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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 16:00
 

 

 Tous les indicateurs confirment que les inégalités s’accroissent chez les jeunes depuis plus de dix ans. L’enseignement supérieur accueille 45% des enfants de cadres pour 22% d’enfants d’ouvriers et employés (source INSEE) et ces derniers ne sont que 12% en  troisième cycle  alors que leurs parents représentent 60% de la population active. L’Enseignement Supérieur en France est-il selon vous « républicain » ?  

 

Il est en effet important de rappeler ces chiffres et de prendre la mesure des inégalités qu’ils révèlent. On voit ainsi que des inégalités se rencontrent à l’accès, mais aussi et surtout à la réussite dans l’enseignement supérieur. S’il y a moins d’enfants de catégories défavorisées à l’université, il y en a encore moins qui sont en troisième cycle ou qui sortent diplômés… Cette précision est essentielle car elle nous incite à penser la démocratisation en termes de réussite et pas uniquement en terme d’accès. Le système d’enseignement supérieur maintient les inégalités sociales d’origine. Or, il est inacceptable que l’université publique reste étrangère au principe républicain d’égalité. Nous sommes en droit d’attendre de l’Université française qu’elle se dote de moyens efficace pour permettre une ascension sociale à tous. Plusieurs phénomènes expliquent ces inégalités, telle la dualité du système français d’enseignement supérieur partagé entre les universités publiques gratuites et sous dotées d’une part, et les écoles pour la plupart privées voire confessionnelles, qui appliquent des frais d’inscriptions élevés, d’autre part. Il est aussi important de remettre en cause les modes de transmission des savoirs à l université parfois trop abstraits qui ne sont plus adaptés à la population étudiante actuelle. Un certain nombre de facteurs conjoncturels expliquent cette inégalité de réussite : la précarité sociale et la baisse du pouvoir d’achat qui touche particulièrement les étudiants défavorisés. 

 
Dans les années 1970, les ¾ des jeunes de 18-25 ans travaillaient et vivaient donc de leur salaire. Seul  un quart de cette génération était étudiant, et le système social venait aider les familles des plus démunis.  Aujourd’hui, c’est globalement l’inverse. Les ¾ des  18-25 ans sont soit étudiants, ou dans des dispositifs d’insertion ou d’apprentissage. Ils vivent donc sous la dépendance prolongée de leurs parents, et des aides de la société. Comment passer de cet assistanat à l’autonomie ?   

 

Les étudiants ont aujourd’hui le choix entre la précarité et la dépendance familiale. La proportion d’étudiants qui accèdent à l’enseignement supérieur a considérablement augmenté, rendant les origines sociales des étudiants diverses. Mais les moyens attribués à l’enseignement supérieur public et les critères d’attribution des aides sociales étudiantes n’ont que très peu évolué. Afin de permettre à tous les étudiants d’avoir les moyens financiers de réussir leurs études et en même temps d’être autonomes, ce qui est une aspiration légitime partagée par l’ensemble de la jeunesse, il faut les mettre en situation de sécurité sociale. C’est en ce sens que l’UNEF plaide pour la création d’une allocation d’autonomie. Il s’agirait d’une prestation sociale accessible à tous les jeunes en  formation. Elle serait universelle et concernerait tous les enfants de la République. Elle serait aussi individualisée en fonction de la situation propre de l’étudiant. Pour sortir les étudiants de la précarité, il faut engager de véritables politiques publiques et non un saupoudrage financier comme le propose le gouvernement avec son allocation de rentrée.  

 

La société peut elle engager une politique de la jeunesse sans tomber dans le « jeunisme », et si oui laquelle ?  

 

C’est une crainte légitime que l’on peut avoir mais qu’il faut s’ôter de l’esprit. En tant que syndicat étudiant, et en tant qu’organisation de jeunesse, nous nous battons pour défendre les aspirations des jeunes, toutes catégories sociales confondues. Néanmoins, nous n’opposons jamais les générations entre elles. En République, le progrès touche tout le monde où il ne touche personne. Ainsi, nous avons manifesté à côté des salariés lors des mobilisations contre les retraites car nous croyions que ce combat touchait toutes les générations. Lors du mouvement contre le CPE, nous avons tenu ce que l’intersyndicale appelle au retrait du CPE mais aussi du CNE qui touche toutes les générations. Mais les jeunes ont aussi des besoins propres. Répondre à ces besoins n’est pas contraire aux intérêts de l’ensemble des citoyens, mais un juste investissement dans l’avenir.  

 

Quelles leçons tire l’UNEF de la mobilisation des jeunes contre le CPE ?  

 

Il est difficile de résumer en quelques mots un mouvement aussi long et qui a révélé des crises profondes qui traversent notre société : crise politique, sociale et démocratique. Le CPE  a montré qu’il y avait en France une véritable attente sociale de la part des citoyens. Le mouvement a rassemblé plusieurs fois plus de trois millions de manifestants. Au delà du CPE, c’est contre la précarité que les gens se mobilisaient. Un mouvement aussi long est révélateur de lames de fond profondes. Il a montré que la jeunesse est plus engagée qu’on ne le pensait et que ses exigences sont fortes. 

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Published by Questions à Bruno Julliard - dans "Ils ont dit ou écrit" - nous vous recommandons
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