent pas, créerait des divisions là où il y a rapprochement, suggérerait homogénéité là où il y a diversité, mettrait des frontières là où il y a continuité. Les statistiques ethniques auraient pour effet de faire droit à la notion de «race » - dont chacun reconnaît le caractère non scientifique et le danger - et de développer les affrontements communautaires.

L'établissement de telles statistiques n'aurait de sens que dans le cadre de politiques de discrimination positive : refuser l'accès au logement en raison d'une soi-disant appartenance raciale, donner une priorité en fonction de la couleur de peau dans l'accès à l'emploi, réserver des marchés publics selon la composition des effectifs d'une entreprise ou la « race » de son dirigeant, faire correspondre la composition des effectifs d'une entreprise à son bassin d'emploi, limiter la surreprésentation d'une religion au sein d'une profession ou encore ajuster la composition des équipes de sport nationales aux caractéristiques ethniques ou raciales de la nation, qui seraient inventées pour l'occasion.

Nous rejetons ce type de discours et de politiques discriminatoires, parées des vertus de l'égalité réelle, mais qui portent en elles les germes du racisme et de l'antisémitisme. Les statistiques ethniques ne sont donc pas un outil de lutte contre les discriminations mais risquent d'être l'instrument de certaines formes de discrimination.

- Nous nous engageons à poursuivre notre combat contre les discriminations et pour l'égalité et à utiliser les informations actuellement disponibles pour étudier ces réalités et mesurer les progrès accomplis.

-Nous refusons que soient collectées des informations sur l'ethnie ou la « race » des individus, leurs appartenances religieuses, leurs engagements philosophiques, politiques et syndicaux ou encore leurs orientations sexuelles dans l'objectif de connaître la composition précise d'une école, d'une entreprise, d'une profession, d'un quartier ou d'un immeuble, des populations délinquantes ou carcérales.

- Nous invitons chacun à préserver, pour lui-même et pour les autres, le principe d'égalité comme celui de liberté qui commence par le droit à ne pas devoir choisir et révéler son appartenance ethno-raciale, sa religion, ses opinions ou son orientation sexuelle.

- Nous affirmons notre attachement au principe d'égalité, fondateur de notre République, qui interdit que l'accès à un emploi, une formation, un bien ou un service puisse dépendre, même provisoirement et partiellement de l'appartenance ou de la non appartenance à une ethnie, une race, une religion.

Paris le 1 février 2007,

A l'appel de Jean-François Amadieu,Directeur de l'Observatoire des discriminations,
Université Paris I Panthéon Sorbonne , 17 rue de la Sorbonne 70005 Paris

 

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Published by Observatoire de la Démocratie - dans Positions
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