Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Références

Revenir à l'accueil?

  Cliquez ci dessous

image002-63x64_1_.gif

 

 

TEXTES

FONDAMENTAUX

   

imagescah5x4h8.jpg

Histoire de l'esclavage

 

Histoire du droit de vote

 

Laïcité, texes fondamentaux

 

Déclaration universelle des droits de l'homme 1948

 

Déclaration des droits de l'Homme 1789

 

La démocratie à Athènes

 

Loi de séparation des églises et de l'Etat 1905

 

J'accuse d'Emile Zola

  

Robert Badinter
60ème  anniversaire de la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme
 
 

Catherine Kintzler

Qu'est ce que le communatarisme  

  

 

De la race en Amérique

Obama    

 

 

Pratique

DOSSIER DU MOIS

  

La-cit-.jpg

  La laïcité dans le monde

 

La laïcité en Turquie

La laïcité en Grèce

La laïcité en Belgique

La laïcité au Portugal

La laïcité en Allemagne

La laïcité aux Etats Unis

L'actualité de la laïcité

 

 

OUTILS   

 

 

   Rituels républicains

Pour vos cérémonies de
baptêmes républicains,
mariages civils...

 

Enseigner la démocratie

   Outils pour les enseignants 

  

Apprendre l'Europe en jouant
Quiz sur l'Europe 

Créer son propre blog? 

 mode d'emploi    

   

 

 

  

Revenir à l'accueil?

image002-63x64_1_.gif

 

 

5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 18:24

 

 

 

 

 

Droite et gauche redécouvrent les vertus de la laïcité. Prises par l’actualité, elles risquent fort cependant d’en confondre le principe et son application, la fin et les moyens. Contre plusieurs siècles d’histoire, l’obligation scolaire et la séparation de l’église et de l’Etat étaient sans nul doute au XIX ème siècle. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·        Ne pas confondre la fin et les moyens

 

 

 

Car la laïcité est d’abord un idéal qui vise à donner à chaque individu les moyens de son émancipation et à promouvoir et garantir la liberté de conscience. Et cet idéal passe forcément par l’éducation, le développement de l’esprit critique, l’égal accès pour tous au savoir et à la connaissance. Et c’est par ce que l’accès au savoir et à la connaissance, passait, à l’époque, presque exclusivement, par le langage écrit, qu’il était indispensable d’apprendre à tous au minimum  à lire et à écrire. Mais cette obligation n’était qu’un premier pas vers l’idéal de laïcité qui n’aurait jamais dû cesser de nous animer. Dans le même esprit, la séparation de l’église et de l’Etat était et reste une condition indispensable, puisque la religion maîtrisait depuis des siècles une grande partie de l’accès au savoir. Elle intervenait largement dans la gestion des affaires publiques et elle était, de fait, religion d’Etat. La liberté de conscience, c’est à dire de croire ou ne pas croire passait donc par la séparation de l’église et de l’Etat ; mais là encore, elle ne saurait en aucun cas se limiter à cette disposition.

 

 

 

·        Port du voile et intégration

 

 

 

Et il est vrai que l’idéal laïque est aujourd’hui interpellé par le port du voile, comme il l’est par le communautarisme, le développement de l’islam en France. Et il contient vraisemblablement des réponses institutionnelles et immédiates. C’est ce qu’ont compris de nombreux dirigeants socialistes et tout particulièrement Laurent Fabius en proposant lors du Congrès de Dijon une loi interdisant tous les signes religieux dans l’école publique, proposition presque immédiatement reprise par une partie de la droite.  C’est également, ce que fait SOS Racisme dans son combat pour l’intégration. Il était en effet urgent, de réagir avec force, contre le refus de considérer comme français, les descendants de familles issues de l’immigration. Et si dans la vie quotidienne, cette intolérance a régressé, il n’en est pas de même au niveau de nos élites, dans les médias, dans la classe politique, dans la haute fonction publique ou parmi les directions et cadres d’entreprises.

 

 

 

  • L’identité dans la diversité

     

Pour autant ces évolutions positives ne doivent pas masquer d’autres enjeux pour notre société. Le port du voile est aussi l’arbre qui cache la forêt, car il révèle la présence massive en France, d’une autre religion l’Islam, et comme dans toutes les religions, de même que chez les non-croyants, son lot de prosélytes et de fanatiques. Il traduit aussi une réalité trop longtemps occultée, l’existence d’une France multiculturelle, dans laquelle cohabitent non seulement des pratiques religieuses de plus en plus diverses, mais aussi des cultures et des modes de vie différents dont on a trop longtemps nié l’existence et les difficultés. S’il est essentiel d’accepter que soient français tous les citoyens indépendamment de leurs origines. Il l’est tout autant de s’interroger sur une identité française porteuse, tout à la fois, de diversité et d’universalité et, bientôt, sur une identité européenne, qui n’a d’autre alternative que de se créer par et pour la diversité. En d’autres termes l’idéal laïque qui vise à donner à chaque individu les moyens de son émancipation, à promouvoir et garantir la liberté absolue de conscience trouve, là, de nouveaux champs d’application. Il ne se limite plus à définir le rapport à l’école, ni à la seule religion chrétienne, ni au judaïsme comme ce fut surtout le cas, voici plus d’un siècle. Il doit aujourd’hui devenir le socle, voire l’idéal commun d’une diversité qui s’accroît, de différences qui s’accentuent, d’une conception de l’homme dans le monde d’aujourd’hui et de demain.

 

 

 

 

 

 

 

·        L’ école toujours l’école

 

 

 

De même dans le domaine éducatif, on peut se demander si le fait d’apprendre à  lire et à écrire est encore le niveau minimum que l’on doit garantir à chacun pour lui permettre l’accès à la culture et à la connaissance. Cela était très ambitieux à l’époque où le monde se résumait à l’hexagone, ou l’essentiel du patrimoine culturel était l’histoire de France. Mais laisser abaisser le niveau de formation initiale au motif que trop d’enfants sortent sans qualification, ou sous le prétexte des difficultés de notre système éducatif serait une formidable régression sociale et de la laïcité. Elever, améliorer, garantir pour tous, un niveau de formation initiale toujours meilleur et plus élevé sont autant de nouveaux combats pour la laïcité. Comme était profondément laïque l’objectif de François Mitterrand de porter 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat ! Comme serait profondément laïque, un véritable droit d’apprendre et se former à tous les âges de la vie ! Mais ne nous y trompons pas, seuls en bénéficieront celles et ceux qui auront la meilleure formation initiale, qui leur permettra de pouvoir reprendre ultérieurement leurs études, et de s’adapter aux nécessaires reconversions du monde moderne.

  

·       

 

L’image après l’écrit ?

  

Toujours dans le domaine éducatif, si le langage écrit reste un minimum indispensable, que dire de celui de l’image, qui transmet tout autant de connaissances, formate et structure la pensée individuelle et collective. En transposant les victoires laïques d’hier sur l’accès au langage écrit, ne peut -on imaginer, rendre accessible à tous, le langage spécifique de l’image, le confronter à l’esprit critique ? Ce combat là n’est contre aucune religion, mais peut être tout autant contre les « nouveaux prêtres de l’information », contre les intérêts économiques, qui nous assènent leur lecture du monde et leurs vérités, contre tout ce qui joue avec nos émotions, quand la raison serait tant nécessaire.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Observatoire de la Démocratie - dans Positions
commenter cet article

commentaires