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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 09:47

La République en France, repose sur cette vieille et belle idée que l’éducation est à la fois un moyen et une finalité. Un moyen de corriger les injustices et inégalités en offrant à tous l’égalité des chances, et une réelle perspective de promotion sociale, indépendamment de ses origines. Un moyen aussi d’accéder à ce que Gambetta appelait la « dignité de citoyen », en offrant à tous la capacité de comprendre le monde et la société dans lequel ils vivent, d’en influencer les choix et orientations. Elle est également une fin,  en ce sens qu’elle contribue à l’épanouissement  et à la réalisation de l’individu en lui fournissant les moyens matériels et intellectuels de sa propre émancipation. Depuis que sévissent le chômage et l’exclusion, l’éducation vise d’abord et c’est bien compréhensible, à former pour fuir le chômage, trouver un emploi, pouvoir en changer plusieurs fois, s’adapter au marché du travail. Et elle y parvient en grande partie puisque globalement, un diplômé a moins de chance d’être durablement au chômage qu’un non diplômé. Mais que deviennent ses autres vocations et qui en a la charge dans la société d’aujourd’hui et de demain ? Car, pour autant le diplôme loin de corriger les inégalités sociales, les reproduit. A 18 ans, 45% des enfants de cadres sont à l’Université ou en classes préparatoires aux grandes écoles. Les enfants d’ouvriers et employés ne sont que 22% à l’Université et seulement 12% en  troisième cycle  alors que leurs parents représentent 60% de la population active. 30% des enfants d’ouvriers arrêtent enfin leurs études avant 18 ans contre 5% d’enfants de cadres – (Sources INSEE/ Ministère Education Nationale- Observatoire des inégalités). Et, par ailleurs loin d’assurer une promotion sociale, il conduit le plus souvent à une déqualification et une régression par rapport aux générations antérieures. Le pire est que le sujet devient tabou dans une société qu dit aux jeunes en substances : « Estimez vous heureux si vous avez un emploi… ». Quand ce n’est pas : « ayez la pudeur de vous taire, 150 000 jeunes sortent du système sans aucun diplôme ni qualification et sont condamnés au chômage… ». Dans ce contexte la dimension citoyenne de l’éducation n’est plus d’actualité. Le lien est pourtant évident. Sur les dix dernières années, moins on a de diplôme, moins on participe aux élections. 20% des non diplômés n’ont jamais voté contre 5% des diplômés d’enseignement supérieur (INSEE 2002, enquête sur la participation électorale). Les effets d’âge corrigés, ceux qui n’ont pas fait d’études votent généralement à 62%, contre 80% pour ceux qui ont fait.  On s’implique d’autant plus dans la société qu’on dispose des outils pour la comprendre et que l’on pense être en mesure de l’influencer, de peser sur ses choix et orientations. Quant à  « apprendre pour apprendre », il devient indécent d’en parler. Claude Levis Strauss dans une intervention récente suggérait de multiplier les universités populaires, notamment pour le troisième âge, afin de « ré-enseigner » ce que nous appelions autrefois les « Humanités ». Que notre système éducatif les délaisse au profit d’autres priorités,  après tout, pourquoi pas ?  Mais la société ne peut s’en passer, la République non plus.  Jean-Francis Dauriac

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Published by Jean-Francis Dauriac - dans Positions
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GRANIER 18/08/2007 11:08

 
 

OD 21/08/2007 21:47