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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 09:43

L'estime de soi est-elle une affaire d'état

La crise de la société française est banalisée. Certains relancent actuellement l'argument de la nature perverse de l'homme, et d'autres reviennent à l'idée incantatoire d'une société libertaire. Or, ces deux interprétations sont des abstractions purement dilatoires. Car ce sont les conditions sociales d'existence et non le "libre arbitre" des individus qui provoquent les troubles et le malaise politique : la frustration croissante des populations fragilisées par le chômage, le doute en l'existence des valeurs communes et l'attente des solutions providentielles. A y réfléchir, certains indices d'ordre psychosociologique s'avèrent fort pertinents : l'incivisme, la perte de reconnaissance, et surtout la baisse de l'estime de soi. Éternellement partagés entre la contestation et l'appel à l'État, les citoyens  semblent découvrir que la fonction de ce dernier n'est pas seulement de les protéger, mais aussi de les rendre psychologiquement plus dignes. Il n’est pas anodin que le mot “respect" soit devenu pour les jeunes de banlieue un vrai bouclier, une arme rhétorique et une manière de s’affirmer devant ceux qu'ils jugent comme responsables de leurs colères. C’est le rôle de l’état républicain de veiller à l'équilibre de la société, de garantir la justice pour tous et de conférer des honneurs, de rendre les citoyens égaux et solidaires. Et a promouvoir:

la vertu civique et l'application des valeurs communes. 

 

les symboles de l'importance de chacun . 

le sens à la dignité citoyenne. 

la lutte contre le pouvoir corrupteur de l’argent dans la réussite sociale.

le respect et la déférence.   

 

la formation d'un “moi idéal” solidaire. 

les remparts contre les sources d’envie et de jalousies. 

l’altruisme individuel et collectif. 

l'intégration sociale et le sentiment d'appartenance. 

la pensée critique et les instances de contre-pouvoir.

la loi juste et applicable à tous? 

En somme: l’état est responsable à la fois de l'intégration et l'équilibre de ses membres, sous peine de devenir un monstre froid, et de sombrer dans l'autoritarisme ou le démocratisme cynique de façade. C'est là, au cœur des besoins de la psychologie du peuple, que se trouve la clef d'un projet politique alternatif.

par Alexandre Dorna, Professeur de psychologie sociale Université de Caen

 

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Published by Observatoire de la Démocratie - dans Etudes - travaux universitaires - recherche
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