Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Références

Revenir à l'accueil?

  Cliquez ci dessous

image002-63x64_1_.gif

 

 

TEXTES

FONDAMENTAUX

   

imagescah5x4h8.jpg

Histoire de l'esclavage

 

Histoire du droit de vote

 

Laïcité, texes fondamentaux

 

Déclaration universelle des droits de l'homme 1948

 

Déclaration des droits de l'Homme 1789

 

La démocratie à Athènes

 

Loi de séparation des églises et de l'Etat 1905

 

J'accuse d'Emile Zola

  

Robert Badinter
60ème  anniversaire de la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme
 
 

Catherine Kintzler

Qu'est ce que le communatarisme  

  

 

De la race en Amérique

Obama    

 

 

Pratique

DOSSIER DU MOIS

  

La-cit-.jpg

  La laïcité dans le monde

 

La laïcité en Turquie

La laïcité en Grèce

La laïcité en Belgique

La laïcité au Portugal

La laïcité en Allemagne

La laïcité aux Etats Unis

L'actualité de la laïcité

 

 

OUTILS   

 

 

   Rituels républicains

Pour vos cérémonies de
baptêmes républicains,
mariages civils...

 

Enseigner la démocratie

   Outils pour les enseignants 

  

Apprendre l'Europe en jouant
Quiz sur l'Europe 

Créer son propre blog? 

 mode d'emploi    

   

 

 

  

Revenir à l'accueil?

image002-63x64_1_.gif

 

 

20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 08:12

  Les principales critiques formulées contre l'Euro ne sont pas aujourd'hui le produit de cénacles partisans, mais bien l'expression d'un sentiment profond. Le doute quant à la stabilité et la soutenabilité de la monnaie unique est désormais le fait d'économistes réputés. Pourtant, les grands médias organisent à ce sujet un véritable black-out qui confine à la désinformation. Il suffit cependant de parler avec des professionnels, banquiers et financiers, pour savoir que la crise est bien à venir. Il y a clairement une résistance du monde réel à l'unification simplificatrice dont on prétend la monnaie capable. En présence de dynamiques différenciées, et dans certains cas, l'inflation apparaît bien comme nécessaire à la croissance. L'hétérogénéité des systèmes productifs et des structures sociales se reflète dans les dynamiques monétaires. la monnaie unique ne fait sens que là où les dynamiques sont homogènes. La Zone Euro telle qu'elle existe aujourd'hui n'est pas l'espace de référence pertinent. Il faut donc penser en termes de zones concentriques, où l'Euro pourrait éventuellement être monnaie unique, sur un espace nettement plus réduit qu'actuellement où cette solution serait pertinente, puis monnaie commune là ou les hétérogénéités structurelles rendraient la monnaie unique trop coûteuse mais où l'accrochage d'une monnaie nationale à l'Euro permettrait un gain en matière de lutte contre la spéculation financière et de crédibilité de la politique monétaire du pays concerné. Ce système de zones concentriques s'appuierait sur un encadrement des flux de capitaux visant à favoriser l'investissement matériel au détriment des opérations spéculatives. 

 

 

 

L'euro constitue certainement la plus ambitieuse création institutionnelle en Europe ces dernières années. La monnaie unique est ainsi devenue le symbole du projet fédéraliste. Il n'est cependant pas sans risque de vouloir transformer une institution économique en symbole, et il n'est pas sûr que toutes les implications de la monnaie unique aient été clairement comprises ou même simplement perçues. L'idée de la monnaie unique est ainsi devenue l'otage d'une fuite en avant des "européistes". Ce faisant, c'est le bien-être économique et social des européens, la soutenabilité du modèle social des pays d'Europe continentale, qui a été pris en otage. Pourtant, depuis le début de l'année 2005, les illusions sont en train de s'effondrer. Les écailles tombent des yeux même des plus partisans. Les éléments d'une crise de l'Euro sont indéniablement en train de s'accumuler et ne peuvent que se renforcer dans les mois à venir. Au-delà des conséquences économiques évidentes, une telle crise aurait aussi des implications politiques importantes.

 

 

 

 

 

IERE PARTIE : Qui croit encore dans l'Euro ?

 

 

 

 

 

Les principales critiques formulées contre l'Euro ne sont pas aujourd'hui le produit de cénacles partisans, mais bien l'expression d'un sentiment profond. Un sondage réalisé début juin 2005 par l'IFOP montrait que 61% des français regrettaient le Franc. Au-delà de l'importance du chiffre, deux éléments sont à prendre en compte. Le désamour quant à l'Euro est une tendance qui va se renforçant. Les résultats de sondages similaires montraient que 39% des français regrettaient l'Euro en février 2002 et 48% en juin 2002. On peut constater que plus les effets de la monnaie unique se font sentir dans la durée, moins celle-ci convainc les français.

 

 

Les choix politiques révélés lors du vote du 29 mai 2005 ne peuvent entièrement expliquer cette perte de confiance dans l'Euro. Si 77% des personnes ayant voté "non" lors du referendum regrettent le Franc, c'est aussi le cas de 44% des partisans du "oui". Ainsi, le soutien à l'Euro chez ces derniers apparaît plus faible que celui de l'ensemble des français en février 2002 (56% contre 61%). Ces éléments indiquent que nous sommes bien en présence d'une tendance structurelle et non d'une réaction conjoncturelle.

 

 

Le doute quant à la stabilité et la soutenabilité de la monnaie unique est désormais le fait d'économistes réputés. Les notes diffusées par les responsables des études de la Caisse des Dépôts et Consignations, puis du groupe Natexis-Banques Populaires, témoignent de ce qu'aujourd'hui les spécialistes de la finance ont pris la mesure des limites et des incohérences structurelles de la monnaie unique telle qu'elle a été appliquée. Un ancien conseiller commercial au ministère de l'Économie et des Finances, Serge Federbusch, montre bien dans un article récent le coût désormais exorbitant et insupportable de la surévaluation de la monnaie unique. Des doutes identiques se sont exprimés dans d'autres pays, en Italie et en Allemagne en particulier.

 

 

Pour autant, on chercherait bien en vain les éléments du nécessaire débat quant à l'avenir de l'Euro. Les grands médias organisent à ce sujet un véritable black-out qui confine à la désinformation. Il suffit cependant de parler avec des professionnels, banquiers et financiers, pour savoir que la crise est bien à venir. Or, faute de débat démocratique, la manipulation des opinions et les coups de force médiatiques risquent d'être de règle quand la réalité va s'imposer avec sa force coutumière.

 

 

Cette absence de débat, alors qu'il y a clairement le feu à la maison, renvoie à la mythification idéologique dont la monnaie unique a été l'objet. On ne peut toucher à son principe et son existence car ce serait porter atteinte au coeur même du credo européiste: il ne saurait y avoir eu d'erreurs dans les politiques antérieures, et par voie de conséquence il est impensable que l'on puisse être obligé d'en changer ou de revenir en arrière. L'européisme partage ainsi avec le fascisme et le stalinisme l'idéologie du "tout a été prévu". Ainsi, les proclamations suffisantes de la BCE et de son gouverneur font tristement écho au "Il Duce a sempre raggione" de l'Italie Mussolinienne et aux déclarations analogues de l'URSS stalinienne. Il n'empêche: le Roi est Nu, et ceci ne peut être indéfiniment nié.

 

 

Lire la suite 

 

 

Source  www.observatoiredeleurope.com

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Observatoire de l' Europe - dans International
commenter cet article

commentaires