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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 17:40

NON aux statistiques etho-raciales.

 "Derrière le CPE se profile une autre mesure, moins médiatique, mais encore plus corrosive peut-être pour notre société : la création de statistiques éthno-raciales....." Par Bariza Khiari, Sénatrice de Paris

 

 

Le projet de loi Egalité des Chances a été annoncé après les émeutes qui ont embrasées nos cités. Destiné au départ à mieux lutter contre les discriminations, il s’avère que l’ensemble des mesures contenues dans ce texte précarise et fragilise encore plus notre jeunesse : apprentissage dès 14 ans, Contrat Première Embauche ne sont pas, aux yeux des socialistes, des mesures propres à promouvoir l’égalité républicaine.Derrière le CPE se profile une autre mesure, moins médiatique, mais encore plus corrosive peut-être pour notre société : la création de statistiques éthno-raciales. En effet, la majorité parlementaire  tente de modifier, par voie d’amendement, un fondement de notre pacte républicain, l’esprit de l’article liminaire de notre Constitution : «  La France est une République…[qui] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, ou de religion ». Pourtant, à première vue, les arguments en faveur de la mise en place de statistiques ethno-raciales peuvent sembler fondés : en effet, ses partisans ont beau jeu de démontrer que si l’on veut mesurer l’efficacité des politiques publiques de lutte contre les discriminations, il convient de se doter d’un instrument de mesure pertinent. La cécité statistique en vigueur actuellement serait alors  l’un des ressorts de l’immobilisme qui gangrène notre contrat social.Ce serait donc au nom des meilleures intentions du monde que des élus et certains ministres  voudraient imposer cet outil.Or, cette argumentation est contestable aussi bien philosophiquement, que techniquement.Le projet républicain consiste à émanciper les hommes de leurs déterminismes, de leur passé, de leurs allégeances particulières, et d’en faire des citoyens libres et égaux. Or, le dénombrement ethnique renvoie les individus à une appartenance raciale et religieuse, en les enfermant ad vitam dans une identité. En vertu de ses statistiques, on demanderait donc à toute personne de déclarer s’il est : noir, arabe, africain, blanc ou asiatique….  Dans une société de plus en plus engagée dans la mondialisation et qui a vocation à être de plus en plus métissée, comment rendre compte de ce métissage ? Faudra-t-il compter par quartier de couleur, comme on comptait par quartier de noblesse ? Enfin, l’autre conséquence inéluctable d’une telle disposition, c’est bien évidemment la mise en place d’une politique fonctionnant selon des quotas. Il serait illusoire de croire que ces formules, aussi étrangère à notre histoire et à nos valeurs, soient en mesure de renforcer notre cohésion sociale, au contraire ! Mon combat, en tant qu’élue socialiste, est de préserver la primauté de la citoyenneté sur l’identité. Si cette disposition venait à être adoptée, j’en appelle à la mobilisation de tous les républicains afin de réclamer son abrogation. Bariza KHIARI - Sénatrice de Paris

en direct avec Bariza Khiari

 

 

 

 

 

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Published by Observatoire de la Démocratie - dans "Ils ont dit ou écrit" - nous vous recommandons
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Florac Monique 12/03/2006 12:13

En effet, un tel projet de statistiques ethniques est contraire aux droits de l'homme et du citoyen. Il est à rapprocher de tout ce qui se fait, se dit ou se défait depuis que le admirateurs d'un système -d'ailleurs dépassé- d'outre-atlantique ont voix au chapitre. On veut nous faire croire que certaines ethnies constitueraient un poids pour notre démocratie et on se soulagerait de ce poids en leur demndant de se supporter elles-mêmes dans le communautarisme. C'est  un aveu d'impuissance, de peur et de frilosité. Ces théories rétrogrades sont issues d'esprits trop faibles pour concevoir la République et son avenir. Et si vous voulez le fond de ma pensée, je vois là un manque d'intelligence, comme pour toutes les thèses qui débouchent sur le racisme.

Observatoire de la Démocratie 13/03/2006 11:43

Nous partageons totalement votre point de vue et vous en remercions.L'Observatoire de la Démocratie.