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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 18:35

    Binmaum-2.png« J'ai écouté attentivement ce qu'a dit François Hollande, mercredi 10 avril, à la sortie du conseil des ministres. J'ai été étonné par les mots et les métaphores qu'il a employés. "Nécessité d'une lutte implacable contre les dérives de l'argent, de la cupidité et de la finance occulte" : comment ne pas penser aux années 1920-1930, à la dénonciation du "mur d'argent", des "ploutocrates" et des "200 familles" ? Comment ne pas être troublé par ces références qui constituent le vieux fond sémantique de l'extrême gauche et de l'extrême droite ? Surtout de la part de quelqu'un comme François Hollande, qui en tant qu'énarque de sensibilité sociale-démocrate, n'appartient ni sociologiquement ni idéologiquement à cet univers-là... » Par Pierre Birbaum

Professeur émérite de sociologie politique à l'université Paris-I, Pierre Birnbaum est notamment l'auteur de Genèse du populisme. Le peuple et les gros (Fayard-Pluriel, 2010). Il vient de publier La République et le cochon (Seuil, 200 p., 18 euros).

Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale et ami du président de la République, s'est dit "réservé" quant à l'obligation de publier le patrimoine des élus : une initiative qui risque d'alimenter le populisme, a-t-il dit. Vous qui avez étudié l'histoire de cette notion, qu'en pensez-vous?

J'ai écouté attentivement ce qu'a dit François Hollande, mercredi 10 avril, à la sortie du conseil des ministres. J'ai été étonné par les mots et les métaphores qu'il a employés. "Nécessité d'une lutte implacable contre les dérives de l'argent, de la cupidité et de la finance occulte" : comment ne pas penser aux années 1920-1930, à la dénonciation du "mur d'argent", des "ploutocrates" et des "200 familles" ? Comment ne pas être troublé par ces références qui constituent le vieux fond sémantique de l'extrême gauche et de l'extrême droite ? Surtout de la part de quelqu'un comme François Hollande, qui en tant qu'énarque de sensibilité sociale-démocrate, n'appartient ni sociologiquement ni idéologiquement à cet univers-là...

En même temps, M. Hollande a déjà utilisé de telles références. On se souvient du discours du Bourget, le 22 janvier 2012, avec la désignation de la "finance" comme "adversaire"...

Vous avez raison. Et d'ailleurs, on pourrait ajouter d'autres exemples plus anciens, comme son fameux "je n'aime pas les riches", lors de l'émission "A vous de juger", sur France 2, en 2006. En cela, François Hollande ne fait qu'entretenir une rhétorique qui demeure très présente au sein du Parti socialiste et qui a notamment, ces dernières années, été fortement réactivée par les "quadras" du NPS . On se souvient de Vincent Peillon dénonçant le "mur de l'argent", de Benoît Hamon critiquant "les cadeaux faits aux plus riches", d'Arnaud Montebourg évoquant "le système financier mondialisé". Les trois sont aujourd'hui au gouvernement. Comme Mitterrand qui dénonçait "l'argent qui corrompt pourrit jusqu'à la conscience des hommes", François Hollande sait très bien, quand il le faut, reprendre ce vocabulaire qui parle évidemment à une certaine gauche mais la dépasse largement : la haine des riches, de l'argent et des banques appartient aussi à l'imaginaire d'une droite antilibérale qui est très puissante en France.

Source Le Monde 13 Avril 2013  Lire l’article du Journal Le Monde

Le titre est de l'Observatoire de la Démocratie 

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Published by Observatoire de la Démocratie - dans "Ils ont dit ou écrit" - nous vous recommandons
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commentaires

JANCAP 14/04/2013 21:35


...comme à l'habitude, la fameuse "haine des riches" permet d'évacuer le problème de fond : le néolibéralisme mondialisé mafieux qui assèche les ressources des Peuples de la planète, avec la
finaciarisation de l'économie, via les paradis fiscaux. La situation ne ressemble pas à celle des années 30. Le mal est plus profond, le cancer est généralisé, avec des métastases partout dans la
société.


Ces paradis fiscaux ont été mis en place de façon très lucide par les politiques qui gouvernent les états et qui, eux, bénéficient des largesses des riches dont ils dénoncent la cupidité. Où
sont ces Socialistes, sociaux démocrates disent-ils, en fait néolibéraux assumés qui déclament "la haine des riches" et ne lèvent pas le petit doigt contre les paradis fiscaux, jusqu'à ce qu'un
minable flambeur du nom de Cahuzac se fasse pincer pour quelques millions d'Euros ?


Et voilà que maintenant, le politiques et les élites prennent peur ! La peur des Peuples bien sûr. Car ils le savent, que dans ce nouveau monde mafieux dont ils profitent largement, il faut vite
trouver des "coupables", s'en prendre ...aux riches, pour calmer les Peuples "dont ils ont la charge". Alors, on invente des balivernes comme le patrimoine des élus, on s'en prend aux salaires
mirobolants des chefs d'enreprise, mais on se garde bien d'évoquer les 25 000 milliars de dollars cachés dans les paradis fiscaux, les 1000 milliards de revenus qui manquent aux budgets des états
chaque année, dont 60 milliards minimum pour la France.


Au fur et à mesure que les Peuples savent, les politiques et les élites sont complètement disqualifiés. Et les Peuples peuvent en effet réagir très mal, avec violence ou en faisant confiance à de
vrais fascistes "qui mettront de l'ordre".


La seule solution démocratique se trouve à Gauche, à condition que dans ces Partis Socialistes qui gouvernent les états, se lèvent des progressistes et humanistes qui sauront s'unir et entrainer
les Peuples pour assécher les paradis fiscaux, pour mettre la finance au service de l'économique et du social. Dans ces sociétés nouvelles, il y aura des riches bien sûr. Ils participeront la la
solidarité nationale et après cet effort, ils demeureront riches...


Alors, cessons les balivernes sur les riches et le patrimoine des élus. Attaquons-nous aux causes du mal puis à sa racine : le néolibéralisme mondialisé et financiarisé qui confisque tout le
travail des Peuples, via les paradis fiscaux.